Les
malfaiteurs peuvent être trahis par leur odeur (13
juillet 2003) Paris
- Un délinquant peut être trahi par son odeur aussi
sûrement que par ses empreintes digitales grâce à
l'"odorologie", une technique scientifique venue d'Europe
de l'Est et expérimentée sur le terrain après
deux ans d'études de la Police technique et scientifique
(PTS).
Ces signatures olfactives, qui peuvent être décelées
seules ou au milieu d'autres, aujourd'hui ou dans dix ans, sont
"des molécules que chacun d'entre nous dépose
là où il passe", précise un responsable
de la PTS. "Chaque être humain possède une odeur
spécifique, qui n'appartient qu'à lui", poursuit-il.
L'"odorologie" a été mise au point il y
a une quinzaine d'années en Europe de l'Est, notamment en
Hongrie où la technique est désormais considérée
comme un élément de preuve par l'instance judiciaire
suprême.
Sur une "scène d'infraction, un technicien muni de bandes
d'un tissu spécial, recueille les traces odoriférantes
laissées à tous les endroits où l'auteur est
susceptible d'en avoir déposée", explique le
responsable policier français.
Ces bandes sont placées dans un bocal stérile, scellées,
et stockées au siège de la PTS, à Ecully, près
de Lyon dans le Rhône. Conservées dans ces conditions,
l'odeur imprègnera le tissu "au moins cinq ans, et jusqu'à
dix ans", permettant dans ce laps de temps de la comparer avec
la "signature olfactive" d'un suspect.
Interpellé, ce dernier devra tenir "pendant dix à
quinze minutes" une autre bande de ce tissu spécial,
à son tour placée dans un bocal stérile, selon
le même protocole "extrêmement précis et
rigoureux". A Ecully, un chien spécialement formé
sera chargé de reconnaître entre plusieurs la bande
dont l'odeur correspond éventuellement à celle relevée
sur le lieu de l'infraction.
En cas de résultat positif, le chien "s'arrête
et se couche devant le bocal concerné."
L'opération est renouvelée plusieurs fois avec les
bocaux placés dans un ordre différent. En cas de résultat
positif, un second chien est sollicité. S'il arrive à
la même conclusion, la présence du suspect sur les
lieux de l'infraction sera établie.
En France, cela ne suffira cependant pas pour incriminer une personne
d'un crime ou d'un délit. "Mais c'est un élément
parmi d'autres, et cela nous aide", explique le policier français.
Au début 2003, cette technique a été expérimentée
avec succès sur le terrain. Des techniciens ont recueilli
les odeurs laissées sur les sièges d'un véhicule
impliqué dans une affaire criminelle. Une fois les suspects
arrêtés, l'"odorologie" a été
concluante pour l'un d'eux. "Des aveux ont confirmé"
les soupçons, se félicite le responsable de la police
scientifique.
En France, un maître-chien et deux bergers allemands se sont
rendus en Hongrie pour être formés, et un deuxième
policier et ses bêtes viennent de partir à Budapest,
ajoute-t-il. Des enquêteurs seront également formés
dans les mois qui viennent dans différentes directions régionales
de Police judiciaire, tant pour recueillir les traces que pour les
exploiter.
Outre la France, "la Belgique, les Pays-Bas, quelques länder
allemands et Cuba s'intéressent à cette technique
et, dans certains cas, ont déjà obtenu des résultats".
(AFP)
Les manières
des informaticiens indiens à l'origine de malentendus (13
juillet 2003)
Bangalore (Inde) - Sudhir Udayakanth, qui dirige une cyber-société
florissante, a perdu un client étranger à cause d'un
de ses ingénieurs en informatique: il avait roté à
plusieurs reprises à la table de négociations.
Pour éviter de nouvelles bourdes de ce genre, l'entrepreneur
indien a crée il y a sept mois une sorte d'académie
des bonnes manières dans la capitale nationale de l'informatique,
Bangalore, pour apprendre aux programmateurs et ingénieurs
comment s'habiller, communiquer et se tenir en société.
Udayakanth, 29 ans, fait partie d'une douzaine d'enseignants formant
les spécialistes indiens appelés qui se rendent fréquemment
aux Etats-Unis et en Europe, des cultures nouvelles pour eux.
"Les programmateurs indiens sont très bons et ont beaucoup
de talent mais il leur manque la touche finale", explique Udayakanth.
"La plupart du temps, quand je suis avec un client étranger,
je suis nerveux car je crains de voir mes collègues commettre
une gaffe sociale, comme se curer les dents ou roter tout haut.
J'ai perdu des clients à cause de ça", dit-il.
L'Inde dispose du plus grand réservoir de spécialistes
de l'informatique après les Etats-Unis et la plupart des
grandes sociétés du secteur y sont établies,
comme Microsoft, Intel, Dell, Oracle et IBM.
Une armée de diplômés scientifiques y sont prêts
à travailler pour des salaires huit fois inférieurs
à ceux de leurs homologues américains ou européens.
Plus de 60.000 ingénieurs en programmes informatiques travaillent
aux Etats-Unis et 30.000 autres devraient les y rejoindre cette
année.
"Ces gens voyagent plus qu'avant et ont besoin d'un apprentissage
des manières. S'ils ne savent pas trop comment se comporter,
ils font tache", ajoute Udayakanth.
"Il faut leur enseigner quoi porter, comme se comporter lors
de réceptions, avoir de la conversation et bien se tenir
aux toilettes", explique-t-il.
Son école, Edge Advanced Learning Private Limited, a déjà
formé plus de 30 cadres du secteur qui ont payé de
11.500 à 42.500 roupies (250 à 900 dollars) pour des
cours allant de quatre à 60 heures.
Rahul Kapoor, 27 ans, qui dirige l'atelier de communication et a
déjà formé 1.800 programmateurs, estime que
les spécialistes du software ont tendance à être
mal habillés et ne pas savoir s'exprimer.
Il explique cela par le phénomène social des groupes.
Dans les sociétés de programmes, dit-il, les gens
se regroupent sur des projets et restent ensemble.
Rajesh Nayak, 29 ans, dit être venu à l'académie
pour améliorer son talent de négociateur.
"La chose la plus importante quand vous négociez avec
un client est de connaître son langage corporel. Si l'on peut
juger de son état d'esprit, cela aide à conclure",
déclare Nayak qui dirige une entreprise de programmes destinés
aux secteurs de l'enseignement et de la santé.
Il raconte que la plupart du temps ses clients étrangers
ignorent comment interpréter le comportement corporel des
Indiens.
"Quand nous hochons la tête, ils ne savent pas si cela
veut dire oui ou non. Je ne veux pas me trouver dans cette catégorie".
(AFP)
Plus
de 5.000 spécialistes font le point à Paris sur le
sida (13 juillet 2003)
Paris - Vingt après la découverte du virus du sida,
près de 5.000 chercheurs, cliniciens et membres d'associations
se sont réunis dimanche soir à Paris pour faire le
point sur la recherche et les nouveaux traitements.
La seconde conférence internationale sur "la parthogenèse
et le traitement de l'infection par le VIH" se poursuivra jusqu'au
16 juillet à l'initiative de l'International AIDS Society
(IAS) et de l'Agence nationale de recherches sur le sida.
L'ex-président sud-africain Nelson Mandela doit notamment
intervenir lundi sur le thème du développement de
l'accès à la prévention et aux traitements
dans les pays du Sud.
En dépit des progrès intervenus, le monde n'est toujours
pas parvenu à relever le défi posé par l'extension
incontrôlée de l'épidémie, ni à
permettre l'accès aux traitements dans les pays en développement,
où vivent 95 % des personnes infectées.
L'opinion publique des pays industrialisés a souvent tendance
à croire que l'épidémie est maîtrisée
et que la recherche a résolu les énigmes du virus.
Tout en étant consciente de l'importance de l'épidémie
dans les pays pauvres, elle estime souvent que les enjeux se réduisent
à la question de la disponibilité et du coût
des médicaments.
Or, le sida continue de poser un grand nombre de questions non résolues,
et l'effort de recherche apparaît plus que jamais nécessaire.
"NOUS AVONS TOUJOURS BESOIN DE RECHERCHE"
"Vingt ans après la découverte du virus, nous
avons toujours besoin de recherche scientifique", a expliqué
Françoise Barré Sinoussi, co-présidente de
la conférence et co-découvreuse du VIH en 1983.
Elle a souligné en particulier l'absence d'informations scientifiques
nécessaires pour le développement d'un vaccin.
La conférence de Paris doit aborder à la fois les
aspects cliniques et fondamentaux de la recherche sur le sida lors
de six sessions plénières, 180 présentations
orales, et une douzaine de symposiums.
Marie-José Mbuzenakamwe, coprésidente du Comité
de liaison des communautés (CLC), devait intervenir au nom
des personnes atteintes du sida vivant dans les communautés
du Sud.
Marie-José Mbuzenakamwe souhaite "mettre en exergue
le fait qu'il existe trop de discours et de belles annonces qui
ne sont jamais concrétisés", notamment par les
hommes politiques.
"Peu de choses sont faites, et elles le sont par le milieu
associatif", souligne-t-elle.
Elle compte également "montrer la réalité
vécue quotidiennement par les patients" et dénoncer
le manque de traitements disponibles pour les malades vivant dans
les pays du Sud. Elle demandera enfin un engagement plus fort de
la communauté scientifique du point de vue de la recherche.
(Reuters)
Les positions se durcissent
sur la question des intermittents(14
juillet 2003) Paris - Les positions semblaient se durcir lundi sur la
question de l'indemnisation-chômage des intermittents du spectacle
entre partisans et opposants de l'accord signé il y a près
de trois semaines.
Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture et de la Communication,
s'est déclaré dimanche soir sur Europe 1 "profondément
blessé" par le "cataclysme" que représente
l'annulation des festivals d'été les plus prestigieux.
Lors de l'émission "Les grands rendez-vous" de
Jean-Pierre Elkabach, le ministre n'a cependant pas remis en cause
"lesens politique" qui, selon ses détracteurs,
aurait voulu que la signature du protocole d'accord sur l'indemnisation-chômage
des intermittents du spectacle n'intervienne pas à la veille
de ces festivals.
"Si le sens politique consiste à ne traiter aucun dossier,
à perpétuellement balayer la poussière sous
le tapis, à tout faire pour éviter le conflit, à
ce moment-là, la politique ne vaut pas grand-chose",
a souligné M. Aillagon.
Après l'annulation des grands festivals -Aix-en-Provence,
Avignon, Francofolies-, tous les regards se portent désormais
sur celui des "Vieilles Charrues", qui doit se tenir du
18 au 20 juillet à Carhaix, dans le Finistère.
Samedi soir, Christian Troadec, maire DVG de Carhaix et fondateur
de cette manifestation, a déclaré que "quoi qu'il
arrive, le festival aura lieu".
Contrairement aux "Chorégies d'Orange" que les
intermittents appelaient à maintenir -"Othello"
de Verdi a bien eu lieu samedi soir-, pour empêcher que ce
festival, s'il échoue, ne soit récupéré
par la mairie Front National, la pression se déplace vers
l'ouest de la France d'autant que se profile en août le festival
interceltique de Lorient.
Le mouvement fait étape à Paris pour le 14 juillet.
La coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France,
après avoir empêché le déroulement normal
du tirage du loto samedi, se réunissait en assemblée
générale au parc de La Villette dimanche après-midi
et devait participer à une manifestation lundi après-midi,
après un rassemblement à la Bastille.
"On s'amuse à dire que nous sommes manoeuvrés
par les syndicats", déclarait dimanche à l'AFP
Eléonora, membre de la coordination des intermittents et
précaires d'Ile-de-France, or 80% d'entre nous ne sont pas
syndiqués".
"Ce que nous voulons, c'est être considérés
comme des artistes et techniciens non syndiqués et libres
qui avons réussi à nous coordonner. Ce que nous voulons,
c'est que l'on retire ce protocole d'accord immédiatement".
"Maintenant, que la CGT et FO nous soutiennent, cela évidemment
nous satisfait. Ils font un travail formidable depuis des années.
Mais il faut savoir qu'ils marchent, non pas devant nous, mais à
nos côtés".
De son côté, le personnel de "Paris Quartiers
d'été" qui s'est prononcé pour l'ouverture
le 14 juillet de la manifestation (prévue jusqu'au 17 août),
avec la prestation du chanteur pakistanais Faiz Ali Faiz au Parc
André Citroën, a voté pour une grève reconductible
à partir du 15 juillet de tous les spectacles prévus
au Palais Royal (devant le ministère de la culture).
A ce sujet, Christophe Girard, adjoint (Vert) du maire de Paris
chargé de la culture, a exprimé ses craintes que des
"éléments extérieurs" aux intermittents
ne tentent de les déborder pour "radicaliser leur mouvement".
Ces dérives sont susceptibles d'arranger "ceux qui aimeraient
bien voir discréditer le combat des intermittents" ou
le voir "se confondre avec l'extrême-gauche", selon
l'adjoint qui "voit bien le calcul de Jean-Pierre Raffarin".
De son côté, le directeur artistique du festival d'Avignon,
Bernard Faivre d'Arcier, n'a pas été tendre vis-à-vis
du gouvernement, estimant dans le Journal du Dimanche, qu'il avait
fait preuve "d'autisme".
Tout le monde attend que le Président Jacques Chirac s'exprime
sur le sujet.
Près de 650 artistes -réalisateurs, metteurs en scène,
comédiens, producteurs, chorégraphes- ont adressé
au président Jacques Chirac une pétition que publient
une dizaine de quotidiens parisiens et régionaux, lundi,
à l'occasion du 14 juillet, dans laquelle ils estiment comme
étant "une grande défaite" la signature
de l'accord entre les partenaires sociaux.
Parmi les signataires figurent notamment les réalisateurs
Jean-Jacques Beineix, Constantin Costa-Gavras, Antoine de Caunes
ou Alain Chabat, les comédiens Pierre Arditi, Vincent Lindon,
Bruno Cremer et Gérard Depardieu, les musiciens et chanteurs
Marcel Azzola, Jacques Higelin et Sapho.
Par ailleurs, un spectacle du comédien André Dussolier,
prévu mardi, mercredi et jeudi dans le cadre des "Estivales"
de Perpignan, a été annulé en raison du risque
de le voir perturbé par les intermittents du spectacle en
grève, a annoncé dimanche la direction du festival.
Une centaine d'intermittents se sont joints dimanche soir, en cortège
revendicatif, à une batucada qui défilait dans les
rues de Toulouse à l'occasion des festivités organisées
pour le 14 juillet. (AFP)
Cuba:
la dissidence invitée par l'ambassade de France au 14 juillet
(14 juillet 2003)
La Havane - La France, appliquant les récentes directives
de l'Union européenne après une vague de répression
sans précédent à Cuba, invite pour la première
fois lundi la dissidence cubaine à la célébration
de la fête du 14 juillet dans son ambassade à La Havane,
risquant de faire monter d'un cran la tension déjà
vive entre l'île et l'UE.
Le président cubain Fidel Castro a été pour
sa part invité comme tous les ans, ainsi que les membres
de son gouvernement, à la fête nationale francaise,
indique-t-on de source diplomatique française.
Mais dans le contexte de ce que certains nomment "la guerre
des petits-fours", la présence de Fidel Castro, qui
a déjà averti que tout ambassadeur de l'UE qui inviterait
un quelconque dissident à des réceptions diplomatiques
devrait se passer de toute présence de responsable cubain,
semble exclu.
La dernière participation du président cubain, grand
amateur de vins et fromages français, à la célébration
d'un 14 juillet à l'ambassade de France remonte à
1998, lorsqu'il avait tenu à féliciter personnellement
les Français pour leur victoire à la Coupe du monde
de football.
Les autorités cubaines ont déjà fait savoir
au cours du weekend qu'elles comptaient célébrer à
leur façon la prise de la Bastille par un "concert en
hommage au peuple français" lundi soir dans un grand
theâtre de la capitale cubaine et un discours dans le parc
Victor Hugo de La Havane du poète Roberto Fernandez Retamar,
une des sommités officielles de la culture cubaine.
Pour leur part, les rares leaders de l'opposition interne encore
en liberté ainsi que des épouses de dissidents emprisonnés
ont confirmé avoir été invités par l'ambassade
de France et vouloir honorer cette invitation.
"Là où on nous invite, nous allons", a ainsi
déclaré Elizardo Sanchez à l'AFP, président
de la Commission cubaine des droits de l'homme et de la réconciliation
nationale (CCDHRN), lauréat du prix des droits de l'Homme
de la république française en 1996.
"J'espère que le gouvernement cubain comprendra que
les invitations que nous font les ambassades européennes
restent dans les limites de la convention de Vienne" ajoute-t-il.
Hasard du calendrier, la France est le deuxième membre de
l'UE - après le Portugal le 10 juin - a célébrer
sa fête nationale après l'annonce le 5 juin dernier
par l'UE d'une série de mesures visant à réduire
le niveau de ses relations avec le gouvernement cubain et à
privilégier un rapprochement avec la dissidence.
Les lourdes condamnations par le régime cubain en avril d'opposants
à des peines allant jusqu'à 28 ans de prison et les
exécutions sommaires de trois hommes qui avaient détourné
un ferry pour gagner la Floride ont provoqué un tollé
international et les sanctions diplomatiques de l'UE.
Celles-ci portent notamment sur la suspension des contacts de haut
niveau, la réduction des échanges culturels, et la
réévaluation de la position commune de l'UE à
l'égard de Cuba.
Mais c'est la décision d'inviter aux cérémonies
organisées à l'occasion des fêtes nationales
des dissidents, qualifiés officiellement de "mercenaires
locaux du gouvernement américain", qui a le plus irrité
le gouvernement cubain.
Cuba n'invitera plus aucun ambassadeur de l'UE aux réceptions
et événements officiels à Cuba, a affirmé
Fidel Castro. "S'ils limitent leurs contacts à ces dissidents",
a-t-il poursuivi, "alors ils (les diplomates de l'UE) sont
indésirables ici".
"L'UE officialise son intention de défier le peuple
cubain, ses lois et ses institutions" a averti quant à
lui le ministre des Affaires étrangères Felipe Perez
Roque il y a quelques semaines.
L'UE reste néammoins le premier partenaire commercial de
Cuba et représentait en 2002 34% de ses échanges extérieurs
Elle est également le premier investisseur étranger
et le premier émetteur de touristes avec plus de 800.000
visiteurs par an sur un total de 1,7 million de visiteurs l'an dernier.
Aussi M. Perez Roque recevra-t-il lundi une délégation
d'hommes d'affaires français. (AFP)
Vivendi
Entertainment: Liberty Media veut tenir des négociations
exclusives (14 juillet 2003)
New York - Le groupe américain Liberty Media tente d'obtenir
de Vivendi Universal de tenir des négociations exclusives
pour le rachat des actifs de divertissements (Vivendi Entertainment)
du groupe français aux Etats-Unis, affirme dimanche le Financial
Times sur son site internet.
Selon le journal qui ne cite pas ses sources, Liberty Media, détenu
par le milliardaire américain John Malone, cherche à
obtenir ces droits de négociation exclusifs parce qu'une
proposition d'offre commune faite à la chaîne de télévision
NBC a été reçue putôt froidement par
la filiale du groupe General Electric.
Selon un cadre proche des négociations, cité par le
FT: "Je pense que Malone tient la corde. Il pourrait s'allier
avec NBC mais préfère y aller seul". Ce cadre
a également indiqué qu'il y avait une forme ou une
autre de discussions entre Liberty Media et NBC.
Cinq candidats sont toujours en lice pour reprendre Vivendi Entertainment,
dont la valeur est estimée entre 10 et 12 milliards de dollars.
Outre le groupe de M. Malone et NBC, le groupe Metro-Goldwyn-Mayer,
le géant des médias Viacom ainsi que des investisseurs
menés par Edgar Bronfman junior, un membre du conseil d'administration
de Vivendi Universal, sont également intéressés
par tout ou partie de Vivendi Entertainment (VE).
VE regroupe notamment les studios de cinéma Universal, plusieurs
chaînes de télévision par câble ainsi
que des parcs d'attractions. (AFP)
Le
voleur exige une rançon versée sur son compte en banque
(14 juillet 2003)
Rio de Janeiro, Brésil - Un voleur de voiture brésilien
a été identifié et arrêté parce
qu'il avait demandé à l'une de ses victimes de lui
verser une rançon sur son compte en banque, a rapporté
lundi la police de Rio de Janeiro.
Le voleur avait dérobé au début du mois une
voiture et un téléphone portable à un homme,
sous la menace d'une arme.
La victime a appelé le criminel sur le portable volé
et négocié avec lui la restitution de sa voiture contre
une rançon de 345 dollars (environ 305 euros).
Anderlei Moreira da Silva, le voleur présumé, lui
a donné son propre numéro de compte bancaire pour
y déposer l'argent mais ne lui a pas rendu la voiture.
"Le propriétaire de la voiture s'est précipité
chez nous pour demander de l'aide", a dit un enquêteur.
"Ce n'était pas un compte suisse et nous avons vite
retrouvé son propriétaire."
La police a arrêté le suspect, identifié par
le propriétaire du véhicule. La voiture avait déjà
été échangée contre une autre qui a
été retrouvée dans le jardin du voleur. (Reuters)
Un garçon allemand de trois ans
emprunte la voiture familiale (14 juillet 2003)
Berlin - Un garçonnet allemand de trois ans a emprunté
la voiture de son père et a renversé plusieurs tentes
dans un camping avant de s'arrêter, a annoncé la police
allemande lundi.
Toddler Jannik a subtilisé les clefs de la Renault Laguna
de son père, pendant que celui-ci jouait au football, ont
expliqué les autorités de la ville de Euskirchen,
située à 30 km à l'ouest de Cologne, à
proximité de la frontière belge.
Le garçonnet a ouvert la portière grâce à
la clef-télécommande et a passé la marche arrière
sur la boîte automatique, sans avoir eu à toucher les
pédales.
L'automobile est alors entrée à faible vitesse dans
le camping voisin, renversant des tentes. Deux enfants de 11 ans
qui jouaient dans ces tentes souffrent de contusions superficielles.
(Reuters)
Les intermittents campent sur leurs
positions, Chirac annonce des aides (14 juillet 2003)
Paris - Jacques Chirac a tenté lundi de désamorcer
le conflit des intermittents du spectacle, l'un des dossiers les
plus chauds de l'été, en annonçant une "aide
à la création culturelle" mais les grévistes
semblaient toujours déterminés, malgré quelques
signes d'apaisement localement.
Au cours de son interview du 14 juillet à la télévision,
Jacques Chirac a marqué son soutien à l'accord signé
le 26 juin sur la réforme du régime d'assurance-chômage
mais a annoncé en même temps des aides, sans en préciser
les modalités.
"J'ai demandé au gouvernement de mettre en place avant
le 1er janvier prochain, date à laquelle le régime
des intermittents doit être modifié, un système
d'aide à la création culturelle qui vise précisément
à régler le problème de ces intermittents,
de ces jeunes créateurs, pour que leur projet soit financé
sur la durée", a annoncé M. Chirac.
Selon le ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, il s'agirait
d'un "programme de soutien plus particulier à la jeune
création". Dans ce dispositif contractuel, "l'Etat
et, je l'espère, les collectivités locales s'engageront
à l'égard des compagnies sur plusieurs années
de façon à leur permettre de faire ce travail (...)
de professionnalisation", a-t-il précisé à
l'AFP.
Evoquant le problème spécifique de l'indemnisation-chômage,
le président Chirac a rappelé que "le noeud du
problème, c'est que ça n'est pas l'Etat qui apporte
un soutien aux artistes intermittents, c'est l'Unedic, ce sont les
salariés. Ca n'est pas l'Etat sur ses ressources".
Position immédiatement saluée par le président
du Medef Ernest-Antoine Seillière, qui a estimé que
Jacques Chirac avait "donné raison aux syndicats réformateurs
et au Medef" sur la réforme du régime d'assurance
chômage des intermittents. "Il a défendu cet accord
(du 26 juin,ndlr). On peut considérer qu'il (...) a pris
la ligne que les partenaires sociaux souhaitaient", a déclaré
M. Seillière.
Les intermittents de leur côté campent sur leurs positions
et tentent de maintenir la pression. A Paris, la CGT du spectacle
et les coordinations d'intermittents ont manifesté lundi
après-midi entre la place de la Bastille et le Panthéon,
dénonçant une nouvelle fois "la culture sacrifiée".
Interrogé par l'AFP au cours de cette manifestation, le cinéaste
Jacques Maillot, l'un des principaux représentants de l'Association
des cinéastes en colère, s'est déclaré
"révolté par les propos du Président",
dénonçant un ensemble de "mesurettes".
La fédération des syndicats CGT du spectacle a appelé
à la poursuite de la grève et de la "mobilisation
sous toutes ses formes, estimant que "Jacques Chirac confond
dialogue et monologue".
Si la CGT mobilise ses troupes à Paris, elle semble jouer
l'apaisement en Bretagne: l'Union de Bretagne des syndicats du spectacle-CGT
a appelé à suspendre toutes les actions des intermittents
visant le festival des Vieilles Charrues à Carhaix (Finistère),
l'une des principales manifestations de l'été.
Les intermittents mettent également la pression sur les entreprises
de l'audiovisuel, prises d'ailleurs pour cible par Jacques Chirac
qui a demandé des sanctions contre celles qui ont "sciemment
détourné à leur profit" le système
d'intermittence pour financer leurs dépenses de personnel.
Des intermittents travaillant sur le Tour de France pour la télévision
- ils seraient environ 120 selon un de leurs porte-parole - ont
obtenu la diffusion quotidienne dans l'émission "Vélo
Club" sur France 2 d'un message écrit sur l'écran
rappelant leurs revendications. (AFP)
L'Italie affronte une sécheresse
historique, état d'urgence envisagé (14 juillet
2003)
Rome - L'Italie affronte une sécheresse sans précédent
et plusieurs dirigeants ont lancé lundi un cri d'alarme pour
inviter la population à modérer la consommation d'eau
et d'électricité, faute de quoi le pays affronterait
un "état d'urgence".
Le Nord est le plus touché par cette sécheresse et
deux de ses régions -- le Piemont et l'Emilie Romagne-- ont
déjà demandé au gouvernement la proclamation
de l'état d'urgence, une mesure destinée à
affecter selon une procédure simplifiée davantage
de fonds aux zones sinistrées. La Vénétie et
la Lombardie envisagent de faire la même demande.
"L'autonomie en eau est garantie jusqu'à la fin du mois,
puis, s'il ne pleut pas, alors il faudra décider quelles
seront les priorités, l'agriculture ou l'industrie",
a averti Guido Bertolaso, le chef de la protection civile italienne.
"Il faut limiter au maximum la consommation d'eau, mais aussi
d'électricité", a-t-il insisté.
Le niveau du Pô, le plus grand fleuve italien, a atteint un
record historique négatif avec -7,58 m sous son niveau normal.
Le débit moyen de ce fleuve, qui irrigue tout le nord du
pays, est de 1.000-1.200 mètres cubes/seconde, avec des pointes
de 3.000 mètres cubes en période de crue. Dimanche
il était à peine de 350 mètres cubes/seconde.
Or si le Pô fournit en eau non seulement des régions
qui représentent 35% de la production agricole du pays, il
permet aussi le refroidissement de plusieurs centrales thermiques
importantes, dont celle de Porto Tolle qui a elle seule livre 5%
de l'énergie électrique produite en Italie.
Mais les priorités en cas de rationnement divisent. "J'ai
rappelé à M. Bertolaso que la loi dit clairement qu'après
l'eau potable, c'est l'agriculture qui a la priorité",
a affirmé le ministre de l'Agriculture Gianni Alemanno dans
un entretien lundi au quotidien La Repubblica.
Le responsable de l'agriculture pour le Frioul-Vénétie
Julienne, Enzo Marsilio, a néanmoins annoncé qu'il
envisagait de rationner l'eau aux agriculteurs de la région.
Car la pénurie d'eau menace de provoquer une crise énergétique
dans certaines zones. La centrale thermique d'Ostiglia, près
de Mantoue (Lombardie), a en effet été obligée
d'arrêter ses installations, faute d'eau pour refroidire ses
turbines.
L'Italie a déjà connu des coupures de courant fin
juin pour délester un réseau électrique surchargé
par l'utilisation de trop nombreux climatiseurs et ventilateurs.
Dans la Vénétie, une des régions les plus touchées,
le déficit en pluie a atteint un record négatif, avec
40% de moins sur les six premiers mois de l'année par rapport
à la moyenne des 30 dernières années, ont annoncé
lundi les autorités régionales.
Les syndicats des agriculteurs estiment l'importance des dégâts
à 5 milliards d'euros, un chiffre qui risque de s'aggraver
car aucune pluie importante n'est prévue dans les prochains
jours.
Samedi, l'évêque de Rovigo (Vénétie),
Mgr Andrea Bruno Mazzocato, avait invité les fidèles
à prier pour qu'il pleuve dans la région. Prière
ou hasard, il a plu dans la nuit de dimanche à lundi dans
cette zone, avec un maximum de 14 mm à Rovigo, pour une moyenne
de 9 mm dans la région.
Il a plu également en Emilie-Romagne lundi matin, mais ces
précipitations représentent "une aspirine"
et non pas "le vrai médicament" contre la sécheresse,
a affirmé le responsable local de la protection civile, Demetrio
Egidi.
En attendant la pluie, les dirigeants italiens vont devoir décider
si l'eau est pour l'agriculture ou pour l'industrie. (AFP)
Claudette
pourrait se transformer en ouragan dans les prochaines heures (15
juillet 2003)
Miami- La tempête tropicale Claudette, qui se rapprochait
lundi des côtes du Texas accompagnée de vents de 104
km/h, pourrait se transformer en ouragan dans les heures qui viennent,
a annoncé le Centre américain sur les ouragans (NHC).
L'épicentre de Claudette se trouvait à 21h00 GMT à
quelque 400 km à l'est de Corpus Christi (Texas), et se déplaçait
dans la direction nord-nord-est, a précisé le NHC,
basé à Miami (Floride).
Les vents pourraient s'intensifier et Claudette pourrait se transformer
en ouragan "cette nuit ou mardi", selon le Centre.
Un avis d'ouragan a été émis sur les côtes
texanes.
Claudette, qui a balayé la presqu'île mexicaine du
Yucatan avant de traverser le Golfe du Mexique, est la 3e tempête
tropicale de la saison 2003.
La saison des ouragans s'étend de juin à novembre
en Amérique du nord et elle pourrait cette année être
plus dévastatrice qu'habituellement, selon les météorologistes.
(AFP)
Harry Potter en anglais en tête
des ventes de romans en Allemagne (15 juillet 2003)
Berlin - L'édition anglaise du cinquième volume des
aventures de l'apprenti-sorcier Harry Potter, de l'écrivain
britannique J.K. Rowling, est en tête des ventes de romans
en Allemagne, rapporte l'hebdomadaire Der Spiegel dans sa liste
des meilleures ventes.
"Harry Potter et l'ordre de Phénix" bat tous les
records du monde de l'édition depuis sa mise en vente le
21 juin. Quant aux traductions allemandes des tomes 4, 3 et 2 des
aventures de Harry Potter, elles occupent respectivement les dixième,
quinzième et vingtième places du classement des meilleures
ventes en Allemagne.
Sur l'internet, des fans de Harry Potter ont d'ores et déjà
lancé un projet non commercial de traduction du dernier livre,
dont la version allemande officielle ne doit pas sortir avant le
8 novembre. Sur www.harry-auf-deutsch.de, les internautes sont appelés
à participer à ce groupe de traduction en traduisant
eux-mêmes un chapitre ou un extrait du livre.
Le texte traduit n'est pas publié sur l'internet pour éviter
les accusations de piratage et les ennuis juridiques avec l'éditeur.
En revanche, chaque traducteur bénévole est récompensé
de sa contribution en recevant par courrier électronique
les traductions des autres membres du groupe, et ainsi reconstituer,
chapitre par chapitre, le roman.
Sur le forum du site, les apprentis-traducteurs se livrent également
des débats sur la meilleure façon de traduire certains
noms propres ou concepts spécifiques au monde magique de
Harry Potter. (AFP)
Quand
l'humour franco-allemand fait salle comble dans un cabaret frontalier
(15 juillet 2003)
Riegel - Au cabaret transfrontalier de Riegel, un Français
et un Allemand s'en donnent à coeur joie pour tordre le cou
aux clichés et aux stéréotypes qui continuent
à fleurir entre les deux pays.
Qu'il s'agisse des Français toujours en retard, obsédés
par la nourriture et le bon vin, couverts de médailles; ou
des Allemands qui ont tous le titre de docteur, tout est passé
en revue, devant un public enthousiaste, à 80% allemand et
20% français.
"Nous partons des clichés dans les deux pays pour les
démolir" explique Martin Graff, l'acteur français
qui joue le rôle d'Henri de Montaigu, le chef du protocole
français, censé préparer, avec son homologue
allemand F. K. Werner (joué par l'acteur Klaus Spuerkel),
les cérémonies du 40e anniversaire du Traité
de l'Elysée.
Intitulée "Sause in Versailles" (la grande bouffe
à Versailles), en référence à un article
du quotidien populaire allemand Bild qui avait critiqué avec
virulence l'escapade de quelque 600 députés allemands
au château de Louis XIV, la pièce a fait salle comble
à chacune de ses 17 représentations qui ont eu lieu
depuis janvier, dans le petit théâtre privé
de Riegel, située à 13 km de la frontière française.
Sur scène trône un magnifique confessionnal dans lequel
Henri téléphone directement à Jacques (Chirac)
pour lui faire part des derniers tracas: "Gert (Gerhard Schroeder)
préférerait de la bière et pas du vin",
ou encore une grève inopinée des contrôleurs
aériens.
Le public est aux anges lorsque Henri s'efforce d'inculquer à
F.K., qui ne cesse de reculer, le B.a.ba de la bise à la
française: la joue droite tendue vers son interlocuteur,
ni trop haut ni trop bas, et surtout sans bruit.
Les jeux de mot sont légion entre les deux compères,
qui s'expriment principalement en allemand, le français n'étant
utilisé que pour relever les blagues ou les quiproquos, ou
encore pour déclamer le menu qui contient quelques perles
comme "le chou virtuel" dont la traduction "Kohl"
virtuel, en référence à l'ancien chancelier,
suscite une vive hilarité.
Les femmes françaises sont, comme il se doit, "frivoles",
et les Allemandes "très directes et sans soutien-gorge",
mais l'humour se fait rapidement plus subtil lorsqu'il s'agit de
parler des "sujets qui fâchent" comme le nucléaire,
le porte-avions Charles-de-Gaulle, les "affaires" Chirac
ou encore les cheveux teints de Schroeder.
Tout rentre dans l'ordre lorsque les deux chefs de protocole découvrent
qu'ils sont l'un Alsacien, et l'autre Badois (originaire de l'état
régional allemand du Bade Wurtemberg, frontalier de l'Alsace),
et se mettent à refaire un monde, forcément idyllique
et franco-allemand, dans leurs dialectes régionaux très
proches.
"C'est une chance extraordinaire d'avoir un public bilingue,
voire quadrilingue", note Martin Graff, enfant terrible de
l'Alsace, auteur de l'ouvrage à succès "Mange
ta choucroute et tais-toi" publié en 1988, et qui mène
parallèlement une carrière réussie de journaliste
et d'acteur en Allemagne. Son constat est à cet égard
encourageant : "Les Allemands, note-t-il, sont en train de
se franciser, notamment au niveau de la nourriture, tandis que les
Français se germanisent, avec plus de rigueur sur le plan
économique".
Trois nouvelles représentations sont prévues les 12,
13 et 20 septembre. (AFP)
Perdu
à Bagdad? Prenez Main street jusqu'à Virginia Avenue
(15 juillet 2003)
Bagdad - Il n'a jamais existé à Bagdad des rues s'appellant
"Californie" ou "Coors" (marque de bière),
mais dans le "nouvel Irak" redessiné sur leurs
cartes par les soldats américains, beaucoup d'artères
portent des noms de villes américaines.
"Vous prenez Main street jusqu'à ce que vous tombiez
sur Virginie Avenue et vous tournez à gauche", a affirmé
récemment un officier de la police militaire américaine
à un journaliste, en faisant glisser son doigt sur une carte
satellitaire du Pentagone étalée sur son Humvee dans
le centre de Bagdad.
La carte en noir et blanc, éclairée par un réverbère
de la ville, porte des noms qui auraient plus leur place sur un
plan de la ville de Washington. Oklahoma et Pennsylvania font ainsi
leur apparition dans le plus vieux quartier de la ville entre les
rues Al-Rashid et Al-Khoulafa.
Dans le monde de l'occupant, la familiarité avec les noms
accroît la sécurité, selon le commandant Dean
Thurmond: "Chaque unité a la possibilité de prendre
des images satellites du secteur et utiliser ses propres graphiques
pour identifier rapidement le secteur".
Dans le Bagdad d'aujourd'hui, où les attaques contre les
forces de la coalition sont quotidiennes, être capable de
localiser rapidement un lieu est vital. "C'est en raison des
communications et de la sécurité, et pour être
sûr que tout le monde joue sur la même longueur d'onde"
que les soldats utilisent ces noms, explique l'officier. "Si
vous ne savez pas à quoi cela correspond, c'est du charabia".
Bien que beaucoup de véhicules militaires soient dotés
de GPS, les officiers affirment que leurs hommes ont encore besoin
de consulter leurs cartes.
Les soldats de la compagnie Carly, du 16ème bataillon de
la 1ère Division d'Infanterie, ont une carte satellitaire
accrochée au mur de leur camp de fortune, dans un club grandiose
sur les rives du Tigre, où les noms en anglais sont écrits
soigneusement sur les artères de leur secteur.
Rue Principale, rue du Sud, rue Cigare, remplacent les noms de rues
plus familiers aux Bagdadis et Poste d'observation (PO) est la nouvelle
appellation de ce qui fut un club huppé pour les officiers
de Saddam Hussein.
"Nous utilisons des noms qui nous sont familiers", affirme
un sergent des forces spéciales dans la ville de Falloujah
(à l'ouest de Bagdad), en rejetant l'idée que cette
pratique puisse être liée à une forme d'arrogance
impérialiste. "Les gars sont loin de chez eux et ils
préfèrent donner des noms qui leur rappellent leur
ville. Il n'y a rien de magique ou de sinistre dans cette affaire".
Les nouveaux noms vont du plus banal au plus original et, pour les
palais de Saddam Hussein et de leurs fils Qoussaï and Oudaï,
les surnoms sont plutôt moqueurs. "Nous appelons le palais
d'Oudaï +la garçonnière+", affirme une femme
officier, faisant allusion à la réputation du fils
de Saddam Hussein de faire venir ses conquêtes dans ce lieu.
Certaines rues de Bagdad ont été rebaptisées
durant les 24 ans de règne de Saddam Hussein et beaucoup
d'habitants insistent sur la nécessité de revenir
à leurs noms d'origine, mais ce n'est pas la priorité
du nouveau gouvernement. (AFP)
Au
Pérou, la présidence de la République ne paye
pas ses factures (15 juillet 2003)
Lima - La présidence de la République péruvienne
a reconnu qu'elle ne payait pas les factures de téléphone,
de blanchisserie, de restauration rapide et de primeurs pour des
raisons budgétaires.
Selon la chaîne Frecuencia latina, proche du pouvoir, les
services d'intendance du chef de l'Etat Alejandro Toledo doivent
405.000 dollars à la compagnie téléphonique
espagnole Telefonica.
La présidence de la République ne s'est pas acquittée
davantage d'une facture de 40.000 dollars à un rôtisseur
de poulets, ainsi que d'une autre de 35.000 dollars à un
fournisseur de fruits et légumes. Les services présidentiels
n'ont en outre toujours pas réglé 860 dollars à
la blanchisseuse attritrée du palais.
En tout, la présidence de la République péruvienne
à des dettes avec 22 fournisseurs.
Dans un communiqué diffusé lundi, la présidence
a reconnu des "retards dans le respect d'obligations (...)
liés, selon elle à des difficultés budgétaires
qui s'imposent à tous les entités étatiques".
Il n'y a "pour le moment aucune procédure judiciaire
ni de mise en demeure", a assuré le communiqué.
(AFP)
Un
Allemand voulait vendre son propre rein par internet: 4 mois avec
sursis (15 juillet 2003)
Kassel - Un homme de 48 ans a été condamné
à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal de Kassel
en Allemagne pour avoir proposé sur un site internet la vente
aux enchères de son propre rein pour 66.000 euros.
En outre, il doit payer une amende de 2.000 euros pour trafic illicite
d'organes.
Avec l'argent, il voulait sauver l'entreprise de son amie menacée
de faillite. "Je savais que c'était illégal mais
je ne savais pas que c'était condamnable", a-t-il expliqué.
La justice avait eu vent de la transaction parce qu'un journaliste
s'était fait passer pour un acheteur potentiel et avait filmé
l'entretien qu'il avait eu avec lui peu après à l'aide
d'une caméra cachée. (AFP)
La
pollution du fleuve Niger inquiète les autorités maliennes
(15 juillet 2003)
Bamako - La forte pollution et l'ensablement du fleuve Niger inquiètent
les autorités maliennes, qui viennent de tirer la sonnette
d'alarme pour tenter de sauver ce cours d'eau considéré
comme une artère nourricière pour le pays.
"Ce fleuve est avant tout le principal pourvoyeur en eau d'irrigation
du Mali", explique Agatam Agalassam, directeur général
de l'Agence du bassin du fleuve Niger. Malheureusement, dit-il,
"des quantités considérables de déchets
industriels, hospitaliers et domestiques y sont déversés
et compromettent dangereusement son avenir".
Long de 4.200 km, prenant sa source en Guinée, le Niger traverse
le Mali sur 1.750 km et relie les zones humides du sud de ce pays
enclavé aux régions désertiques du nord. Il
traverse huit pays avant de se jeter dans l'Atlantique.
Selon des chiffres officiels, le fleuve, appelé localement
"Djoliba", reçoit une bonne partie des 2.000 mètres
cubes d'ordures ménagères et 2.200 mètres cubes
d'eaux usées que produit quotidiennement Bamako.
"La flore, la faune et l'écosystème subissent
durement les conséquences de cette pollution", constate
le directeur de l'Agence du bassin du fleuve.
De plus, outre les problèmes de pollution, le Djoliba est
menacé par le sable, la vallée du fleuve étant
soumise à des sécheresses périodiques, déficits
pluviométriques et autres diminutions des débits.
"Nous avons notamment l'avancée des dunes dans le lit
majeur du fleuve, l'assèchement des lacs, la dégradation
de la végétation et la raréfaction de certaines
espèces animales...", affirme Alain Gerbe, conseiller
spécial au ministère de l'environnement.
L'exemple le plus cité pour souligner la poussée du
sable sur le Niger est celui du village de Djagarabé, situé
dans la région de Mopti (600 km environ au nord de Bamako).
La moitié de ce paisible village a aujourd'hui disparu à
cause de l'ensablement et de l'érosion, tandis qu'une mosquée
y a été "engloutie".
Mais "il n'est pas question de baisser les bras", assure
M. Gerbe, et les autorités mettent en place des plans de
lutte contre ces problèmes.
La décision d'arrêter de faire du Niger un dépotoir
à ciel ouvert a déjà été prise.
Des artisans qui polluent le fleuve ont reçu l'ordre d'arrêter
leurs activités ou de quitter les lieux, tandis qu'une campagne
de nettoyage des grands collecteurs de Bamako est en cours.
Le ramassage des ordures et la création de deux décharges
"sécurisées" sur les deux rives du fleuve
Niger font également partie des mesures prises en matière
d'assainissement de la capitale.
Soulignant la nécessité d'accélérer
la mise sur pied d'une station d'épuration à Bamako,
les responsables de la mairie insistent aussi sur la lutte contre
l'ensablement. "Nous avons un plan pour traiter les berges
du Niger et pour stabiliser le cours du fleuve", affirme M.
Agatam.
"C'est plus qu'un devoir de sauver ce fleuve chargé
d'histoire, qui charrie la culture malienne", conclut-il. (AFP)
Bush,
malgré les critiques, dit avoir eu raison sur l'Irak (15
juillet 2003)
Washington - George W. Bush, sur la défensive face à
la polémique pour ses déclarations controversées
concernant des tentatives irakiennes d'achat d'uranium au Niger,
a maintenu lundi que la guerre contre l'Irak était bien justifiée.
Le président américain, confronté à
des interrogations et critiques croissantes dans la presse et au
Congrès, a défendu la qualité des services
de renseignements américains, comme la CIA, elle aussi sur
la sellette.
"Je pense que les renseignements que je reçois sont
excellents. Et ceux-ci étayent les discours que je donne",
a dit le président américain en recevant le secrétaire
général de l'Onu Kofi Annan à la Maison Blanche.
"Je suis absolument convaincu aujourd'hui, comme je l'étais
lorsque j'ai prononcé ces discours, que (l'ancien président
irakien) Saddam Hussein avait développé un programme
d'armes de destruction massive et que notre pays a pris la bonne
décision" en entrant en guerre pour renverser le régime.
La Maison Blanche a admis mardi dernier que le fait d'avoir mentionné
des tentatives d'achats d'uranium en Afrique par Bagdad dans le
discours présidentiel sur l'état de l'Union le 28
janvier dernier avait été une erreur.
"Nous ne savons pas si c'est vrai, mais personne ne peut dire
que c'est faux" et "le président est mécontent"
qu'on ait laissé cette mention dans son discours, a déclaré
son porte-parole Ari Fleischer lundi.
Mais, a affirmé M. Fleischer sous le feu des questions, prétendre
"que d'une certain façon c'est la principale raison
pour laquelle nous sommes allés en guerre (...) c'est de
la foutaise".
De manière plus large, la guerre était bien justifiée
par "la menace" de Saddam Hussein qui "avait des
armes chimiques et biologiques" et qui cherchait à reconstituer
son programme nucléaire par des achats en Afrique, a assuré
Ari Fleischer. M. Bush s'était référé
à des informations d'origine britannique, dont l'administration
américaine estime pourtant qu'elles n'étaient pas
suffisamment étayées pour figurer dans le discours
présidentiel.
Les forces américaines n'ont toujours pas trouvé de
preuve concluante sur des armes biologiques ou chimiques irakiennes,
dont l'existence présumée a constitué l'un
des principaux justificatifs de la guerre.
Les informations britanniques provenaient de services secrets étrangers,
a affirmé lundi le chef de la diplomatie britannique Jack
Straw. "Nous ignorons l'origine du rapport britannique",
a dit M. Fleischer, interrogé sur des articles de presse
britannique citant les services français ou italiens.
Mais après Rome, Paris a démenti lundi. "Contrairement
aux insinuations parues dans la presse britannique, la France n'est
pas à l'origine des renseignements publiés dans le
dossier britannique en date du 24 septembre 2002 et relatifs au
programme nucléaire de l'Irak", a déclaré
le ministère des Affaires étrangères dans un
communiqué.
L'administration Bush a fait porter sur la CIA le blame pour la
mention du Niger dans le discours présidentiel, tout en maintenant
sa confiance dans son directeur George Tenet. M. Tenet a déclaré
publiquement vendredi qu'il était responsable de ce couac.
Pourtant la presse américaine laisse entendre que la CIA
avait depuis longtemps des doutes sérieux sur la crédibilité
des informations concernant cet aspect des projets nucléaires
irakiens.
Nommé en 1997 par Bill Clinton, M. Tenet, dont quelques sénateurs
demandent la tête, pourrait bien servir de fusible, écrit
le quotidien USA-Today, alors que le magazine Time s'interroge sur
"la crédibilité de l'administration" dans
l'affaire irakienne.
La polémique est attisée par plusieurs ténors
de l'opposition démocrate qui ont accusé l'administration
Bush, dimanche et lundi, d'avoir trompé le peuple américain
pour justifier la guerre en Irak. (AFP)
Troisième
attentat en 24 heures en Corse (15 juillet 2003)
Ajaccio - Un attentat, le troisième en 24 heures, a provoqué
des dégâts importants lundi soir à un dépôt
de boissons de Bonifacio (Corse-du-Sud), a-t-on appris mardi auprès
des gendarmes.
La charge, dont l'ampleur n'a pas été précisée,
a touché vers 21H30 un entrepôt de la société
Lantieri, a-t-on ajouté de même source sans plus de
précisions. L'action n'a été ni signée
ni revendiquée.
Cet attentat est le troisième sur l'île lundi, jour
de l'intervention télévisée du président
de la République Jacques Chirac. Deux autres attentats, en
plein jour ceux-là, avaient visé, vers 12H45, un bureau
de poste au sud de Bastia, et vers 17H00 la villa de l'ex-"roi
du poulet" Gérard Bourgoin à Galeria (Haute-Corse).
Une tentative contre la gendarmerie de Vico (Corse-du-Sud) a par
ailleurs été revendiquée par un correspondant
anonyme se disant membre du FLNC. Les gendarmes ont confirmé
qu'une charge de quatre kilos d'explosif a été retrouvée
non explosée devant l'enceinte de la gendarmerie.
L'attentat le plus spectaculaire a gravement endommagé, lundi
en début d'après-midi, un bureau de poste de Folelli,
à 30 km au sud de Bastia. La charge puissante (13 kilos de
nitrate-fuel reliés à une bouteille de gaz) a explosé
vers 12H45, quelques minutes avant l'interview de M. Chirac, provoquant
des dégâts importants et détruisant six véhicules
mais sans faire de blessés.
Une inscription du mouvement clandestin FLNC a été
découverte sans que les gendarmes soient sûrs qu'elle
ait été peinte lors de l'attentat. (AFP)
14
juillet : Chirac garde le cap des réformes (15 juillet
2003)
Pour sa deuxième interview télévisée
du 14-Juillet depuis sa réélection du 5 mai 2002,
le chef de l'Etat s'est livré à un exercice de pédagogie
et de philosophie politique - sans annoncer de mesures nouvelles
- en réponse aux problèmes sociaux du moment : intermittents
du spectacle, retraites, éducation... Jacques Chirac a défendu
"l'action responsable" du gouvernement de Jean-Pierre
Raffarin dans "une situation difficile" liée à
l'anémie de la croissance mondiale, salué ses avancées
dans le domaine de la sécurité (il a dit sa "reconnaissance"
à Nicolas Sarkozy), de la justice, de l'allégement
des charges et des impôts "qui nous paralysaient".
Malgré une vive contestation sociale, marquée au printemps
par les manifestations sur les retraites et les grèves dans
l'Education nationale, le chef de l'Etat s'est refusé à
toute pause dans les réformes, à tout "report"
de ses engagements électoraux, affirmant que la situation
économique imposait à la France de "s'adapter".
Un terme repris maintes fois lors de son intervention. Ainsi a-t-il
exclu un retrait de l'accord sur l'assurance-chômage des intermittents
du spectacle, qui lui demandaient d'intervenir en leur faveur, un
report de la réforme de l'assurance-maladie, prévue
à l'automne, ou encore l'abandon de la baisse des impôts
et des charges, jugée délicate à Bercy en raison
de l'aggravation des déficits publics. Sur ce dernier point,
il a évoqué l'hypothèse d'un assouplissement
du pacte de stabilité et de croissance européen.
"D'AUTRES EFFORTS" POUR LES RETRAITES
Pour les intermittents du spectacle, dont le mouvement de grève
a entraîné notamment l'annulation des festivals d'Avignon
et d'Aix-en-Provence, Jacques Chirac a confirmé l'annonce
faite vendredi par le Premier ministre d'un plan d'aide à
la création culturelle d'ici le 1er janvier 2004. Il a également
souhaité que soient "sanctionnées" les entreprises
qui "ont sciemment détourné à leur profit"
le régime d'assurance-chômage des intermittents.
S'agissant de la sauvegarde de l'assurance-maladie, qui devrait
accuser cette année un déficit de 7,9 milliards d'euros,
le président a exclu une hausse de la CSG, qui ne serait
pas "une réponse cohérente", et a invité
le gouvernement à "responsabiliser tous les acteurs"
pour lutter contre "les gaspillages". Il a également
prévenu que "d'autres efforts" seraient nécessaires
de la part des Français pour combler les déficits
des retraites qui ne sont couverts qu'à hauteur d'un tiers
par la réforme gouvernementale.
Traçant à grands traits les perspectives de l'action
gouvernemental à venir, Jacques Chirac a défendu un
désengagement progressif de l'Etat dans la gestion des affaires
publiques, notamment pour remédier au déficit de la
Sécu. "L'époque où l'Etat décidait
tout est révolue", a-t-il répété,
dans un discours libéral. "Dans une situation comme
celle que nous connaissons, la seule réponse, c'est la poursuite
de l'adaptation", a-t-il estimé. "Nous sommes dans
un monde difficile, incertain, inquiet, pas seulement en France,
et face à une situation de ce genre liée à
la crise mondiale il y a plusieurs attitudes possibles: la peur,
le repli sur soi, le crispation, il y a aussi le durcissement, le
blocage, l'affrontement. Ce sont des attitudes qui ne conduisent
à rien, ou plus exactement à l'immobilisme et à
l'échec", a-t-il estimé.
"UN VRAI DIALOGUE" POUR L'EDUCATION
"La seule attitude possible, c'est le mouvement, l'ouverture
d'esprit, l'adaptation au monde tel qu'il évolue", a-t-il
souligné, défendant notamment la réforme "inéluctable"
des retraites, "un vrai progrès". Face à
"l'esprit gaulois", une "force" mais aussi "une
faiblesse", Jacques Chirac prône un dialogue social approfondi
et une responsabilisation accrue des acteurs sociaux. "Nous
avons une culture en France qui est plus une culture d'affrontement
que de dialogue. (...) On ne progresse pas réellement dans
l'affrontement", a-t-il lancé, tout en se disant "fier"
des Français. Pour Jacques Chirac, la réforme des
retraites votée au Parlement est emblématique de ce
dialogue nouvelle manière, jugé pourtant biaisé
par des organisations syndicales comme la CGT et FO. "Pour
la première fois dans une grande réforme sociale,
il y a eu un dialogue qui a duré plusieurs mois".
Face au "malaise" des enseignants, auxquels il a rendu
hommage, le chef de l'Etat demande à Luc Ferry d'engager
"un vrai dialogue de façon à avoir un diagnostic
partagé qui devrait permettre ensuite de faire une véritable
loi de programme pour l'école". Jacques Chirac a ainsi
exclu implicitement la mise à l'écart du ministre
de l'Education, qui sera confronté à la rentrée
à une nouvelle vague de contestation syndicale. "C'est
un homme de dialogue, et c'est aussi un homme qui connaît
parfaitement le milieu. Je pense qu'il le poursuivra de façon
positive", a-t-il dit.
Jacques Chirac a mis en exergue quatre priorités: lutte contre
l'illettrisme, accompagnement personnalisé des élèves
au collège, amélioration de l'apprentissage des langues
étrangères, défense des valeurs républicaines,
notamment la laïcité, au sein de l'école.
Pour le chef de l'Etat, la concertation entre les partenaires sociaux
doit également se poursuivre en faveur de l'emploi, "priorité
numéro un du gouvernement" dans un contexte d'aggravation
du chômage, et il a dit attendre "beaucoup" de la
négociation sur la prévention des licenciements économiques.
Jacques Chirac a également
évoqué deux autres sujets d'actualité - la
Corse et José Bové - pour "regretter" le
"non" au référendum du 6 juillet sur l'avenir
institutionnel de l'île et prévenir que le gouvernement
poursuivrait la répression de la violence nationaliste. Il
a justifié la mesure de grâce partielle en faveur du
porte-parole de la Confédération paysanne au motif
que "les militants syndicaux sont des Français comme
les autres".(AFP)
Jack
Lang ironise sur le "dialogue" prôné par
Jacques Chirac (15 juillet 2003)
Paris - L'ancien ministre socialiste de l'Education nationale Jack
Lang a ironisé mardi sur le "dialogue" prôné
par Jacques Chirac : "c'est comme l'amour, le dialogue se prouve
par des actes, l'année qui vient de s'écouler n'a
quand même pas été placée sous le signe
du dialogue".
Invité de France 2, M. Lang a espéré que "dans
le futur, le gouvernement sera radicalement autre" car "jusqu'à
présent, cela a été le refus de ce dialogue
social sans compter le sectarisme avec lequel l'opposition est en
permanence traitée".
Rappelant plusieurs exemples de non-sectarisme de la gauche (présidentielle,
crise irakienne, référendum en Corse, double peine),
M. Lang a regretté que "la réciproque ne soit
jamais vraie" et qu'il n'y ait "jamais le moindre respect,
la moindre considération à l'égard de l'opposition".
En ce qui concerne les intermittents, l'ancien ministre de la Culture
a estimé que les responsables du "gâchis"
étaient "le Medef et le gouvernement Raffarin par son
entêtement".
Selon lui, le nouveau régime "fragilise un peu plus
les artistes, créateurs et métiers du spectacle"
et "ne met pas fin aux abus".
Pour M. Lang, les milieux artistiques éprouvent une "grande
désespérance non à l'égard de la personne
du ministre qui essaie de faire tout ce qu'il peut mais à
l'égard de la politique gouvernementale et du Medef".
Interrogé sur les propos d'Ernest-Antoine Seillière
à son encontre (M. Lang "parle comme les fascistes"),
il a estimé que le patron du Medef avait "perdu les
pédales : il utilise des mots méprisants et dégradants
(...), qu'il parte en vacances au plus vite".
S'agissant de l'éducation, il a jugé que les hautes
autorités "ne mesuraient pas l'état de blessure
dans lequel se trouvent les professeurs (...) la crise est profonde,
ils ont été meurtris, blessés par la désinvolture,
le mépris". (AFP)
Un nouveau médicament anti-sida
confirme son intérêt (15 juillet 2003)
Paris - Un nouveau médicament anti-sida, le T-20 ou Fuzeon
des laboratoires Roche, premier né d'une nouvelle classe
thérapeutique représentant une solution de rechange
pour des malades en échec de traitement, a confirmé
son utilité avec près d'un an de recul.
Des résultats en ce sens ont été présentés
mardi à la 2e conférence de la société
internationale du sida (IAS), qui s'achève mercredi.
Déjà commercialisée aux Etats-Unis, en Suisse,
en Grande-Bretagne et en Allemagne, la molécule, qui a obtenu
en mai l'autorisation de mise sur le marché (AMM) européenne,
"sera commercialisée en septembre en France", a
indiqué la firme Roche.
Les études baptisées TORO ont regroupé quelque
mille patients présentant des résistances aux anti-rétroviraux
couramment utilisés.
Pareille molécule représente une solution de rechange
pour ces malades en échec de traitement. Mais le T-20 présente
l'inconvénient d'être injectable et très cher
(52 euros par jour pour les deux injections sous-cutanées
quotidiennes), relèvent les cliniciens.
Ils soulignent que d'autres molécules seront de toute façon
indispensables en raison des extraordinaires capacités du
virus à se défendre. Au point qu'aucun traitement
ne permet de l'éradiquer de l'organisme.
Les résultats présentés au terme de 48 semaines
de traitement conjointement avec une thérapie antivirale
classique confirment les bénéfices observés
au bout de 24 semaines, rendus publics l'an dernier et qui avaient
suscité un légitime intérêt.
La charge virale (quantité de virus sanguine) est devenue
indétectable chez 30% des patients ayant eu le T-20 associé
à une thérapie anti-virale classique, contre 12% chez
ceux n'ayant reçu que la combinaison antivirale classique.
La survenue de ces "résistances" qui préoccupent
cliniciens et chercheurs, empêche de bien contrôler
la multiplication du VIH, un échec biologique qui se mesure
par la charge virale.
"Les inhibiteurs d'entrée constituent une nouvelle approche
extrêmement séduisante" et "nous avons besoin
de nouvelles approches", a relevé le Pr américain
Robert Gallo, figure historique de la recherche sur le sida, dont
l'agent causal, le VIH a été identifié en 1983
à l'Institut Pasteur.
"Il y a déjà des résistances qui apparaissent
au T-20 et il a déjà un successeur potentiel, le T12-49,
qui serait actif sur ces cas-là", observe le Pr Patrick
Yeni (hôpital Bichat, Paris).
"Le T-1249 est déjà en cours d'étude clinique",
indique Roche.
"L'idéal est de contrôler la charge virale. Le
T-20 est efficace mais pas de façon démesurée.
C'est utile, mais ce n'est pas la révolution", résume
un expert français qui a participé à l'essai,
le Pr Christine Katlama. Le Pr Yéni pour sa part se réjouit
d'une recherche foisonnante.
Parmi les nouvelles molécules rangées dans la catégorie
générale des "inhibiteurs d'entrée",
d'autres nouvelles familles sont à l'étude tels des
"inhibiteurs du CCR5" (firme Ono Pharmaceutical, Pfizer,
Takeda..) et les inhibiteurs d'adhésion (Tanox...), qui agissent
sur d'autres mécanismes de pénétration du virus
dans les cellules qu'il veut infecter.
Les intenses recherches dans la course-poursuite avec ce virus particulièrement
rusé apportent d'autres pistes.
Ainsi, trois molécules "anti-intégrases"
sont en développement, dont deux sont au stade des tests
cliniques préliminaires.
"Le grand principe du traitement, c'est d'associer les médicaments",
ajoute le Pr Yéni. "On peut adapter le traitement au
profil particulier du malade parce qu'on dispose de plusieurs médicaments,
c'est le grand progrès", souligne-t-il. (AFP)
Sida et tuberculose, le duo
infernal (15 juillet 2003)
Paris- Sida et tuberculose
s'associent pour accroître leurs ravages dans le monde tandis
que la seconde, non traitée, représente le plus grand
tueur des personnes infectées par le sida, selon les travaux
présentés mardi à la conférence internationale
sur le sida, à Paris.
Un tiers des 41 millions de personnes vivant avec le VIH/SIDA dans
le monde sont infectées par la tuberculose, selon l'OMS.
"Plus de 70 % des tuberculeux africains atteints par le VIH
n'ont pas accès aux traitements appropriés",
a déclaré le Dr Mario Raviglione, directeur à
l'OMS du département Halte à la tuberculose. "Nous
avons besoin d'accroître nos efforts contre cette synergie
mortelle entre ces deux maladies", a-t-il dit.
L'OMS a diffusé à l'occasion de la 2e conférence
scientifique de la Société internationale du sida
(IAS) un rapport illustrant, de façon inhabituellement forte
pour cet organisme des Nations-Unies, l'aggravation des ravages
de ces deux fléaux.
L'OMS a ainsi lancé un "appel" pour la" généralisation
des médicaments antituberculeux pour les personnes vivant
avec le VIH", sans oublier de favoriser l'accès aux
médicaments anti-rétroviraux (contre le virus du sida)
dans les pays en développement.
Un traitement complet de la tuberculose ne coûte que 10 dollars
par patient, souligne le Dr Raviglione.
En Afrique, le sida fait progresser si rapidement la tuberculose
que les services assurant les traitements appelés DOTS (Directly
Observed Treatment Short Course/ traitement de courte durée
sous surveillance directe) n'arrivent pas à suivre, selon
l'OMS.
"DOTS" qui est un traitement de 6 à 8 mois sous
la supervision de professionnels, constitue la stratégie
recommandée au plan international pour lutter contre la tuberculose.
Entamé, un traitement doit être poursuivi pour guérir
le tuberculeux et enrayer la contagion, mais aussi pour éviter
l'apparition de bacilles résistants à l'action de
plusieurs molécules thérapeutiques qui rend la maladie
beaucoup plus difficile à soigner.
Le 24 mars 1993, l'OMS qualifiait la tuberculose d'urgence mondiale,
pour marquer l'inquiétude suscitée par cette épidémie.
Le VIH est responsable d'une augmentation annuelle de 6 % des cas
de tuberculose en Afrique subsaharienne.
Une situation plus grave pourrait émerger en Inde où
180.000 personnes sont infectées à la fois par le
VIH et le bacille de la tuberculose. Les programmes DOTS y sont
en plein développement.
Un tiers de la population mondiale est porteuse du bacille de la
tuberculose. Parmi eux, 5 à 10 % font une tuberculose ou
deviennent contagieux au cours de leur existence. "Mais chez
les personnes porteuses du VIH, le risque de développer une
tuberculose est multiplié par trente", indique le Dr
Raviglione.
Le cocktail d'anti-tuberculeux (MAT/ATD) comprend isoniazide, rifampicine,
pyrazinamide et éthambutol. "Pris correctement - schématiquement
les quatre médicaments pendant les quatre premiers mois,
puis l'associaition isoniazide et rifampicine ensuite -, il permet
de guérir plus de 95% des tuberculoses quel que soit le statut
du patient vis-à-vis du VIH", a assuré le Dr
Raviglione.
"La tuberculose est le plus grand tueur de personnes atteintes
de VIH/SIDA", selon l'OMS. S'ils ne reçoivent pas de
traitement anti-tuberculeux, environ 90% des sidéens meurent
dans les quelques mois après être tombés malades
de la tuberculose, souligne-t-elle.
La tuberculose tue chaque année environ deux millions de
personnes dans le monde. (AFP)
La sécheresse
persiste en France: danger "record" d'incendies
(15 juillet 2003)
Paris - La sécheresse a conduit les préfets à
restreindre la consommation d'eau dans 34 départements français,
tandis que Météo France met en garde contre un danger
"record" d'incendies cet été.
"Le dessèchement des sols et des végétaux
est plus important qu'en 1989, année de grands feux dans
le Sud-Est", a indiqué Isabelle Barret, prévisionniste
à la cellule de veille permanente de Météo
France à Valabre (Bouches-du-Rhône).
"Le dessèchement de la végétation est
exceptionnel pour un 15 juillet", souligne Mme Barret. Si la
France est relativement épargnée par les incendies
à ce jour, c'est grâce à l'absence de vent fort.
Mais les sols ultra secs et la très faible teneur en eau
des végétaux laissent craindre un été
à haut risque.
La sécheresse affecte non seulement la Provence et les zones
littorales, mais aussi des régions de montagne et de l'intérieur
comme la Drôme, les Alpes, l'Ardèche, la Lozère.
Le déclenchement des feux est désormais suspendu au
vent et aux pluies. Mais les pluies sont rares. Juillet est "particulièrement
chaud et ensoleillé", après cinq mois très
secs, observe Patrick Galois de Météo France.
Le week-end du 14 juillet a été marqué par
de nouveaux pics de température: 38° à Bordeaux
et Toulouse dimanche, 34° à Dinard (deuxième température
la plus chaude pour un mois de juillet), 38° à Lyon lundi.
Des valeurs élevées, mais pas des records: ainsi à
Paris, où le thermomètre devait grimper mardi à
36°, le record absolu date de juillet 1947 avec 40°.
La fraîcheur fera un retour remarqué à partir
de mercredi jusqu'à la fin de la semaine, avec des orages
à l'Ouest, mais sans grand effet sur la sécheresse.
"Les pluies efficaces sont celles de l'automne, de l'hiver
et du printemps, les pluies orageuses d'été ne s'infiltrent
pas dans les sols", explique Patrick Galois.
Météo France se garde cependant de comparer la situation
à la sécheresse exceptionnelle de 1976, qui avait
amputé de moitié les récoltes de céréales.
"En 1976, l'Ouest était le plus frappé, aujourd'hui
l'Est et le Sud sont les plus touchés", remarque Patrick
Galois.
La sécheresse de 1976 s'était distinguée par
son intensité et sa durée, de décembre 1975
à août 1976. L'épisode actuel a démarré
plus tard, en février, après plusieurs années
bien arrosées qui ont rempli les nappes phréatiques
à ras bord.
La baisse des nappes depuis le printemps est générale,
mais la situation est contrastée, selon le BRGM (Bureau de
recherches géologiques et minières). Les nappes importantes
et profondes restent à un niveau supérieur à
la normale (Beauce, Artois-Picardie) tandis que les nappes alluviales
peu épaisses, très dépendantes des cours d'eau,
sont en dessous de leur niveau normal et "fondent" à
vue d'oeil. C'est le cas dans le Sud, mais aussi en Lorraine et
en Vendée où le niveau des nappes est au plus bas
depuis 1985.
"Les préfets ont pris des mesures de restriction dans
34 départements, et dans une vingtaine d'autres des mesures
sont planifiées", a indiqué le ministère
de l'Ecologie. Selon lui, "une minorité de petites communes
risque de manquer d'eau potable, alors qu'en 1976 c'était
la majorité".
Les mesures de restriction visent notamment l'arrosage des jardins,
le lavage des voitures, le remplissage des piscines, l'irrigation
des cultures. L'irrigation "pompe" 60% de l'eau prélevée
en moyenne par an, mais 9O% en été. Les particuliers
peuvent contribuer à économiser l'eau: un robinet
qui fuit gaspille 300 litres par jour. (AFP)
L'air d'Athènes mauvais pour
les personnes sensibles 9 mois/an (15 juillet 2003)
Athènes - Les enfants, les personnes souffrant d'affections
pulmonaires ou cardiaques et celles du troisième âge
respirent à Athènes un air mauvais pour leur santé
274 jours par an, soit neuf mois sur douze, selon une étude
de l'école polytechnique d'Athènes, publiée
mardi par le quotidien grec To Vima.
Sur ce total, 91 jours par an, soit quelque trois mois, sont considérés
comme mauvais pour l'ensemble de la population, selon l'étude.
Cette étude rend compte de la première mesure systématique
de la pollution atmosphérique réalisée dans
la capitale grecque sur la base d'un indice de qualité de
l'air (AQI, Air Quality Index) utilisé notamment aux Etats-Unis,
et qui recense les niveaux des principaux polluants atmosphériques,
précise To Vima.
Les personnes appartenant à des groupes sensibles vivant
à Athènes devraient ainsi limiter leurs efforts à
l'extérieur pendant ces neuf mois de l'année, précise
le rapport.
Les zones les plus touchées sont le port du Pirée,
la banlieue résidentielle de Maroussi, où est situé,
au nord d'Athènes, le principal complexe sportif pour les
jeux Olympiques de 2004, et celle, limitrophe, de Lykovrissi, précise
le rapport. Les principaux agents polluants sont l'ozone et les
particules atmosphériques.
Le ministère de l'Environnement avait fait part l'été
dernier de sa préoccupation face aux concentrations de ces
particules à Athènes, indiquant qu'elles dépassaient
les niveaux fixés par l'Union européenne. Le ministère
s'était parallèlement félicité d'une
réduction de 48% de la pollution atmosphérique entre
1994 et 2000 pour les agents polluants traditionnels, notamment
le dioxyde de soufre et le monoxyde de carbone.
Les autorités grecques sont engagées depuis des années
dans un plan d'assainnissement de l'air de la capitale, incluant
notamment le développement des transports publics et un contrôle
renforcé des émissions des automobiles. Selon le ministère,
le trafic automobile reste le principal fauteur de pollution dans
la ville, devant le chauffage urbain et l'industrie. (AFP)
L'Irlande lance une taxe verte, contre
le chewing-gum (15 juillet 2003)
Dublin - Bien décidée à mettre un frein à
la prolifération de détritus, l'Irlande a décidé
de taxer les ventes de chewing-gum pour payer le nettoyage des trottoirs
maculés de pâte-à-macher séchée.
Le prix des chewing-gums devrait donc augmenter prochainement, avec
un surcoût allant jusqu'à 10 cents d'euro par paquet.
Les boîtes en polystyrène de restauration rapide et
les tickets des distributeurs automatiques sont aussi dans le collimateur
de l'île à la verte et immaculée réputation.
Dans un élan similaire, Singapour a interdit les chewing-gums
en 1992 et a commencé à taxer les sacs plastiques
l'an dernier.
La taxe sur les sacs plastiques a d'ores et déjà permis
à la ville asiatique de lever près de 10 millions
d'euros destinés à des actions environnementales et
d'abaisser de près de 1,2 milliard le nombre de sacs plastiques
utilisés. (Reuters)
Les amateurs de fromage suisse peuvent
désormais louer une vache (15 juillet 2003)
Zurich - Des fermiers suisses proposent aux amateurs de fromage
en quête de saveur de prendre pour fournisseur attitré
une vache qu'ils sont invités à louer chaque été.
Helga Wyler, qui dirige avec son époux Paul une exploitation
de 50 têtes de bétail dans la région de Brienz,
a précisé que 25 personnes étaient intéressées,
principalement des citadins des environs de Zurich.
Contre un forfait de 380 francs suisses (245 euros) par été,
plus 40 cents (0,26 euro) pour chaque litre de lait produit par
la vache, les gastronomes peuvent obtenir à l'automne 70
à 120 kilos de fromage, s'ils participent aux travaux de
la ferme pendant au moins une journée. (Reuters)
Un Américain passe plus de quatre
jours sur un grand huit (15 juillet 2003)
Berlin - Un conférencier américain a passé
plus de quatre jours sur un grand huit en Allemagne - dormant et
mangeant à plus de 120 km/heure pour établir un nouveau
record du monde en la matière.
A 42 ans, Richard Rodriguez a déjà battu le record
de 35 heures et demie détenu par deux Japonais, et ne semble
pas pour l'instant vouloir s'arrêter, a déclaré
lundi le parc de loisirs allemand.
"Il n'a pas encore eu la nausée", a expliqué
Ulrike Endres du Holiday Park, situé dans le sud-ouest de
l'Allemagne. "(...) La seule chose dont il se soit réellement
plaint était un petit coup de soleil."
Rodriguez ne s'autorise qu'une pause de 15 minutes toutes les huit
heures. Des toilettes ont été spécialement
installées dans son wagon. (Reuters)
100.000 livres de récompense pour
qui saura climatiser le métro londonien (15 juillet
2003)
Londres - Le maire de Londres, Ken Linvingstone, a offert une récompense
de 100.000 livres (environ 144.000 euros) à toute personne
qui sera capable de créer un moyen de climatiser le métro
londonien.
"Si quelqu'un peut soumettre un projet qui marche et que nous
pouvons introduire un peu de climatisation dans les profondeurs
du métro, nous, les Transports de Londres, lui offrirons
100.000 livres", a déclaré mardi Ken Livingstone.
La canicule des derniers jours a mis à rude épreuve
les nerfs des millions d'usagers du "tube", déjà
notoirement vétuste et au fonctionnement pour le moins erratique.
M. Livingstone a précisé que l'objectif prioritaire
était d'améliorer les lignes de métro les "plus
problématiques" des Jubilee, Northern et Picadilly Lines,
très profondes.
Le contrôle des transports en commun londoniens a été
officiellement remis à la mairie mardi. (AFP)
Grévistes de la faim: 89 sans-papiers
lillois suspendent leur mouvement (15 juillet 2003)
Lille - Quatre-vingt neuf sans-papiers de Lille ont cessé
mardi leur grève de la faim, annonçant un déblocage
de la situation après 56 jours de lutte, malgré la
poursuite du jeûne par encore onze personnes.
"Après l'accord intervenu lundi avec la préfecture
du Nord, qui a annoncé le +réexamen bienveillant+
de 159 dossiers, 89 sans-papiers ont décidé de suspendre
le mouvement. Onze autres ont dit s'accorder un délai de
réflexion et continuent pour le moment", a expliqué
à l'AFP Roland Diagne, porte-parole du CSP-59.
La préfecture avait annoncé lundi avoir passé
"un accord" avec le comité des sans-papiers (CSP),
proposant "le réexamen bienveillant de 159 cas"
et la délivrance "d'autorisations provisoires de séjour
renouvelables, le temps de l'instruction" pour tous.
"Nous sommes satisfaits, mais à 50%, explique un des
grévistes, Mohamed Bouzina, un Algérien de 30 ans
qui assure avoir perdu 18 kg au cours du jeûne. Nous attendons
les résultats et nous faisons confiance au préfet
(Jean-Pierre Richer) pour un réexamen humain, humaniste,
de nos dossiers. S'ils régularise tout le monde, alors nous
serons contents à 100%", a-t-il poursuivi.
Mardi, M. Bouzina a bu "un peu de jus de fruit et un bol de
soupe". "Je ne dois pas manger trop d'un coup après
57 jours à l'eau sucrée", a-t-il ajouté.
Pour sa part, Djiguiné Fodé, 41 ans, venu de Guinée,
n'a pas décidé de suspendre sa grève de la
faim. "Il faudrait que le préfet diminue le délai
prévu (pour les réexamens). On nous parle d'un an,
c'est long. On ne sait pas ce qui va nous arriver dans un an. Et
puis on ne peut pas travailler avec l'autorisation provisoire de
séjour".
Le mouvement des sans-papiers de Lille - venus d'Algérie,
du Maroc, de la République Démocratique du Congo,
de Guinée ou de Thaïlande - avait démarré
avec "l'appel du 18 juin" 2003 à la régularisation
de 113 étrangers, qui jeûnaient depuis déjà
un mois.
Installés dans des tentes sur les pelouses de la Bourse du
travail, les grévistes, dont certains ont dû être
hospitalisés à plusieurs reprises, avaient affirmé
leur volonté "d'aller jusqu'au bout" pour obtenir
des papiers.
Au bout d'un mois et demi, la préfecture avait régularisé
17 grévistes de la faim et délivré 7 autorisations
provisoires de séjour à des sans-papiers hospitalisés.
"Pour accompagner les sans-papiers, nous avons proposé
une hospitalisation pour une reprise progressive de l'alimentation.
Une quarantaine d'entre eux doivent rejoindre dès aujourd'hui
(mardi) les hôpitaux de la métropole, pour y être
perfusés", a précisé le porte-parole du
CSP-59.
A la bourse du travail, où campent encore les sans-papiers
non hospitalisés, un des médecins généralistes
du quartier visitant régulièrement les grévistes
à la demande des autorités, distribuait déjà
mardi après-midi un programme de réalimentation progressive
à l'intention de ceux qui suspendaient le jeûne.
Satisfait de l'évolution de la situation, le CSP-59, qui
organise des manifestations hebdomadaires à Lille depuis
1996, a affirmé qu'il veillerait "avec vigilance"
au respect de l'accord signé lundi.
Plusieurs personnalités, dont Mgr Jacques Gaillot, le recteur
de la mosquée de Lille Amar Lasfar et l'évêque
auxiliaire de Lille Jean-Luc Brunin, ont été témoins
de cet accord en préfecture et "en seront les garants",
a souligné M. Diagne. (AFP)
Confusion après la fugue d'une
adolescente britannique avec un ex-marine (15 juillet 2003)
Londres - La disparition depuis samedi d'une adolescente britannique
de 12 ans et d'un ex-marine américain de 31 ans rencontré
via l'internet tenait la Grande-Bretagne en haleine mardi, alors
que la plus grande confusion régnait sur l'endroit où
le couple a pu trouver refuge.
Selon la police de Leigh, près de Manchester (Angleterre),
Shevaun Pennington et Toby Studabaker sont passés samedi
vers 20h00 locales (18h00 GMT) à l'aéroport parisien
de Roissy-Charles de Gaulle. Ils auraient atterri à Paris
en provenance de Manchester -- où ils se sont retrouvés
samedi matin -- via l'aéroport londonien de Heathrow.
Dans un premier temps, la police française a affirmé
que "rien ne permettait de dire qu'ils sont sur le territoire
français". "Les noms des deux personnes recherchées
n'apparaissent pas sur les listes de passagers des vols", a
d'abord déclaré à l'AFP une source policière.
Quelques heures plus tard, la police française a cependant
confirmé le passage de l'adolescente et de l'ancien marine
à Roissy-Charles de Gaulle, samedi.
Mais Shevaun Pennington serait repartie le jour même de Roissy-Charles
de Gaulle, à destination de Liverpool (Angleterre), après
être restée deux heures et demie en zone internationale.
"Elle a repris un avion à destination de Liverpool,
accompagnée d'autres personnes, mais sans l'Américain.
Elle n'a pas pénétré sur le territoire national
et est restée en zone internationale", a-t-on précisé
du côté des enquêteurs français.
"Interpol nous a dit qu'une +S. Pennington+ avait quitté
l'aéroport Charles-de-Gaulle", a reconnu Peter Mason,
le porte-parole des enquêteurs britanniques. Mais "je
suis très, très dubitatif qu'il s'agisse de notre
Shevaun", a-t-il ajouté.
L'adolescente et l'ancien marine "sont descendus de l'avion
à Charles-de-Gaulle mais (...) ils peuvent être n'importe
où", avait au préalable déclaré
Peter Mason, en expliquant qu'ils avaient pu prendre immédiatement
une correspondance à Roissy vers une destination inconnue.
Des inspecteurs britanniques se sont rendus en France dès
mardi après-midi, afin de mieux coordonner leur action avec
leurs homologues français.
Alors qu'Interpol a été saisie du dossier, les Britanniques
envisagent désormais de demander un mandat d'arrêt
international contre Toby Studabaker. Tout en soulignant que cet
ancien caporal des marines, qui a servi en Afghanistan, n'avait
pas d'antécédents judiciaires.
Selon la presse britannique, Toby Studabaker, aurait été
accusé par le passé d'avoir agressé sexuellement
des fillettes. Leo, le frère de Toby Studabaker, a confirmé
que son frère avait été accusé de ce
genre de faits, mais précisé qu'il avait été
acquitté.
Leo Studabaker est monté au créneau médiatique
pour défendre l'ancien militaire, qui a quitté les
marines en juin, après une blessure à l'épaule.
"Ils avaient parlé d'un éventuel mariage et d'avoir
des enfants. C'est en partie pour cela qu'il est allé en
Europe", a déclaré Leo, sur la chaîne britannique
GMTV. Mais lors d'une de leurs interminables conversations en ligne
-- jusqu'à 11 heures d'affilée selon la presse --
la jeune fille, qui paraît plus que son âge, avait affirmé
avoir 18 ou 19 ans, selon Leo.
"S'il avait su qu'elle n'avait pas l'âge qu'elle disait
avoir, il n'aurait pas accepté de la rencontrer", a-t-il
assuré.
Comme les parents de Shevaun, les Britanniques sont d'autant plus
inquiets que plusieurs affaires retentissantes de pédophilie
ont secoué les étés de ces dernières
années.
Le dernier en date remonte au mois d'août 2002, lorsque deux
écolières de 10 ans, Holly Wells et Jessica Chapman,
avait été enlevées et tuées près
de la petite bourgade de Soham (centre de l'Angleterre). (AFP)
La
côte de la Baltique polluée par des produits pétroliers
(15 juillet 2003)
Kaliningrad - Des produits pétroliers ont été
rejetés par une tempête sur la côte de la Baltique
dans l'enclave russe de Kaliningrad, polluant une réserve
protégée par l'UNESCO, a indiqué mardi à
l'AFP l'antenne locale du ministère des Situations d'urgence.
Selon le responsable du ministère, Andreï Ostakhovski,
près de 300 kilos de produits pétroliers ont pollué
la côte, alors qu'une organisation écologiste russe,
Ecodefense, assure qu'il s'agit de quelque 40 tonnes de produits
pétroliers qui ont pollué près de 200 km de
côte.
Les produits pétroliers ont notamment pollué les plages
d'une réserve située sur l'isthme de Courlande (Kourchskaïa
Kossa), a indiqué M. Ostakhovski, estimant que la situation
dans la région est "critique".
Le taux de pollution est de 200 grammes de produits pétroliers
par mètre carré, selon un communiqué d'Ecodefense.
L'isthme de Courlande, une étroite péninsule de dunes
de sable qui s'étend sur 98 km dans la Baltique, a été
classé en 2000 dans la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Il est pour l'instant difficile de préciser l'origine de
la pollution, a assuré le responsable du ministère.
Selon une des hypothèses, il pourrait s'agir de produits
pétroliers provenant du cargo chinois Fu Shan Hai qui avait
coulé fin mai près de l'île danoise de Bornholm
après une collision avec un porte-conteneurs chypriote.
Le navire chinois transportait 66.000 tonnes d'engrais, ainsi que
1.600 tonnes de fuel lourd, selon les autorités danoises.
Ecodefense estime cependant que cette hypothèse a été
"inventée par les autorités", alors que
la côte est en réalité polluée par le
pétrole provenant d'une plate-forme offshore appartenant
à la compagnie pétrolière russe Loukoïl.
"Le début des travaux de Loukoïl sur la plate-forme
D6 coïncide d'une façon suspecte avec des rejets massifs
de produits pétroliers sur la côte", relève
le co-président d'Ecodefense, Vladimir Sliviak, dans le communiqué
de l'organisation.
"Nous avons l'intention de découvrir s'il y a un lien
entre les travaux de Loukoïl et la pollution, en analysant
les prélèvements (de produits pétroliers) que
nous avons fait aujourd'hui sur la côte", a-t-il affirmé.
Loukoïl, premier groupe pétrolier russe, a déclaré
lundi que l'exploitation de ses plate formes de forage dans la mer
Baltique débuterait en 2004 et que ce projet "a passé
une expertise écologique très stricte". (AFP)
Un traducteur pour comprendre le langage
des chats (16 juillet 2003)
Tokyo - Takara, l'un des plus grands fabricants de jouets japonais,
a annoncé mercredi le lancement en novembre du "Meowlingual",
un appareil capable d'interpréter les miaulements des chats.
Cette console électronique, qui tient dans le creux de la
main, affichera la traduction sur un écran et sera vendue
8.800 yens (75 dollars), précise l'entreprise nippone.
Takara, qui espère que le Meowlingual connaîtra le
même succès que le Bowlingual, un appareil conçu
pour interpréter les aboiements des chiens, compte en vendre
300.000 exemplaires d'ici la fin mars 2004.
Depuis l'année dernière, le fabricant a vendu 300.000
Bowlingual au Japon. La version anglaise devrait faire son apparition
sur le marché américain au mois d'août et coûter
environ 120 dollars. (Reuters)
Orages meurtriers dans le Sud-Ouest
(16 juillet 2003)
Bordeaux - Les violents orages qui se sont abattus mardi en début
de soirée dans le Sud-Ouest ont fait trois morts, trois disparus
et une soixantaine de blessés, dont 11 sont grièvement
atteints, ont annoncé les pompiers.
Les orages d'une rare violence avec des vents dépassant parfois
les 150 km/h ont frappé successivement le Pays basque, les
Landes, la Gironde et la Charente-Maritime. Les secteurs les plus
touchés sont Biscarrosse, Sanguinet et Mimizan, dans le nord
des Landes.
La station balnéaire de Biscarrosse a été particulièrement
affectée. Des campings ont été dévastés
en totalité, des arbres tombant sur les tentes et les mobil-homes.
D'après la mairie, les dégâts seraient comparables
à ceux de la tempête de décembre 1999.
Plusieurs centaines de personnes ont dû être relogées
pour la nuit dans les salles des fêtes ou les écoles,
notamment à Biscarrosse, Gastes, Mimizan et Sanguinet où
les lignes téléphoniques et l'électricité
ont été coupées.
La préfecture des Landes a déclenché le Plan
Rouge et ouvert une cellule de crise.
Une colonne médicale est venue de Bordeaux renforcer les
secours auxquels les personnels de la Croix-Rouge et la Sécurité
civile se sont joints.
TOITURES DETRUITES, CAMPINGS EVACUES
Le département des Pyrénées-Atlantiques, où
les pompiers sont plusieurs dizaines de fois, a été
le premier touché. Dans la région de Iholdy au Pays
basque, plusieurs dizaines de toitures ont été arrachées
par le vent. Dans le Béarn, la toiture de la Chocolaterie
Lindt à Oloron-Sainte-Marie a été détruite
par le vent et la grêle.
En Gironde, les pompiers sont sortis 970 fois pour des dégâts
provoqués par des chutes d'arbres et des inondations. Les
pompiers submergés d'appels ont été obligés
de privilégier les interventions les plus urgentes.
Deux enfants de 14 et 15 ans ont été foudroyés
dans un camping à Hourtin. L'un a été grièvement
blessé. Un homme a fait un malaise cardiaque à Saint-Ciers-sur-Gironde
dans le nord du département après la chute d'un arbre
sur sa maison.
Deux nageurs en détresse ont été récupérés
dans le bassin d'Arcachon et les 34 enfants d'une colonie de vacances
de Biganos près d'Arcachon ont été évacués
et relogés dans la salle des fêtes de la ville.
Des campings ont été évacués et plusieurs
centaines de vacanciers mis en sécurité dans des salles
des fêtes communales.
La toiture d'un bâtiment du centre de fret de l'aéroport
de Bordeaux-Mérignac a été fortement endommagée.
Sur le seul département de la Gironde, les pompiers ont également
dû intervenir sur 16 départs de feu provoqués
par les impacts de foudre dont l'un a déclenché un
incendie qui a détruit 1.500 m2 de pins à Carcans-Maubuisson.
Dans un camping de Vaux-sur-Mer près de Royan en Charente-Maritime
- département où les pompiers sont sortis plus de
150 fois -, cinq personnes dont deux enfants ont été
légèrement blessées à la suite de la
chute d'un arbre frappé par la foudre. (Reuters)
La Russie va lancer une sonde européenne
vers Vénus en 2005 (16 juillet 2003)
Moscou - La Russie va lancer une sonde de l'Agence spatiale européenne
(ESA) vers la planète Vénus en automne 2005, a indiqué
mercredi le représentant de l'ESA en Russie, Alain Fournier-Sicre.
"La sonde Vénus Express décollera depuis le cosmodrome
de Baïkonour, au Kazakhstan, à l'aide d'un lanceur russe
Soyouz fin octobre-début novembre 2005", a déclaré
M. Fournier-Sicre.
Sa mission sera consacrée particulièrement à
"l'exploration de l'atmosphère de Vénus",
a-t-il précisé, en ajoutant que les scientifiques
tenteront de découvrir à l'aide de la sonde l'origine
des vents violents qui soufflent au-dessus de cette planète.
"Des préparatifs pour ce lancement sont en cours. Nous
préparons les instruments nécessaires", a affirmé
M. Fournier-Sicre, ajoutant que les scientifiques russes "sont
également impliqués dans le projet".
La décision de lancer Vénus Express à l'aide
d'une fusée russe a été prise "après
le succès du lancement de la sonde européenne Mars
Express" vers la planète rouge à l'aide d'une
fusée Soyouz en juin dernier, a souligné le responsable.
Mars Express, lancée le 2 juin de Baïkonour, atteindra
l'orbite martienne en décembre prochain. Elle larguera alors
l'atterrisseur de conception britannique, Beagle-2, chargé
de collecter et analyser des échantillons sur le sol martien.
(AFP)
Il
avait envoyé cinq doublures passer son bac: 4 mois de prison
avec sursis (16 juillet 2003)
Senlis - Un candidat au baccalauréat de l'académie
d'Amiens, qui avait envoyé cinq complices passer à
sa place différentes épreuves de l'examen, a été
condamné à 4 mois de prison avec sursis par le tribunal
correctionnel de Senlis (Oise), a-t-on appris mercredi de source
judiciaire.
Le jeune homme de 21 ans a également écopé
de 160 heures de travaux d'intérêt général
et d'une interdiction d'exercer une fonction publique pendant deux
ans. Inscrit en candidat libre dans la série ES (Economique
et sociale), ce jeune homme originaire de Creil devait passer ses
épreuves au lycée Jean-Rostand de Chantilly, dans
l'Oise.
Son stratagème a consisté à envoyer à
tour de rôle des comparses munis de fausses cartes d'identité
à son nom, pour composer à sa place. Mais le 18 juin,
le faux candidat s'est présenté en retard à
la quatrième épreuve. Son identité a alors
été vérifiée plus attentivement et un
surveillant s'est aperçu qu'il ne s'agissait pas du jeune
homme qui avait planché le matin. Le vrai candidat a été
placé en garde à vue vendredi dernier.
A l'audience, il a expliqué qu'il passait l'examen pour la
quatrième fois et qu'il voulait absolument l'avoir. Outre
sa condamnation, il devrait également être sanctionné
par le rectorat et se voir refuser la possibilité de passer
à nouveau cet examen pendant plusieurs années. (AFP)
McDonald's
a participé à la réfection de la prison où
est détenu José Bové (16 juillet 2003)
Paris - La Fondation de McDonald's France a participé à
la réfection de la prison de Villeneuve-lès-Maguelone
(Hérault) où est détenu actuellement le dirigeant
syndical José Bové, et où il avait déjà
été emprisonné durant l'été 2002
pour les déprédations commises au McDonald's de Millau
en août 1999.
"La Fondation a participé aux travaux de réfection
du parloir de la prison de Villeneuve-lès-Maguelone",
a déclaré mercredi sur Radio Classique le PDG de McDonald's
France, Denis Hennequin. Cette décision constitue "un
petit coup de pouce aux conditions de détention de José
Bové, ce qui montre qu'on ne lui en veut pas", a-t-il
ajouté.
"Il nous fait de la pub", a même convenu le PDG
en commentant les retombées pour McDonald's France du "démontage"
le 12 août 1999 du chantier du restaurant de Millau par José
Bové et 200 à 300 éleveurs de brebis.
"Très honnêtement, c'est une pub dont je me serais
bien passé, surtout pour mon franchisé là-bas
à Millau", a ajouté Dennis Hennequin. Mais "Millau
est un restaurant dont le chiffre d'affaires moyen est supérieur
à la moyenne des chiffres d'affaires en France. Et son chiffre
d'affaires il le fait avec les habitants de la région, bien
entendu, et ceux de passage puisque la RN7 passe par là.
C'est peut-être un restaurant de pèlerinage, qui sait?",
a-t-il poursuivi. (AFP)
Le
Sénat aligne la retraite des fonctionnaires sur le privé
(16 juillet 2003)
Paris - Les sénateurs ont adopté mercredi la disposition-clé
de la réforme de la retraite de la fonction publique, qui
vise à harmoniser les régimes des fonctionnaires avec
le secteur privé.
Cet article 32 du projet de loi prévoit d'abord l'allongement
de la durée de cotisation à 40 annuités d'ici
fin 2008, puis l'alignement avec le régime général
(41 annuités en 2012 et, éventuellement, 42 en 2020).
Comme pour les salariés du privé, il instaure en outre
progressivement une décote de 5% par annuité manquante
et une surcote de 3% par annuité supplémentaire, et
il indexe le montant des pensions sur l'évolution des prix
au lieu de celle des traitements.
L'opposition de gauche (PS, PCF) a combattu avec force ces dispositions,
y consacrant 40 de ses 1.100 amendements.
Le communiste Robert Bret a déploré qu'on "procède
à une harmonisation avec le privé par le bas"
à travers cet article qui contient "rien de mieux que
les propositions du Medef".
La sénatrice verte Marie-Christine Blandin (app. PS) a critiqué
des dispositions conduisant à une "paupérisation
pour celles et ceux qui ont voué leur vie au public".
Défendant une réforme "qui assure l'avenir des
systèmes de retraites", le ministre de la Fonction publique
Jean-Paul Delevoye a cité des propos de l'ancien Premier
ministre socialiste Lionel Jospin justifiant un allongement de la
durée de cotisation des fonctionnaires pour faire face aux
difficultés financières à venir. Des motifs
financiers invoqués aussi par le rapporteur UMP du texte,
Dominique Leclerc.
Avant l'article 32, le Sénat a adopté un nouveau système
d'avantages liés aux enfants, présenté par
le gouvernement pour tenir compte d'une jurisprudence européenne
selon laquelle les bonifications d'un an accordées aux femmes
fonctionnaires mères de famille violent le principe d'égalité
entre les sexes.
Applicable aux hommes comme aux femmes, le nouveau dispositif remplace
ce système par une validation des périodes d'interruption
d'activité prises pour s'occuper d'un enfant, dans la limite
de trois ans par enfant.
Les sénateurs ont également appliqué à
la fonction publique la possibilité, à partir de 2004,
de racheter des années de cotisation pour études,
dans la limite de 12 trimestres.
Au huitième jour de débats, les discussions se sont
poursuivies à un rythme toujours aussi lent.
Communistes et socialistes ont multiplié les prises de parole
pour défendre leurs amendements, faire des rappels au règlement,
demander une suspension de séance, une réunion de
la conférence des présidents ou encore une vérification
du quorum.
Le gouvernement, avec le soutien de la majorité UMP, a au
contraire cherché à accélérer le débat,
faisant "tomber" de nombreux amendements en invoquant
l'article 40 de la Constitution, qui interdit toute augmentation
des dépenses publiques sans compensation de recettes supplémentaires,
au grand dam de l'opposition.
La présidente du groupe communiste Nicole Borvo a dénoncé
un "usage de l'article 40 à tort et à travers"
et le recours au "vote bloqué qui empêche le débat
réel sur les amendements". Son homologue PS Claude Estier
a déploré que soit fait "appel à tous
les moyens de procédure pour bloquer le débat".
Le gouvernement souhaite que ce projet de loi soit définitivement
adopté au cours de cette session extraordinaire du Parlement.
Le Sénat a d'ores et déjà prévu de siéger
le week-end prochain si c'est nécessaire. (AFP)
L'idée
de péages urbains relancée en France (16
juillet 2003)
Paris - L'idée de péages urbains destinés à
désengorger les centres-villes, déjà mise en
pratique à Londres ou en Norvège, a été
relancée en France mercredi dans un rapport rendu public
par le Groupe de concertation sur les transports urbains du Commissariat
général du Plan.
La part de marché de la voiture ne cesse de croître
en ville, au point que la part des transports collectifs "pourrait
encore baisser de 12% à 8% à l'horizon 2020",
diagnostique ce Groupe mis en place en janvier 2002 par le gouvernement
Jospin et présidé par l'ex-maire PS de Strasbourg,
Roland Ries.
Aussi, pour tenter d'inverser la tendance, fait-il une série
de propositions concernant les politiques de transports urbains
de demain, dont "l'introduction progressive de différentes
formes de péage urbain".
"Cette mesure de régulation suscite des réticences,
mais il semble en tout cas nécessaire de lever les contraintes
juridiques qui pèsent sur sa mise en place, et de favoriser
les expérimentations locales", selon le rapport.
L'intérêt du péage urbain "est double:
il apporte des ressources financières supplémentaires
aux collectivités locales et constitue un moyen de régulation
de la mobilité très efficace notamment si les péages
sont conçus pour peser sur les comportements de mobilité
dans les zones les plus congestionnées".
Les péages pourraient être définis en fonction
des congestions constatées: par zones, ou même différenciés
selon les périodes.
La ville de Londres a mis en place un péage urbain depuis
le 17 février 2003, les automobilistes traversant la capitale
britannique devant s'acquitter d'une taxe quotidienne. Les villes
norvégiennes d'Oslo et Trondheim ont également instauré
un tel dispositif.
"L'expérience montre qu'il y a des effets positifs à
la mise en place de ces péages, même si électoralement
ça n'est pas gagné", a commenté lors d'un
point de presse Roland Ries.
Si ce type de mesure vaut plutôt pour le long terme, le rapport
préconise à plus brève échéance
de "transformer radicalement la gestion du stationnement",
un outil jugé actuellement "sous-exploité"
mais qui pourrait avoir des effets incitatifs sur l'usage de tel
ou tel mode de transport.
Le Plan propose de transférer l'ensemble des compétences
de stationnement vers les structures intercommunales (au détriment
des communes), plus capables selon lui de mettre en place une cohérence
entre modes de transport à l'échelle d'une vaste agglomération.
Suivant la même idée, il prône de renforcer la
loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) en donnant
plus de pouvoir aux agglomérations au détriment des
maires pour établir les schémas d'habitat, d'aménagement
et de transport des grands centres urbains.
Le rapport préconise aussi de créer des structures
de coordination régionale qui garantissent la cohérence
des politiques de transport urbain au niveau des régions,
et de baisser les coûts des systèmes de transports
collectifs.
Il estime enfin que devraient être promus des modes de transport
alternatifs à l'automobile classique (location de courte
durée, "voitures partagées", taxis, etc.),
non seulement au niveau local mais "par des mesures d'incitation
financière et de compensation de la part des pouvoirs publics
nationaux". (AFP)
Médicaments:
l'Assemblée vote l'amendement sécurisant les déremboursements
(16 juillet 2003)
Paris - L'Assemblée a voté mercredi, malgré
un tollé à gauche, un amendement gouvernemental qui
sécurise juridiquement les déremboursements de médicaments,
suite à l'annulation par le Conseil d'Etat de la baisse de
remboursement de deux vasodilatateurs.
L'amendement a été défendu par le ministre
des Sports, Jean-François Lamour, dans le cadre de l'examen
en première lecture à l'Assemblée du projet
de loi sur le sport.
Le 20 juin, le Conseil d'Etat avait annulé la baisse du taux
de remboursement de 65 à 35% de deux vasodilatateurs (médicaments
Duxil et Trivastal), commercialisés par le laboratoire Servier,
en faisant valoir que les avis de la commission de transparence
n'étaient pas suffisamment motivés.
L'amendement vise donc à éviter une remise en cause
des déremboursements décidés "avant le
1er juillet 2003", pour cause d'"irrégularité
des avis rendus par la commission de transparence".
Face au "risque que les décisions de baisse de taux
soient en conséquence illégales", a expliqué
M. Lamour, "le présent amendement a pour objet de consolider
les décisions prises à la suite de la réévaluation
des produits de la pharmacopée engagée en 1999 en
interdisant de contester leur légalité au motif d'une
insuffisante motivation".
Cette disposition "ne revient pas sur la décision du
Conseil d'Etat", a-t-il précisé, "elle ne
fait que corriger l'existence d'un vice de forme". Elle empêche
des remises en cause "qui pèseraient lourdement sur
les finances publiques" et menaceraient "la poursuite
de la politique engagée" sur les médicaments.
Il a chiffré à "plus de 500 millions d'euros"
les économies ainsi réalisées.
La gauche s'est insurgée contre ce "cavalier législatif",
"sans rapport avec l'équitation", a ironisé
Henri Nayrou (PS).
Cette mesure "revient sur un principe que nous avons toujours
contesté: faire à tout prix des économies sur
l'assurance maladie", a dénoncé Jacques Brunhes
(PCF). Christophe Masse (PS) a, lui, fustigé la "manoeuvre
pitoyable" d'un gouvernement qui "impose sa mesure en
catimini", sans "véritable dialogue".
François Rochebloine (UDF) a aussi exprimé son "étonnement",
face à un amendement qui n'a "pas sa place dans ce texte
sur le sport" et qui n'a fait l'objet d'"aucune discussion
préalable", même si "sur le fond, le groupe
UDF n'est pas opposé au déremboursement si celui-ci
est justifié".
"Qu'y a-t-il de plus public qu'un débat à l'Assemblée
nationale?" leur a lancé François Goulard (UMP),
tandis qu'Edouard Landrain (UMP) affirmait: "nous volons au
secours de Mme Elisabeth Guigou (ancienne ministre de la Santé)
qui avait mal rédigé sa copie".(AFP)
Les grévistes de la RATP et de
la SNCF soumis à une "rigueur nouvelle"
(16 juillet 2003)
Paris - Un "contrôle" parlementaire fait le point
sur les retenues des jours de grèves à la RATP et
à la SNCF et confirme la "rigueur nouvelle" appliquée
dans ces entreprises, conformément à des "dispositions
statutaires" qui mériteraient toutefois d'être
clarifiées.
Selon le député UMP de la Drôme Hervé
Mariton, rapporteur du budget des transports qui a présenté
son contrôle mercredi devant la Commission des finances de
l'Assemblée nationale, "les dispositions statutaires
concernant les conséquences des faits de grève sur
la rémunération des agents de la RATP et de la SNCF
(...) étaient jusqu'ici rarement intégralement appliquées".
"La nouveauté, s'agissant des grèves de mai et
juin 2003, et qu'elles auront été, pour l'essentiel,
respectées", poursuit ce document présenté
comme le "compte rendu d'un contrôle sur pièces
et sur place", réalisé le 3 juillet.
"Cette rigueur nouvelle aura même permis de bien faire
comprendre des dispositions un peu oubliées. L'idée
était plutôt au paiement, la réalité
statutaire appliquée est au non-paiement", poursuit
ce document.
A la RATP, où "l'impact économique des grèves
se traduit par une perte nette de 19 millions d'euros", quelque
16.211 jours de grève ont été dénombrés
en mai et 28.387 en juin, selon ce texte.
"Le montant moyen de la retenue pour une journée de
grève à la RATP se situe environ à 105 euros",
écrit-il. Les retenues ont été prélevées
"intégralement sur la paie du mois concerné,
sans étalement".
Les agents en grève le 14 mai, mouvement que la direction
avait jugé d'"illégal" en l'absence d'un
préavis, ont été comptés en "absence
irrégulière": ils ont, en plus de la retenue
sur salaire, subi un "impact au niveau du déroulement
de carrière ou sur le plan disciplinaire".
Pour la SNCF, selon ce contrôle, "une perte de "250
millions d'euros pour l'établissement public et de 280 millions
pour le groupe SNCF" devrait peser sur les comptes.
Au total 13 jours de grève ont été suivis entre
le 3 avril et le 19 juin.
Pour l'étalement des retenues sur salaires des cheminots,
"des principes plus stricts que par le passé ont été
définis", note le député: "la période
de retenue ne peut excéder 3 mois, avec un minimum de 3 jours
par mois".
Les syndicats de cheminots avaient vivement contesté cet
étalement restreint, affirmant que certains salariés
se retrouvaient avec des feuilles de paie sérieusement amputées
à l'approche des grandes vacances.
La RATP a estimé que le salarié ayant fait grève
le vendredi mais pas le lundi devait être payé le week-end.
En revanche, la SNCF "considère qu'un agent ayant fait
grève le vendredi mais pas le lundi ne sera pas payé
le samedi et le dimanche, sauf déclaration contraire de l'agent".
Au vu de ces variantes, M. Mariton a souhaité que "les
conséquences des faits de grève sur les rémunérations
de ces entreprises publiques soient mieux explicitées, mieux
synthétisées, mieux coordonnées".
Le ministère de l'Equipement, où un contrôle
a également été effectué, a lui même
appliqué une jurisprudence datant de 1978 (arrêt Omont),
selon laquelle "les jours fériés ou chômés
intercalés entre deux jours de grève consécutifs
n'ont pas à être payés".
L'estimation du montant des "traitements et primes retenus
du fait des jours de grève" au ministère s'elève
à 8,67 millions d'euros, selon le député qui
estime que "la synthèse des évènements
et l'évaluation de leurs conséquences sont insuffisantes".
(AFP)
Shevaun
Pennington retrouvée saine et sauve, l'ancien Marine arrêté
(16 juillet 2003)
Wigan (Angleterre) - Le retour en Grande-Bretagne de Shevaun Pennington,
12 ans, et l'arrestation à Francfort (Allemagne) de l'ex-Marine
américain de 31 ans avec lequel elle s'était enfuie,
ont mis un terme à une affaire qui a tenu en haleine la population
britannique pendant quatre jours.
Saine et sauve, la jeune fille a retrouvé ses parents mercredi
dans un commissariat de police de Leigh, dans la région de
Manchester (nord-ouest de l'Angleterre), après avoir pris
un avion de Francfort.
Peu avant, la police britannique avait annoncé l'arrestation
à Francfort de Toby Studabaker, avec lequel elle s'était
enfuie. Il a été arrêté dans le cadre
d'un mandat d'arrêt international pour "enlèvement",
a précisé le porte-parole de la police à Wigan
(nord-ouest).
Des sources policières ont révélé également
que M. Studabaker avait téléchargé de la pornographie
enfantine sur l'internet à partir d'un ordinateur qu'il utilisait.
Selon la presse britannique, Toby Studabaker aurait été
accusé par le passé d'avoir agressé sexuellement
des fillettes mais avait été acquitté.
La police britannique a souligné que les enquêteurs
avaient reçu dans cette enquête "toute l'assistance
possible de la part de la police et des autorités françaises".
Elle a aussi affirmé avoir bénéficié
d'une "excellente coopération" de la part de la
police et des autorités allemandes et du FBI.
L'écolière avait quitté samedi matin le domicile
familial à Lowton, près de Wigan, dans la région
de Manchester, avec quelques vêtements et son passeport, pour
rejoindre cet Américain avec lequel elle conversait pendant
de longues heures depuis un an, dans des forums de discussions sur
l'internet.
Originaire du Michigan (Etats-Unis), Toby Studabaker avait démissionné
de l'armée américaine fin juin, puis pris un avion
de Detroit à Manchester, où il avait rendez-vous avec
Shevaun.
Les enquêteurs avaient découvert que le couple avait
pris un avion pour l'aéroport parisien de Roissy-Charles
de Gaulle, où leur trace s'était perdue.
Shevaun a pour la première fois donné signe de vie
mardi soir, lors d'un bref coup de téléphone à
ses parents, sans révéler où elle se trouvait.
"Rien n'indiquait qu'elle était sous la contrainte,
elle semblait être dans cette situation de son plein gré",
avait précisé le commissaire Peter Mason.
La belle-soeur du Marine, Sherry Studabaker, interrogée depuis
les Etats-Unis, a exprimé son "soulagement" de
voir Shevaun retrouvée.
Interrogée sur les images pornographiques qui auraient été
téléchargées par son beau-frère, elle
a répondu: "ce n'est pas son genre et nous n'aimons
pas ce qui se dit sur lui".
La jeune fille lui avait fait croire qu'elle avait 18 ou 19 ans
et il était "furieux" quand il s'est rendu compte
qu'elle "lui avait menti sur son âge", avait affirmé
mardi Leo Studabaker, le frère de l'ancien Marine.
Une version qui semblait démentie par la police britannique,
qui a indiqué avoir des preuves que l'ancien soldat connaissait
l'âge véritable de Shevaun. Toby Studabaker était
toujours mercredi après-midi aux mains des autorités
allemandes qui devaient décider de le juger dans le pays
ou l'extrader.
L'affaire a relancé le débat sur la protection des
enfants et adolescents contre les adultes qui font leur connaissance
sur l'internet et dissimulent parfois leur véritable âge
pour les rencontrer à l'insu de leur famille, après
plusieurs cas semblables qui ont terminé en justice.
Un ingénieur informatique a été condamné
à trois ans de réclusion pour avoir agressé
deux adolescentes de treize ans qu'il avait connues par l'internet.
Un conducteur de trains de 35 ans a été condamné
cette année à six ans de prison pour des agressions
sexuelles à l'égard d'une jeune fille de 12 ans qu'il
avait rencontrée dans un forum de discussions. (AFP)
Le
fossile d'un dinosaure découvert au lac du Loch Ness
(16 juillet 2003)
Londres - Les traces d'un dinosaure datant de 150 millions d'années
ont été relevées sur les rives du lac du Loch
Ness, en Ecosse, mais ce ne sont assurément pas celles du
monstre légendaire de ce lac, ont annoncé des scientifiques
mercredi.
Ce fossile du jurassique comporte quatre vertèbres bien préservées
qui auraient appartenu à un plésiosaure de plus de
10 mètres de long. Il a été découvert
par un homme qui l'a retiré d'une eau peu profonde, sur les
bords du Loch Ness.
Gerald McSorley, 67 ans, a remis le fossile au Musée national
d'Ecosse où l'on examine cette découverte rare, la
première de cette importance dans la région depuis
un siècle.
"Les chances que le fossile soit originaire de l'endroit où
il a été découvert sont très minces
(...) Il a été déposé là, par
des moyens naturels ou non", a indiqué Hannah Dolby,
porte-parole du musée.
"Des prélèvements montrent que le fossile provient
d'un environnement marin plutôt que d'un milieu d'eau douce
comme le Loch Ness", a-t-elle ajouté.
Des récits évoquant une "bête horrible
et de grande taille" circulent depuis des siècles au
sujet du lac écossais, dont la profondeur atteint 200 mètres.
"Nessie" est souvent décrit comme une créature
noire au corps épais et au cou de serpent.
Des webcams filment en permanence le lac et des équipes de
plongée sous-marine passent régulièrement au
peigne fin ses eaux froides, à la recherche de l'insaisissable
animal.
Mais les amateurs du monstre en seront pour leur frais avec le fossile,
qui ne peut en aucun cas prouver l'existence de la créature.
Alors que le fossile remonte à 150 millions d'années
environ, le Loch Ness ne s'est formé qu'il y a 10.000 ans,
à la fin de l'ère glaciaire. (Reuters)
La Terre a rendez-vous avec... Mars
(17 juillet 2003)
Washington - La Terre sera à son plus près de Mars
le mois prochain, un rendez-vous astral qui devrait offrir aux astronautes
amateurs une vue imprenable sur la planète rouge.
La Terre et Mars se rapprochent l'une de l'autre d'environ 30 km
toutes les cinq secondes, une convergence due au fait que les orbites
des deux planètes autour du Soleil suivent une trajectoire
non pas parfaitement circulaire mais elliptique. Elles seront au
plus près le 27 août, soit à environ 55,7 millions
de km, une distance apparement énorme mais relativement petite
à l'échelle de notre système solaire.
Cette opposition planétaire - Mars et la Terre seront alors
parfaitement alignées avec le Soleil - est extrêmement
rare puisqu'elle ne survient que tous les 60.000 ans. L'homme de
Néandertal fut ainsi le dernier à avoir eu une aussi
meilleure vue de la planète rouge.
C'est techniquement vrai, même si en réalité,
la Terre s'est retrouvée à une distance presque aussi
comparable à d'autres époques, notamment aux mois
d'août 1924, 1845 et 1766.
Dès à présent, la planète rouge apparaît
comme un point brillant dès 23h00, remarquable avec sa couleur
rouge orange, dans la constellation du Verseau au cadran sud-est
de l'horizon (si l'on se trouve dans l'hémisphère
nord).
Un simple télescope amateur permet d'apercevoir Mars dans
toute sa splendeur, et en particulier la calotte glaciaire au pôle
sud. Celle-ci, un mélange de glace et de gaz carbonique,
reflète la lumière du Soleil et apparaît comme
une énorme tache blanche.
"Je peux voir la calotte glaciaire de manière spectaculaire
en utilisant mon télescope de 20 cm de diamètre",
explique Ron Wayman, un astronome amateur de Tampa (Floride).
D'ici août, la brillance de Mars augmentera encore, jusqu'à
son apogée le 27 août (avec une magnitude de -2,9).
Seule Vénus est plus brillante dans le ciel constellé
(-4,0).
Pour les astronomes amateurs, bien entendu, la qualité d'observation
dépendra de la puissance du télescope, de l'élévation
de la planète au-dessus de la ligne d'horizon (Mars sera
au plus haut dans le ciel à 03H00 du matin et donc mieux
visible) et de la position de l'observateur (au plus près
de l'équateur est le mieux).
Avec Mars -le Dieu romain de la guerre- et la Terre aussi proches
l'une de l'autre, "si les Martiens voulaient nous envahir,
ce serait le moment", plaisantait cette semaine le quotidien
USA-Today.
L'invasion viendrait plutôt de la Terre: trois sondes, deux
américaines et une européenne, voguent actuellement
vers la planète rouge sur laquelle elles devraient se poser
au début de l'année prochaine. (AFP)
Pour
récupérer son portefeuille, un Polonais empoisonne
une rivière (17 juillet 2003)
Varsovie - Un Polonais employé dans une station d'épuration
à Glowno, près de Lodz, a déversé 600
m3 d'impuretés dans une rivière pour récupérer
son portefeuille qu'il avait laissé tomber dans un réservoir,
a rapporté la télévision publique TVP.
L'homme dont l'identité n'a pas été révélée
a pu ainsi retrouver son portefeuille, avec à l'intérieur
sa carte d'identité, un laissez-passer et 30 zlotys (6,6
euros), a précisé la télévision.
Des dizaines de poissons morts ont pas la suite été
vus dans la rivière polluée de Mrogi, ont affirmé
des pêcheurs locaux devant la caméra. Une enquête
a été ouverte pour évaluer les dégâts.
(AFP)
Le
Parlement supprime le "mercredi sans chasse"
(17 juillet 2003)
L'Assemblée a voté jeudi le texte présenté
par la ministre de l'Ecologie Roselyne Bachelot tel que le Sénat
l'avait adopté en première lecture le 11 juin. Les
groupes UMP et UDF ont voté pour, le groupe socialiste et
les élus Verts contre et le groupe PC s'est abstenu.
Le texte supprime la
"journée de non chasse" hebdomadaire instaurée
par la loi du 26 juillet 2000, présentée par la ministre
Verte Dominique Voynet. Il laisse aux préfets la possibilité
de limiter le nombre des jours de chasse en concertation avec les
chasseurs, comme c'était le cas avant 2000. Le projet de
loi proposait dans sa version initiale de remplacer ce "mercredi
sans chasse" par un jour variable fixé par le préfet
dans chaque département, en concertation avec les fédérations
de chasseurs. Mais beaucoup de députés, UMP notamment,
jugeaient cette proposition insuffisante.
Le texte place l'Office
national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) sous la double
tutelle des ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture.
Cet office était jusqu'ici sous la seule tutelle du ministère
de l'Ecologie. Il prévoit également de renforcer les
pouvoirs des présidents des sociétés de chasse
lors des assemblées générales des fédérations
et propose de réduire les contrôles de l'administration
en ce qui concerne les budgets des fédérations.
Enfin, il légalise
la chasse de nuit dans 27 départements, au lieu de 21, et
autorise les fédérations départementales des
chasseurs à gérer leurs réserves comme elles
l'entendent.
La police britannique interroge Toby
Studabaker à Francfort (17 juillet 2003)
Frankfort - Un Américain de 31 ans, Toby Studabaker, arrêté
à Francfort sur un mandat international lancé par
la justice britannique pour l'enlèvement présumé
d'une jeune Anglaise de 12 ans, était interrogé par
la police britannique, jeudi, en attendant une possible extradition
vers la Grande-Bretagne.
Toby Studabaker, cet ancien Marine de 31 ans originaire de Constantine
dans le Michigan avait disparu samedi en compagnie de Shevaun Pennington.
Il avait été arrêté mercredi à
la mi-journée dans une rue de Francfort non loin du consultat
des Etats-Unis où il comptait se rendre. La jeune adolescente,
elle, avait déjà embarqué à Stuttgart
dans l'avion qui la ramenait en Angleterre.
L'ex-Marine devrait être présenté à un
juge plus tard. Ce dernier doit lui notifier sa détention
en vue de son extradition, a précisé Hildegard Becker-Toussaint,
une porte-parole du bureau du procureur de Francfort.
Dans un premier temps, les autorités allemandes avaient envisagé
une éventuelle inculpation en Allemagne mais Becker-Toussaint
a déclaré que cette inculpation était à
présent "extrêmement improbable".
Studabaker et l'adolescente avaient quitté la Grande-Bretagne
ensemble samedi et ils avaient été signalés
à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle dans la soirée.
Ils ont passé deux nuits en France mais, semble-t-il, n'ont
pas dormi en Allemagne avant que Studabaker ne dépose l'adolescente
à l'aéroport de Stuttgart mercredi matin, a dit Becker-Toussaint.
"Il l'a mise dans l'avion. Au moment où ils sont arrivés
en Allemagne, leur aventure était pratiquement terminée",
a dit la porte-parole du procureur de Francfort. (AP)
Orages: état de catastrophe
naturelle pour cinq départements (17 juillet 2003)
Paris - Roselyne Bachelot, ministre de l'Ecologie, a annoncé
que le gouvernement décréterait l'état de catastrophe
naturelle dans les cinq départements touchés par des
orages meurtriers.
"Les arrêtés de catastrophe naturelle seront pris
dans les départements concernés: Landes, Pyrénées-Atlantiques,
Gironde, Maine-et-Loire, sud de la Charente-Maritime", a-t-elle
précisé sur France 2.
"Les préfets sont en train d'instruire le dossier et
présenteront ces dossiers au gouvernement", a-t-elle
ajouté.
L'état de catastrophe naturelle facilite l'indemnisation
des victimes des intempéries.
A compter de la publication de l'arrêté ministériel
constatant l'état de catastrophe naturelle, les victimes
disposeront d'un délai de dix jours pour effectuer une déclaration
de sinistre (dommages matériels) auprès de leur compagnie
d'assurances.
Les violents orages survenus dans la nuit de mardi à mercredi
dans le Grand Ouest ont fait cinq morts. Le ministre de l'Intérieur,
Nicolas Sarkozy, se rendra jeudi après-midi dans les Landes
où il visitera les principales communes touchées:
Biscarrosses, Saint-Eulalie, Mimizan et Sanguinet. (Reuters)
Paris entend se battre pour la baisse
de TVA sur les disques (17 juillet 2003)
Paris - Le ministre français de la Culture, Jean-Jacques
Aillagon, a regretté le refus de la Commission européenne
de proposer une réduction du taux de TVA sur les disques
et cassettes enregistrées et a assuré que Paris continuerait
à se battre pour obtenir cette baisse.
Dans un communiqué, il souligne toutefois que les propositions
de l'exécutif européen peuvent être modifiées
par le Conseil des ministres des Finances des Quinze.
Il précise qu'il réunira dans les prochains jours
les professionnels du disque "pour évoquer avec eux
la situation et leur réitérer la détermination
du gouvernement".
Mercredi, la Commission européenne a proposé une refonte
totale des taux réduits de TVA dans l'Union, qui permettrait
notamment de réduire en France le taux de TVA dans la restauration
de 19,6% actuellement à 5,5%, comme l'avait promis Jacques
Chirac.
Elle a toutefois refusé de mettre les disques et autres supports
culturels sur la liste des taux réduits, notant que ces produits
circulent et qu'une distorsion de concurrence pourrait donc se produire.
Jean-Jacques Aillagon "note avec regret" cette décision.
"Il appartient désormais au Conseil des ministres des
Finances de l'Union européenne de décider des suites
à donner à la proposition de la Commission. Le Conseil
peut en effet décider de modifier le texte proposé
par la Commission pour ajouter ou pour retirer certains produits.
Ce débat reprendra à l'automne prochain", précise
le communiqué.
"D'ici là, le gouvernement français continuera
de se battre, comme il le fait sans relâche depuis plus d'un
an, pour convaincre ses partenaires européens de la nécessité
de favoriser la baisse de la TVA sur les disques", poursuit-il.
(Reuters)
Un
gène pourrait prédisposer à la dépression
(17 juillet 2003)
Washington - Des événements traumatisants, comme la
mort d'un proche ou la perte de leur emploi, plongent certaines
personnes dans une dépression profonde alors que d'autres
surmontent les mêmes difficultés plus facilement. Un
gène pourrait expliquer cette différence, selon une
nouvelle étude publiée vendredi par la revue Science.
L'étude a porté sur deux formes du gènes 5-HTT,
qui aide à réguler une substance chimique du cerveau,
la sérotonine. Elle montre que les adultes qui sont dotés
de la forme courte du gène sont davantage susceptibles de
sombrer dans la dépression après avoir vécu
des événements dramatiques que ceux qui sont porteurs
de la forme longue.
Selon les experts, l'étude établit pour la première
fois un lien génétique direct entre des événements
éprouvants sur le plan émotionnel et le déclenchement
de la dépression. "C'est une découverte très
importante et une réelle avancée", souligne le
Dr Thomas Insel, directeur de l'Institut national américain
de santé mentale.
La dépression peut provoquer un état de tristesse,
de léthargie, une dévalorisation de soi, une perte
d'intérêt dans les activités de la vie courante,
un changement d'alimentation et du rythme du sommeil, ainsi qu'une
obsession de la mort. Non traitée, elle peut conduire au
suicide. Cette affection a également été associée
à un risque plus élevé de maladies cardiaques
et de décès, notamment chez les hommes.
Au cours de l'étude, les chercheurs de l'université
du Wisconsin, du King's College de Londres et de l'université
d'Outage en Nouvelle-Zélande ont analysé le type de
gène 5-HTT chez 847 adultes en Nouvelle-Zélande.
Il existe deux formes de 5-HTT, la longue et la courte. Un individu
peut hériter de deux copies de la forme longue, de deux copies
de la forme courte, ou de l'une de chaque. Les chercheurs se sont
concentrés sur les personnes qui avaient vécu quatre
événements traumatisants sur une période de
cinq ans, comme la mort d'un proche, la rupture de leur mariage
ou la perte de leur emploi.
Selon les auteurs, les sujets présentant au moins une copie
de la forme courte avaient plus de risque de souffrir de la dépression,
ce qui donne à penser que cette forme du gène entraîne
une sensibilité accrue au stress. En revanche, ceux présentant
uniquement la forme longue étaient plus résistants
à la dépression et toléraient mieux le stress.
La dépression a été diagnostiquée chez
au moins 33% des sujets qui avaient au moins une copie de la forme
courte du gène. Elle n'a été dépistée
que chez 17% de ceux qui avaient deux copies de la forme longue.
Selon les chercheurs, des tests ont également montré
que ceux qui avaient au moins une copie de la forme courte étaient
presque trois fois plus susceptibles de penser au suicide ou de
faire une tentative de suicide, que ceux qui n'étaient porteurs
que de la forme longue.
Le Dr Insel souligne que la différence observée entre
les formes de 5-HTT réside dans la régulation de la
sérotonine, un neurotransmetteur. La version courte du gène
n'est pas aussi efficace pour contrôler le flux de sérotonine
que la version longue, explique-t-il.
Les principaux auteurs de l'étude sont le Dr Avshalom Caspi
du King's College et le Dr Terrie Moffitt de l'université
du Wisconsin. (AP)
Quinze mesures pour relancer l'agriculture
biologique en France (17 juillet 2003)
Paris - L'agriculture biologique qui ne représente que 1,8%
de la surface agricole utile en France accuse un fort retard sur
les autres pays européens, déplore le député
de Haute-Savoie Martial Saddier, préconisant 15 mesures pour
développer ce secteur, dans un rapport publié jeudi.
Le ministre de l'Agriculture, Hervé Gaymard, présent
à la remise du rapport, a indiqué qu'il annoncera
un "plan pluriannuel pour l'agriculture biologique à
l'automne après une concertation avec tous les interlocuteurs
de la filière".
Alors qu'elle était pionnière au début des
années 1980, l'agriculture biologique française est
tombée au 25ème rang mondial et au 13ème rang
au sein de l'Union Européenne, avec seulement 518.000 hectares
en 2002. Elle est toutefois en constante progression depuis 2000
suite au plan pluriannuel de développement de l'agriculture
biologique (PPDAB) lancé par Philippe Vasseur, alors ministre
de l'Agriculture, en 1997.
Il faut cesser de "sur-réglementer" l'agriculture
biologique en France, réclame le député de
Haute-Savoie, qui y voit une "condition de survie" de
ce secteur. M. Saddier suggère d'oeuvrer à "une
harmonisation des contrôles et des contraintes ainsi que des
aides" au niveau européen.
L'apparition d'un logo unique commun à toute l'agriculture
biologique de l'Union européenne - qui pourrait cohabiter
quelques temps avec le logo français AB - est souhaité
comme garantie de cette harmonisation et de la fin des distorsions
de concurrence.
Une vaste campagne de promotion de l'agriculture biologique française,
à l'instar de celles menées par les autres pays européens,
est aussi vivement recommandée.
L'agriculture biologique pourrait également être pionnière
pour la mise en place d'un observatoire stratégique sur la
formation du prix des produits du producteur au consommateur et
sur la conclusion d'un nouveau partenariat avec la grande distribution.
Concernant la délicate question des OGM (organismes génétiquement
modifiés), les agriculteurs biologiques, qui n'en utilisent
pas, devraient pouvoir compter sur une indemnisation - en cas de
contamination de leurs produits - qui reste à définir
car actuellement les assureurs refusent ce type d'engagement.
Le rapport estime que "le même seuil de tolérance
de résidus retenu pour l'agriculture conventionnelle devrait
s'appliquer" à l'agriculture biologique.
En France, les cinq premières régions pour l'agriculture
biologique sont les Pays de Loire (près de 60.000 ha), Midi-Pyrénées,
Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes et la Bretagne. Mais les
plus forts taux de croissance au cours des deux dernières
années s'observent en Midi-Pyrénées, Franche-Comté
et Limousin.
La taille moyenne des exploitations en agriculture biologique est
de 48 ha contre 43 ha en agriculture conventionnelle. (AFP)
Des
caleçons et un carnet de John F. Kennedy aux enchères
(17 juillet 2003)
Morris Plains , New Jersey - Des caleçons et des pyjamas
ayant appartenu au président américain John F. Kennedy
ainsi qu'un maillot de bain et des tubes de rouge à lèvres
de sa femme Jacqueline Kennedy Onassis seront mis aux enchères
samedi.
La vente, organisée par Dawson's Auctioneers & Appraisers,
à Morris Plains, dans le New Jersey, rassemble plus de 300
articles, du saugrenu - des caleçons de la Navy datant de
la Deuxième guerre mondiale, avec l'étiquette cousue
"Jack Kennedy" - à l'objet historique: un cahier
de notes personnel de la campagne présidentielle.
Les articles ont été mis en vente par Mary Gallagher,
secrétaire personnelle de Jacqueline Kennedy entre 1957 et
1964, et par Providencia Paredes, sa dame de compagnie entre 1959
et 1965.
Le carnet de notes de Kennedy, 22 pages de listes, idées
de discours et écrits de campagne, sera mis à prix
à 7.500 dollars et pourrait être adjugé entre
15.000 et 20.000 dollars.
Une poupée Barbie japonaise, qui a appartenu à Caroline,
la fille de Kennedy, sera également mise en vente. (Reuters)
Inculpation pour meurtre d'un Allemand
soupçonné d'avoir tué et mangé une victime
consentante (17 juillet 2003)
Cassel, Allemagne - Un Allemand de 41 ans, soupçonné
d'avoir tué, démembré et mangé la chair
d'un autre homme qui avait donné son consentement pour cela
sur Internet, a été inculpé de meurtre jeudi.
Armin M., un informaticien, a perpétré ce meurtre
en mars 2001, a déclaré le procureur Hans-Manfred
Jung lors d'une conférence de presse à Cassel, une
ville située dans le centre de l'Allemagne. Il a été
arrêté en décembre dernier.
"Il est certain que le crime a été commis avec
l'accord de la victime", a affirmé M. Jung. Mais les
procureurs ont qualifié ce décès de meurtre,
et non d'euthanasie, parce que des éléments de l'enquête
montrent qu'il a été commis à l'initiative
du suspect.
Le suspect a tué Bernd Juergen B., un Berlinois de 43 ans,
en le poignardant dans la gorge à son domicile, à
Rotenburg, selon les procureurs. Il aurait coupé le corps
en morceaux, en aurait congelé certains, et aurait enterré
les autres, tout en enregistrant le crime sur une vidéo qui
a été utilisée comme preuve.
Armin M. risque la prison à vie s'il est reconnu coupable.
Selon les procureurs, la police a traqué le suspect après
avoir été alertée par un étudiant en
Autriche. Il avait vu une annonce placée sur Internet par
Armin M., expliquant qu'il cherchait un homme désireux d'être
tué et mangé.
Les policiers qui ont fouillé sa maison ont retrouvé
de la chair humaine et des os. (AP)
Une source d'eau douce va jaillir en
pleine mer (17 juillet 2003)
Menton (Alpes-Maritimes) - Le 23 juillet, une source d'eau douce
jaillira de la Méditerranée à un demi-mille
de Menton.
Située dans les eaux italiennes, la source de la Mortola
se perd depuis 10.000 ans dans les eaux méditerranéennes
par 36 mètres de fond.
A l'ère quaternaire, lorsque le climat de la planète
s'est réchauffé, la fonte des glaciers a entraîné
une montée de 180 mètres du niveau des mers. La source
de la Mortola qui jaillissait à l'air libre a alors été
engloutie.
La société Nymphea Water, spécialisée
dans l'exploration et l'exploitation de sources d'eau douce sous-marine,
a décidé de la faire renaître.
Au terme d'une semaine de travaux, entamés mercredi, une
fontaine flottante devrait fonctionner en surface après l'installation
d'un système de captage placé sur la bouche de la
source. Ce sera une première mondiale due au directeur de
Nymphea Water, Pierre Becker, surnommé "le sourcier
de la mer".
Si tout fonctionne comme prévu, le captage industriel se
fera dans un second temps.
Connue depuis des siècles, figurant sur toutes les cartes
marines, mais jamais exploitée faute de moyens, la source
de la Mortola est réputée pour la qualité exceptionnelle
de son eau et ses vertus curatives.
D'un débit d'une centaine de litres à la seconde,
son captage et son acheminement par pipeline vers la côte
viendra compléter les urgents besoins en eau des villes de
Menton et Vintimille.
L'exploitation de cette source va constituer une vitrine technologique
considérable pour les ingénieurs, les techniciens
et les plongeurs de Nymphea Water qui ont travaillé en association
avec la Comex sur ce projet. Jusqu'en octobre, ils feront visiter
le site à des élus, des décideurs et des représentants
de nombreux pays concernés par le manque d'eau.
Des Etats possèdent, souvent sans le savoir, cette richesse
qu'est l'eau douce à quelques encablures seulement de leurs
côtes. Plusieurs délégations venues d'Arabie
Saoudite, de Syrie, du Liban, d'Oman et d'Espagne sont attendues
dans les prochains jours à Menton. (Reuters)
Tony
Blair n'est pas "dingue", assure Downing Street (17
juillet 2003)
Londres - Tony Blair n'est pas "dingue", a assuré
jeudi son porte-parole, démentant les résultats d'une
étude pour l'hebdomadaire de gauche New Statesman qualifiant
le Premier ministre britannique de "psychopathe capable de
se réinventer avec une remarquable habileté".
"Le terme +dingue+, si je peux me permettre, est à mon
avis un peu dingue", a commenté le porte-parole de Downing
Street, qui réagissait au verdict sur la santé mentale
de M. Blair prononcé par plusieurs psychologues et psychiatres
pour le New Statesman.
"Une idée se dégage nettement: il semble y avoir
quelque chose qui ne tourne dangereusement pas rond dans l'esprit
d'Anthony Charles Lynton Blair, un homme qui ne sait pas vraiment
où ou qui il est", indique l'hebdomadaire. "De
façon plus technique, il peut être considéré
comme un psychopathe capable de se réinventer avec une remarquable
habileté, comme un acteur", ajoute le périodique.
"Il fait partie de ces rares hommes politiques qui n'ont jamais
dit de mensonge parce qu'il croit totalement à ce qu'il dit
- que ce soit sur les transports publics, les hôpitaux, les
écoles, les armes de destruction massive", poursuit
l'hebdomadaire.
Sans surprise, Downing Street a pris la défense de M. Blair,
qui s'est envolé jeudi matin pour une tournée diplomatique
aux Etats-Unis et en Asie.
La cote de popularité et de confiance du Premier ministre
s'est effondrée ces derniers mois. Le chef du gouvernement
est notamment soupçonné d'avoir exagéré
la menace des armes irakiennes pour mieux "vendre" la
guerre en Irak à son opinion publique et à son Parlement.
"Vous n'avez qu'à regarder ce que le Premier ministre
a réussi ces six derniers mois, sur des questions internationales
de premier plan comme l'Irak, sur les progrès en vue d'un
règlement au Proche-Orient, ou sur les services publics britanniques",
a toutefois insisté son porte-parole.
"Je crois qu'on a là un Premier ministre qui a un sens
très clair de la voie à suivre et qui comprend parfaitement
les questions et décisions difficiles auxquelles ce pays
est confronté", a-t-il estimé. (AFP)
Une
fillette disparue retrouvée sous ses jouets (17
juillet 2003)
Berlin - Une mère paniquée a déclenché
une opération de recherche pour retrouver sa fille âgée
de trois ans, avant que la petite n'émerge d'une montagne
de jouets plusieurs heures plus tard, a annoncé la police.
Trois voitures de police ont quadrillé les environs du domicile
familial, situé à Lübeck, dans le nord de l'Allemagne,
avant que l'équipe chargée d'inspecter la maison ne
découvre l'enfant cachée sous un tas de jouets.
"La petite a été un peu surprise par toute cette
agitation", a expliqué un policier. "Ensuite, elle
est allée au lit et s'est endormie". (Reuters)
Pas de publicité pour les préservatifs
SVP, on est à table (17 juillet 2003)
Hanoi - Le Vietnam a interdit la publicité radiophonique
et télévisée pour les préservatifs,
les serviettes hygiéniques et quelques autres produits pendant
l'heure du dîner.
Ces publicités sont "inesthétiques et en contradiction
avec la psychologie et les traditions vietnamiennes", explique
le ministère de la Culture et de l'Information, chargé
de la censure.
Cette interdiction, qui prend effet immédiatement, porte
également sur les publicités pour le papier toilette
et les médicaments pour traiter les maladies de peau.
Le ministère n'a pas expliqué pourquoi l'interdiction
ne porte que sur la tranche 18-20 heures, mais ce créneau
horaire correspond à un pic d'audience et à l'heure
à laquelle la majorité des Vietnamiens dînent.
"C'est une très bonne idée, regarder ce genre
de publicité pendant le dîner c'est dégoûtant",
s'est réjoui Tran Huyen Trang, une femme d'affaires qui travaille
à Hanoï. (Reuters)
Robe de mariée sertie de diamants
pour richissime new-yorkaise (18 juillet 2003)
New York - Une robe de mariée en soie ornée de 1.100
diamants de 300 carats chacun et d'une valeur de 300.000 dollars
(267.500 euros) sera portée cet été par une
mystérieuse new-yorkaise.
La future mariée, dont le père a payé la robe,
refuse que son nom ou la date de son mariage soient rendus publics,
a précisé John d'Agostino, un des assistants du créateur
de la robe, Anthony La Bate.
Les robes de mariées du créateur coûtent en
général entre 1.000 dollars (892 euros) et 10.000
dollars (8.920 euros) , a-t-il ajouté.
Les robes les plus chères chez Bergdorf Goodman atteignent
quant à elles 40.000 dollars (35.667 euros), a déclaré
Mindy Woon, une des responsables du salon mariage du grand magasin
de luxe new-yorkais.
"Je n'ai jamais entendu parler d'une robe aussi chère",
a-t-elle dit. "C'est probablement trois fois les dépenses
que la plupart des gens engagent pour l'ensemble du mariage."
(Reuters)
Remise en liberté d'Yvan Colonna:
décision vendredi après-midi (18 juillet
2003)
Paris- La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris se
prononcera vendredi après-midi sur la demande de remise en
liberté d'Yvan Colonna, l'assassin présumé
du préfet Erignac, arrêté le 4 juillet après
une fuite de quatre ans, a-t-on appris de sources judiciaires.
Le parquet général de la cour d'appel s'est opposé
à cette demande, précise-t-on de même sources.
Yvan Colonna a été mis en examen le 5 juillet pour
l'attentat contre la gendarmerie de Pietrosella (Corse-du-Sud) où
l'arme ayant servi à tuer le préfet de Corse a été
dérobé et pour l'assassinat de Claude Erignac en février
1998.
Lors de sa première audition sur le fond mercredi, Yvan Colonna
s'est dit étranger aux faits qui lui sont reprochés.
(AP)
La chasse débutera partiellement
le 9 août (18 juillet 2003)
Dans un communiqué publié vendredi, Roselyne Bachelot
explique que la "préparation de ces arrêtés
a donné lieu à une large concertation" et que
les dates retenues découlent des travaux de l'observatoire
national de la faune sauvage et de ses habitats. Traditionnellement,
l'ouverture de la chasse donne lieu à des affrontements,
parfois violents, entre défenseurs des oiseaux et chasseurs.
Cette année, la ministre de l'Ecologie a autorisé
dès le 9 août la chasse aux oiseaux d'eau dans le domaine
public maritime. La chasse aux bécassines a aussi été
autorisée dès le 9 août sur certains territoires
et sous certaines conditions. L'ouverture de la chasse aux oiseaux
d'eau (oies, canards, rallidés, limicoles) à l'intérieur
des terres a été fixée au 30 août. L'ouverture
générale de la chasse aux espèces sédentaires
est, elle, généralement fixée en septembre.
Un arrêté particulier a été pris pour
le département du Bas-Rhin où 24 espèces chassables
au plan national, notamment les canards, les oies et les alouettes
des champs, ne pourront être chassées cette année.
Intermittents: " ce qui est fait,
est fait", déclare Ernest-Antoine Seillière
(18 juillet 2003)
Paris- "Ce qui est fait est fait; les négociations ont
eu lieu", a déclaré vendredi le président
du Mouvement des entreprises de France Ernest-Antoine Seillière
au sujet du régime d'assurance-chômage des intermittents
du spectacle, estimant que cet accord est "bon" et "sauve
le système des intermittents".
"Nous avons toujours pensé qu'il fallait corriger le
système et nous avons dit s'il ne veut pas se corriger et
si on veut le protéger tel qu'il est, (c'est) entretenir
ces 800 millions d'euros de déficit au profit de 100.000
personnes dont beaucoup d'ailleurs n'y ont pas droit", a-t-il
déclaré sur Europe-1.
Et de lancer: "qu'est-ce que le Medef est venu faire dans cette
galère? Pourquoi tous les salariés, toutes les entreprises
de notre pays paient-elle la politique de la culture dans notre
pays?"
"Soixante euros par salarié sur les 15 millions de salariés
français, chacun paye une demi-redevance télévision
occulte pour le spectacle dans notre pays", a lancé
le patron des patrons, en conflit avec la Fédération
CGT du spectacle majoritaire chez les intermittents.
M. Seillière a reconnu que le mouvement des intermittents
a eu "énormément de conséquences, d'annulations
de festivals, des réactions émotionnelles et passionnelles".
"Mais on voit aussi actuellement les citoyens (...) défendre
leurs festivals contre les excès en réalité
de la CGT en guerre contre la CFDT", s'est-il réjoui,
saluant au passage le "sang froid" du ministre de la Culture
Jean-Jacques Aillagon.
Pour M. Seillière, "il y a une règlement de comptes
général" entre ces deux syndicats, et le Medef
a fait son devoir de gestionnaire de l'assurance-chômage"
en rétablissant "un peu d'ordre dans cette espèce
de triangle du silence" employeurs-salariés-ministère
de la Culture. (AP)
Des associations de défense des
homosexuels reçus par Raffarin (18 juillet 2003)
Paris- Jean-Pierre Raffarin reçoit vendredi des militants
d'associations défendant les droits des homosexuels -une
première pour un Premier ministre en exercice- auxquels il
entend réaffirmer sa volonté de lutter contre l'homophobie.
Le chef du gouvernement rencontrera tour à tour des responsables
de l'interassociative-LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans), qui
organise chaque année la "Gay Pride", et les animateurs
de Gay Lib', mouvement d'homosexuels libéraux affilié
à l'UMP.
Il recevra également lundi Jean-Luc Romero, secrétaire
national à l'UMP et président de l'association "On
est là", qui s'est illustré ces dernières
années par ses critiques à l'égard d'une droite
jugée trop homophobe.
A Matignon, on indique que M. Raffarin est "par définition
un adversaire résolu de l'intolérance et donc de l'homophobie,
qu'il considère comme une trace d'archaïsme dans notre
société". On souligne aussi qu'il était
"plutôt ouvert" sur la question du PACS, contrairement
à la quasi-totalité des parlementaires de droite.
Les responsables associatifs entendent lui lancer un appel pressant
à une législation contre les propos homophobes en
rappelant les promesses de campagne de Jacques Chirac. Le chef de
l'Etat avait estimé qu'il fallait "à l'évidence
une condamnation de l'homophobie", dans un entretien accordé
au mensuel gay Têtu en avril 2002.
"La balle est dans le camp du gouvernement. Il s'agit peut-être
d'un nouveau cap", a déclaré à l'AFP Alain
Piriou, porte-parole de l'inter-LGBT, en prévenant que "de
simples déclarations d'intention ne suffiront pas".
"Nous souhaitons autre chose qu'une opération de communication".
Il attend notamment du Premier ministre "un ordre du jour,
des dates et un contenu". Outre la pénalisation de l'homophobie,
qui "recule globalement dans la société"
mais "persiste sur certains terrains", il compte aborder
la question de l'amélioration du PACS, regrettant le "refus
idéologique" du gouvernement de reconnaître les
mêmes droits sociaux aux pacsés qu'aux conjoints (carte
de séjour, retraites, réversion).
D'autres "dossiers en panne" devraient aussi être
évoqués, tels l'homo-parentalité, "difficile
à aborder" avec la droite, le droit d'asile et enfin
les transsexuels, qui "n'ont jamais voix au chapitre".
"La droite estime avoir fait son mea culpa mais il faut qu'elle
le prouve concrètement", a conclu M. Piriou.
De son côté, M. Romero entend lui aussi plaider auprès
du Premier ministre pour la "mise en place d'une loi réprimant
les propos homophobes". "La droite a une chance historique
de mettre en place quelque chose que la gauche n'a pas été
capable de faire. C'est la première fois qu'un Premier ministre
rencontre ces associations, ce n'est pas anodin. C'est une main
tendue aux homosexuels. On assiste à une vraie révolution
de la droite, après les erreurs du passé", a-t-il
dit à l'AFP.
Malgré la présence de Roselyne Bachelot, très
en pointe sur la défense du PACS, et d'un ministre ouvertement
gay, Jean-Jacques Aillagon, le gouvernement Raffarin compte en effet
une dizaine d'anciens députés qui avaient ferraillé
contre le PACS à l'automne 1998.
Certains, comme Renaud Dutreil ou Henri Plagnol, avaient revêtu
des T-shirts "PACS out" tandis que Jean-François
Mattei avait estimé que "derrière l'alibi de
la solidarité se profile la légitimation sociale de
l'homosexualité".
L'animateur principal de Gay Lib', Emmanuel Blanc, n'a pu être
joint par l'AFP. (AFP)
Un expert britannique en armes biologiques
retrouvé mort à Londres (18 juillet 2003)
Londres- Le corps retrouvé vendredi dans l'ouest de Londres
(Oxfordshire) correspond à celui de David Kelly, l'expert
disparu depuis jeudi après avoir été mis en
cause par Downing Street dans la polémique avec la BBC sur
le dossier irakien, a annoncé la police de Thames Valley,
sans formellement l'identifier.
Avant que la police n'annonce avoir retrouvé le corps, un
porte-parole de Downing Street s'était déclaré
"évidemment très inquiet pour David Kelly".
"Nous espérons qu'il rentrera sain et sauf chez lui",
avait-il ajouté et "nos pensées sont avec sa
famille et ses amis". Le corps a été retrouvé
à environ 5 miles (8 km) du domicile de David Kelly, a précisé
la police. "C'est une enquête très délicate",
a souligné le porte-parole de la police, ajoutant que "pour
l'instant, le corps n'a pas été identifié".
Cette identification prendrait sans doute plusieurs heures.
David Kelly, 59 ans, conseiller en armement du gouvernement de Tony
Blair, n'a pas réapparu à son domicile d'Abingdon
(à l'ouest de Londres) depuis jeudi 15H00 locales (14H00
GMT), après avoir dit à son épouse qu'il allait
se promener. Le scientifique a été l'objet d'une forte
pression de la part de la commission des Affaires étrangères
de la Chambre des Communes qui enquête sur les conditions
d'entrée en guerre de la Grande-Bretagne contre l'Irak. Mardi,
il s'était défendu d'être "la source principale"
de la BBC à l'origine de l'affirmation selon laquelle Downing
Street aurait "gonflé" le rapport de septembre
2002 sur l'Irak, contredisant la thèse du ministère
de la défense.
Si le corps retrouvé vendredi matin est celui de David Kelly,
"c'est une tragédie", a affirmé le député
conservateur Richard Ottaway, qui fait partie de la commission des
Affaires étrangères des Communes. Adam Boulton, le
spécialiste des affaires politiques de Sky News qui voyage
avec le Premier ministre britannique Tony Blair en Asie, a pour
sa part estimé que si la mort de David Kelly est confirmée,
il s'agit d'une "crise gouvernementale de grande ampleur".
Richard Ottaway a confirmé vendredi que "lors de la
réunion de la semaine dernière, David Kelly avait
fait allusion au style de pression qu'il subissait". "Les
gens comme le docteur Kelly ne sont pas habitués à
l'exposition qu'il vient de vivre", a-t-il estimé.
"J'ai assisté à la réunion de la Commission
au début de la semaine où il a été dit
qu'il avait été très mal traité. Et
cela a été dit dans une lettre adressée au
ministère de la défense", a-t-il souligné.
Selon John Maples, un autre membre de la commission, interrogé
sur la BBC télévision, de nombreux membres de la commission
avaient le sentiment que David Kelly était un "bouc
émissaire" dans la polémique entre Downing Street
et la BBC.
Le directeur de la commission, le travailliste Donald Anderson,
s'est dit "choqué" par la nouvelle de la disparition
de M. Kelly, affirmant qu'il semblait "détendu"
lors de son audition de mardi. "Il a dit à son épouse
qu'il allait faire une promenade et n'est jamais revenu", a
précisé la porte-parole.
La famille a appelé la police à 23H45 locales (22H45
GMT), soulignant que ce n'était "pas son genre"
de la laisser sans nouvelles. Il avait l'habitude de marcher deux
ou trois heures mais pas seul. David Kelly, microbiologiste renommé,
a fait partie des inspecteurs en désarmement envoyés
par l'Onu sur le terrain en Irak, où il s'est rendu à
37 reprises de 1994 à 1999. Après avoir conseillé
le ministère britannique des Affaires étrangères,
il est aujourd'hui affecté au ministère de la défense,
au sein d'une équipe chargée de contrôler la
prolifération des armements. (AFP)
Napster:
recours de Bertelsmann contre la plainte d'EMI et d'Universal
(18 juillet 2003)
Guetersloh - Le groupe allemand de médias Bertelsmann a déposé
jeudi un recours devant le tribunal fédéral de New
York pour obtenir le rejet d'une plainte déposée contre
lui par les géants de l'édition musicale EMI et Universal
Music Group, a-t-il indiqué dans un communiqué.
Le groupe allemand estime "infondées" les accusations
de ses concurrents, qui l'accusent d'avoir tiré profit d'une
entreprise illégale consistant à soutenir indûment
le défunt site web de musique gratuite Napster.
Les plaignants réclament à Bertelsmann quelque 17
milliards de dollars de dommages et intérêts, selon
des informations de presse. Le site Napster, gigantesque librairie
musicale en ligne, a permis pendant plusieurs années le téléchargement
gratuit de millions de fichiers MP3 à travers le monde. Il
a été fermé durant l'été 2001
sur ordre de la justice, après une longue bataille de l'industrie
du disque. (AFP)
Afrique
du Sud: Nelson Mandela a 85 ans (18 juillet 2003)
Johannesburg - Le coup d'envoi des célébrations du
85ème anniversaire de Nelson Mandela a été
donné jeudi à Johannesburg par la remise à
l'ancien chef d'Etat sud-africain et co-lauréat du Prix Nobel
de la paix d'un recueil en son honneur intitulé "De
la liberté vers le futur".
L'ouvrage de 558 pages, qui sera disponible prochainement, réunit
les allocutions les plus célèbres de M. Mandela et
des textes d'hommages publics à son égard, notamment
ceux du secrétaire général des Nations unies
Kofi Annan et de l'ancien président américain Bill
Clinton. "On me demande souvent l'influence que peut avoir
une personne sur le cours de l'injustice, des conflits, des violations
des droits de l'Homme, de la pauvreté des masses et des maladies",
déclare notamment dans son prologue au livre M. Annan. "Et
je réponds en citant le courage, la ténacité,
la dignité et la magnanimité de Nelson Mandela",
poursuit-il.
Rayonnant et tout sourire, Mandela a chaudement remercié
l'assistance venue au siège de sa Fondation lui remettre
son cadeau. "Je ne m'attendais pas à être honoré
de cette façon. Je ne suis plus qu'un 'has been'", a
commenté Nelson Mandela. "Je ne suis plus président,
je suis une personne ordinaire et je veux que vous me traitiez comme
tel", a-t-il ajouté. L'un de ses amis de longue date,
l'ex-primat anglican sud-africain Desmond Tutu, également
Prix Nobel de la Paix (1984), qui se trouvait parmi l'assistance,
a souhaité à Madiba -surnom affectueux donné
à Nelson Mandela en Afrique du Sud-, marié à
Graça Machel, veuve de l'ancien président du Mozambique,
"encore de très nombreux anniversaires, et aussi de
très nombreux anniversaires de mariage".
"Demain comme vous le savez, M. Nelson Mandela aura 85 ans,
soit 85 années de jeunesse, et il est toujours parmi nous,
fort et vaillant", a déclaré l'un des co-auteurs
de l'ouvrage, le ministre sud-africain de l'Education, Kader Asmal,
en remettant son cadeau à l'ancien président. "En
hommage à Madiba, et comme témoignage du legs qu'il
nous laisse, nous lui offrons ce livre", a poursuivi le ministre
après un "Joyeux anniversaire" chanté à
tout rompre par la foule des invités.
Dans un second prologue au livre, Bill Clinton écrit: "A
85 ans, le président Mandela construit toujours des ponts,
spécialement les ponts qui nous unissent dans la bataille
contre le virus VIH et le sida et qu'il a qualifiée de 'combat
encore plus dur et plus vaste' que la lutte contre l'apartheid".
Mercredi soir, lors du lancement à Johannesburg d'une chaîne
câblée éducative, l'ancien président
sud-africain a annoncé qu'il consacrerait le reste de sa
vie à la lutte contre le sida, pandémie qui touche
actuellement cinq millions de personnes en Afrique du Sud. "Comme
vous le savez, je suis désireux de relever les défis
qui se présentent dans le domaine de la santé, particulièrement
en ce qui concerne le sida", a déclaré Nelson
Mandela, "et je passerai le reste de ma vie à essayer
d'améliorer la prévention et la lutte (contre le sida)
en Afrique du Sud". Le nombre de séropositifs et malades
du sida en Afrique du Sud devrait atteindre 7,7 millions d'ici trois
ans, d'après le rapport annuel d'un cabinet privé
d'audit sur l'emploi. La population sud-africaine est aujourd'hui
estimée à 44 millions. 600 personnes meurent chaque
jour dans le pays du sida ou de maladies opportunistes déclenchées
par l'infection.
Les cérémonies du 85ème anniversaire de "Madiba"
doivent culminer samedi par un dîner de gala à Johannesburg,
qui réunira 1.600 convives dont des têtes couronnées,
des stars de Hollywood, des hommes d'Etat, et des gens ordinaires
qui ont toujours été parmi ses proches. (AFP)