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13 juillet 2003:
- Les malfaiteurs peuvent être trahis par leur odeur
- Les manières des informaticiens indiens à l'origine de malentendus
- Plus de 5.000 spécialistes font le point à Paris sur le sida

14 juillet 2003:
- Vivendi Entertainment: Liberty Media veut tenir des négociations exclusives
- Cuba: la dissidence invitée par l'ambassade de France au 14 juillet
- Les positions se durcissent sur la question des intermittents
- L'Italie affronte une sécheresse historique, état d'urgence envisagé
- Les intermittents campent sur leurs positions, Chirac annonce des aides
- Un garçon allemand de trois ans emprunte la voiture familiale
- Le voleur exige une rançon versée sur son compte en banque

15 juillet 2003:
- Un nouveau médicament anti-sida confirme son intérêt
- Sida et tuberculose, le duo infernal
- La sécheresse persiste en France: danger "record" d'incendies
-
L'air d'Athènes mauvais pour les personnes sensibles 9 mois/an
- L'Irlande lance une taxe verte, contre le chewing-gum
- Les amateurs de fromage suisse peuvent désormais louer une vache
- Un Américain passe plus de quatre jours sur un grand huit
- 100.000 livres de récompense pour qui saura climatiser le métro londonien
- Grévistes de la faim: 89 sans-papiers lillois suspendent leur mouvement
- Confusion après la fugue d'une adolescente britannique avec un ex-marine
- La côte de la Baltique polluée par des produits pétroliers
- Claudette pourrait se transformer en ouragan dans les prochaines heures
- Jack Lang ironise sur le "dialogue" prôné par Jacques Chirac
- 14 juillet : Chirac garde le cap des réformes
- Troisième attentat en 24 heures en Corse
- Bush, malgré les critiques, dit avoir eu raison sur l'Irak
- La pollution du fleuve Niger inquiète les autorités maliennes
- Un Allemand voulait vendre son propre rein par internet: 4 mois avec sursis
- Au Pérou, la présidence de la République ne paye pas ses factures
- Perdu à Bagdad? Prenez Main street jusqu'à Virginia Avenue
- Quand l'humour franco-allemand fait salle comble dans un cabaret frontalier
- Harry Potter en anglais en tête des ventes de romans en Allemagne

16 juillet 2003:
- Le fossile d'un dinosaure découvert au lac du Loch Ness
- Orages meurtriers dans le Sud-Ouest
- Un traducteur pour comprendre le langage des chats
- Shevaun Pennington retrouvée saine et sauve, l'ancien Marine arrêté
- Les grévistes de la RATP et de la SNCF soumis à une "rigueur nouvelle"
- Médicaments: l'Assemblée vote l'amendement sécurisant les déremboursements
- L'idée de péages urbains relancée en France
- Le Sénat aligne la retraite des fonctionnaires sur le privé
- McDonald's a participé à la réfection de la prison où est détenu José Bové
- Il avait envoyé cinq doublures passer son bac: 4 mois de prison avec sursis
- La Russie va lancer une sonde européenne vers Vénus en 2005
17 juillet 2003:
- Pas de publicité pour les préservatifs SVP, on est à table
- Une fillette disparue retrouvée sous ses jouets
- Tony Blair n'est pas "dingue", assure Downing Street
- Une source d'eau douce va jaillir en pleine mer
- Inculpation pour meurtre d'un Allemand soupçonné d'avoir tué et mangé une victime consentante
- Des caleçons et un carnet de John F. Kennedy aux enchères
- Quinze mesures pour relancer l'agriculture biologique en France
- Un gène pourrait prédisposer à la dépression

- Paris entend se battre pour la baisse de TVA sur les disques
- Orages: état de catastrophe naturelle pour cinq départements
- La police britannique interroge Toby Studabaker à Francfort
- Le Parlement supprime le "mercredi sans chasse"
- Pour récupérer son portefeuille, un Polonais empoisonne une rivière
- La Terre a rendez-vous avec... Mars

18 juillet 2003:

- Afrique du Sud: Nelson Mandela a 85 ans
- Napster: recours de Bertelsmann contre la plainte d'EMI et d'Universal
- Un expert britannique en armes biologiques retrouvé mort à Londres
- Des associations de défense des homosexuels reçus par Raffarin

- Intermittents: " ce qui est fait, est fait", déclare Ernest-Antoine Seillière
- La chasse débutera partiellement le 9 août
- Remise en liberté d'Yvan Colonna: décision vendredi après-midi
- Robe de mariée sertie de diamants pour richissime new-yorkaise

Les malfaiteurs peuvent être trahis par leur odeur (13 juillet 2003)
Paris - Un délinquant peut être trahi par son odeur aussi sûrement que par ses empreintes digitales grâce à l'"odorologie", une technique scientifique venue d'Europe de l'Est et expérimentée sur le terrain après deux ans d'études de la Police technique et scientifique (PTS).
Ces signatures olfactives, qui peuvent être décelées seules ou au milieu d'autres, aujourd'hui ou dans dix ans, sont "des molécules que chacun d'entre nous dépose là où il passe", précise un responsable de la PTS. "Chaque être humain possède une odeur spécifique, qui n'appartient qu'à lui", poursuit-il.
L'"odorologie" a été mise au point il y a une quinzaine d'années en Europe de l'Est, notamment en Hongrie où la technique est désormais considérée comme un élément de preuve par l'instance judiciaire suprême.
Sur une "scène d'infraction, un technicien muni de bandes d'un tissu spécial, recueille les traces odoriférantes laissées à tous les endroits où l'auteur est susceptible d'en avoir déposée", explique le responsable policier français.
Ces bandes sont placées dans un bocal stérile, scellées, et stockées au siège de la PTS, à Ecully, près de Lyon dans le Rhône. Conservées dans ces conditions, l'odeur imprègnera le tissu "au moins cinq ans, et jusqu'à dix ans", permettant dans ce laps de temps de la comparer avec la "signature olfactive" d'un suspect.
Interpellé, ce dernier devra tenir "pendant dix à quinze minutes" une autre bande de ce tissu spécial, à son tour placée dans un bocal stérile, selon le même protocole "extrêmement précis et rigoureux". A Ecully, un chien spécialement formé sera chargé de reconnaître entre plusieurs la bande dont l'odeur correspond éventuellement à celle relevée sur le lieu de l'infraction.
En cas de résultat positif, le chien "s'arrête et se couche devant le bocal concerné."
L'opération est renouvelée plusieurs fois avec les bocaux placés dans un ordre différent. En cas de résultat positif, un second chien est sollicité. S'il arrive à la même conclusion, la présence du suspect sur les lieux de l'infraction sera établie.
En France, cela ne suffira cependant pas pour incriminer une personne d'un crime ou d'un délit. "Mais c'est un élément parmi d'autres, et cela nous aide", explique le policier français.
Au début 2003, cette technique a été expérimentée avec succès sur le terrain. Des techniciens ont recueilli les odeurs laissées sur les sièges d'un véhicule impliqué dans une affaire criminelle. Une fois les suspects arrêtés, l'"odorologie" a été concluante pour l'un d'eux. "Des aveux ont confirmé" les soupçons, se félicite le responsable de la police scientifique.
En France, un maître-chien et deux bergers allemands se sont rendus en Hongrie pour être formés, et un deuxième policier et ses bêtes viennent de partir à Budapest, ajoute-t-il. Des enquêteurs seront également formés dans les mois qui viennent dans différentes directions régionales de Police judiciaire, tant pour recueillir les traces que pour les exploiter.
Outre la France, "la Belgique, les Pays-Bas, quelques länder allemands et Cuba s'intéressent à cette technique et, dans certains cas, ont déjà obtenu des résultats". (AFP)


Les manières des informaticiens indiens à l'origine de malentendus (13 juillet 2003)
Bangalore (Inde) - Sudhir Udayakanth, qui dirige une cyber-société florissante, a perdu un client étranger à cause d'un de ses ingénieurs en informatique: il avait roté à plusieurs reprises à la table de négociations.
Pour éviter de nouvelles bourdes de ce genre, l'entrepreneur indien a crée il y a sept mois une sorte d'académie des bonnes manières dans la capitale nationale de l'informatique, Bangalore, pour apprendre aux programmateurs et ingénieurs comment s'habiller, communiquer et se tenir en société.
Udayakanth, 29 ans, fait partie d'une douzaine d'enseignants formant les spécialistes indiens appelés qui se rendent fréquemment aux Etats-Unis et en Europe, des cultures nouvelles pour eux.
"Les programmateurs indiens sont très bons et ont beaucoup de talent mais il leur manque la touche finale", explique Udayakanth.
"La plupart du temps, quand je suis avec un client étranger, je suis nerveux car je crains de voir mes collègues commettre une gaffe sociale, comme se curer les dents ou roter tout haut. J'ai perdu des clients à cause de ça", dit-il.
L'Inde dispose du plus grand réservoir de spécialistes de l'informatique après les Etats-Unis et la plupart des grandes sociétés du secteur y sont établies, comme Microsoft, Intel, Dell, Oracle et IBM.
Une armée de diplômés scientifiques y sont prêts à travailler pour des salaires huit fois inférieurs à ceux de leurs homologues américains ou européens.
Plus de 60.000 ingénieurs en programmes informatiques travaillent aux Etats-Unis et 30.000 autres devraient les y rejoindre cette année.
"Ces gens voyagent plus qu'avant et ont besoin d'un apprentissage des manières. S'ils ne savent pas trop comment se comporter, ils font tache", ajoute Udayakanth.
"Il faut leur enseigner quoi porter, comme se comporter lors de réceptions, avoir de la conversation et bien se tenir aux toilettes", explique-t-il.
Son école, Edge Advanced Learning Private Limited, a déjà formé plus de 30 cadres du secteur qui ont payé de 11.500 à 42.500 roupies (250 à 900 dollars) pour des cours allant de quatre à 60 heures.
Rahul Kapoor, 27 ans, qui dirige l'atelier de communication et a déjà formé 1.800 programmateurs, estime que les spécialistes du software ont tendance à être mal habillés et ne pas savoir s'exprimer.
Il explique cela par le phénomène social des groupes. Dans les sociétés de programmes, dit-il, les gens se regroupent sur des projets et restent ensemble.
Rajesh Nayak, 29 ans, dit être venu à l'académie pour améliorer son talent de négociateur.
"La chose la plus importante quand vous négociez avec un client est de connaître son langage corporel. Si l'on peut juger de son état d'esprit, cela aide à conclure", déclare Nayak qui dirige une entreprise de programmes destinés aux secteurs de l'enseignement et de la santé.
Il raconte que la plupart du temps ses clients étrangers ignorent comment interpréter le comportement corporel des Indiens.
"Quand nous hochons la tête, ils ne savent pas si cela veut dire oui ou non. Je ne veux pas me trouver dans cette catégorie". (AFP)


Plus de 5.000 spécialistes font le point à Paris sur le sida (13 juillet 2003)
Paris - Vingt après la découverte du virus du sida, près de 5.000 chercheurs, cliniciens et membres d'associations se sont réunis dimanche soir à Paris pour faire le point sur la recherche et les nouveaux traitements.
La seconde conférence internationale sur "la parthogenèse et le traitement de l'infection par le VIH" se poursuivra jusqu'au 16 juillet à l'initiative de l'International AIDS Society (IAS) et de l'Agence nationale de recherches sur le sida.
L'ex-président sud-africain Nelson Mandela doit notamment intervenir lundi sur le thème du développement de l'accès à la prévention et aux traitements dans les pays du Sud.
En dépit des progrès intervenus, le monde n'est toujours pas parvenu à relever le défi posé par l'extension incontrôlée de l'épidémie, ni à permettre l'accès aux traitements dans les pays en développement, où vivent 95 % des personnes infectées.
L'opinion publique des pays industrialisés a souvent tendance à croire que l'épidémie est maîtrisée et que la recherche a résolu les énigmes du virus.
Tout en étant consciente de l'importance de l'épidémie dans les pays pauvres, elle estime souvent que les enjeux se réduisent à la question de la disponibilité et du coût des médicaments.
Or, le sida continue de poser un grand nombre de questions non résolues, et l'effort de recherche apparaît plus que jamais nécessaire.
"NOUS AVONS TOUJOURS BESOIN DE RECHERCHE"
"Vingt ans après la découverte du virus, nous avons toujours besoin de recherche scientifique", a expliqué Françoise Barré Sinoussi, co-présidente de la conférence et co-découvreuse du VIH en 1983.
Elle a souligné en particulier l'absence d'informations scientifiques nécessaires pour le développement d'un vaccin.
La conférence de Paris doit aborder à la fois les aspects cliniques et fondamentaux de la recherche sur le sida lors de six sessions plénières, 180 présentations orales, et une douzaine de symposiums.
Marie-José Mbuzenakamwe, coprésidente du Comité de liaison des communautés (CLC), devait intervenir au nom des personnes atteintes du sida vivant dans les communautés du Sud.
Marie-José Mbuzenakamwe souhaite "mettre en exergue le fait qu'il existe trop de discours et de belles annonces qui ne sont jamais concrétisés", notamment par les hommes politiques.
"Peu de choses sont faites, et elles le sont par le milieu associatif", souligne-t-elle.
Elle compte également "montrer la réalité vécue quotidiennement par les patients" et dénoncer le manque de traitements disponibles pour les malades vivant dans les pays du Sud. Elle demandera enfin un engagement plus fort de la communauté scientifique du point de vue de la recherche. (Reuters)


Les positions se durcissent sur la question des intermittents
(14 juillet 2003)
Paris - Les positions semblaient se durcir lundi sur la question de l'indemnisation-chômage des intermittents du spectacle entre partisans et opposants de l'accord signé il y a près de trois semaines.
Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture et de la Communication, s'est déclaré dimanche soir sur Europe 1 "profondément blessé" par le "cataclysme" que représente l'annulation des festivals d'été les plus prestigieux.
Lors de l'émission "Les grands rendez-vous" de Jean-Pierre Elkabach, le ministre n'a cependant pas remis en cause "le sens politique" qui, selon ses détracteurs, aurait voulu que la signature du protocole d'accord sur l'indemnisation-chômage des intermittents du spectacle n'intervienne pas à la veille de ces festivals.
"Si le sens politique consiste à ne traiter aucun dossier, à perpétuellement balayer la poussière sous le tapis, à tout faire pour éviter le conflit, à ce moment-là, la politique ne vaut pas grand-chose", a souligné M. Aillagon.
Après l'annulation des grands festivals -Aix-en-Provence, Avignon, Francofolies-, tous les regards se portent désormais sur celui des "Vieilles Charrues", qui doit se tenir du 18 au 20 juillet à Carhaix, dans le Finistère.
Samedi soir, Christian Troadec, maire DVG de Carhaix et fondateur de cette manifestation, a déclaré que "quoi qu'il arrive, le festival aura lieu".
Contrairement aux "Chorégies d'Orange" que les intermittents appelaient à maintenir -"Othello" de Verdi a bien eu lieu samedi soir-, pour empêcher que ce festival, s'il échoue, ne soit récupéré par la mairie Front National, la pression se déplace vers l'ouest de la France d'autant que se profile en août le festival interceltique de Lorient.
Le mouvement fait étape à Paris pour le 14 juillet. La coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France, après avoir empêché le déroulement normal du tirage du loto samedi, se réunissait en assemblée générale au parc de La Villette dimanche après-midi et devait participer à une manifestation lundi après-midi, après un rassemblement à la Bastille.
"On s'amuse à dire que nous sommes manoeuvrés par les syndicats", déclarait dimanche à l'AFP Eléonora, membre de la coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France, or 80% d'entre nous ne sont pas syndiqués".
"Ce que nous voulons, c'est être considérés comme des artistes et techniciens non syndiqués et libres qui avons réussi à nous coordonner. Ce que nous voulons, c'est que l'on retire ce protocole d'accord immédiatement".
"Maintenant, que la CGT et FO nous soutiennent, cela évidemment nous satisfait. Ils font un travail formidable depuis des années. Mais il faut savoir qu'ils marchent, non pas devant nous, mais à nos côtés".
De son côté, le personnel de "Paris Quartiers d'été" qui s'est prononcé pour l'ouverture le 14 juillet de la manifestation (prévue jusqu'au 17 août), avec la prestation du chanteur pakistanais Faiz Ali Faiz au Parc André Citroën, a voté pour une grève reconductible à partir du 15 juillet de tous les spectacles prévus au Palais Royal (devant le ministère de la culture).
A ce sujet, Christophe Girard, adjoint (Vert) du maire de Paris chargé de la culture, a exprimé ses craintes que des "éléments extérieurs" aux intermittents ne tentent de les déborder pour "radicaliser leur mouvement".
Ces dérives sont susceptibles d'arranger "ceux qui aimeraient bien voir discréditer le combat des intermittents" ou le voir "se confondre avec l'extrême-gauche", selon l'adjoint qui "voit bien le calcul de Jean-Pierre Raffarin".
De son côté, le directeur artistique du festival d'Avignon, Bernard Faivre d'Arcier, n'a pas été tendre vis-à-vis du gouvernement, estimant dans le Journal du Dimanche, qu'il avait fait preuve "d'autisme".
Tout le monde attend que le Président Jacques Chirac s'exprime sur le sujet.
Près de 650 artistes -réalisateurs, metteurs en scène, comédiens, producteurs, chorégraphes- ont adressé au président Jacques Chirac une pétition que publient une dizaine de quotidiens parisiens et régionaux, lundi, à l'occasion du 14 juillet, dans laquelle ils estiment comme étant "une grande défaite" la signature de l'accord entre les partenaires sociaux.
Parmi les signataires figurent notamment les réalisateurs Jean-Jacques Beineix, Constantin Costa-Gavras, Antoine de Caunes ou Alain Chabat, les comédiens Pierre Arditi, Vincent Lindon, Bruno Cremer et Gérard Depardieu, les musiciens et chanteurs Marcel Azzola, Jacques Higelin et Sapho.
Par ailleurs, un spectacle du comédien André Dussolier, prévu mardi, mercredi et jeudi dans le cadre des "Estivales" de Perpignan, a été annulé en raison du risque de le voir perturbé par les intermittents du spectacle en grève, a annoncé dimanche la direction du festival.
Une centaine d'intermittents se sont joints dimanche soir, en cortège revendicatif, à une batucada qui défilait dans les rues de Toulouse à l'occasion des festivités organisées pour le 14 juillet. (AFP)


Cuba: la dissidence invitée par l'ambassade de France au 14 juillet (14 juillet 2003)
La Havane - La France, appliquant les récentes directives de l'Union européenne après une vague de répression sans précédent à Cuba, invite pour la première fois lundi la dissidence cubaine à la célébration de la fête du 14 juillet dans son ambassade à La Havane, risquant de faire monter d'un cran la tension déjà vive entre l'île et l'UE.
Le président cubain Fidel Castro a été pour sa part invité comme tous les ans, ainsi que les membres de son gouvernement, à la fête nationale francaise, indique-t-on de source diplomatique française.
Mais dans le contexte de ce que certains nomment "la guerre des petits-fours", la présence de Fidel Castro, qui a déjà averti que tout ambassadeur de l'UE qui inviterait un quelconque dissident à des réceptions diplomatiques devrait se passer de toute présence de responsable cubain, semble exclu.
La dernière participation du président cubain, grand amateur de vins et fromages français, à la célébration d'un 14 juillet à l'ambassade de France remonte à 1998, lorsqu'il avait tenu à féliciter personnellement les Français pour leur victoire à la Coupe du monde de football.
Les autorités cubaines ont déjà fait savoir au cours du weekend qu'elles comptaient célébrer à leur façon la prise de la Bastille par un "concert en hommage au peuple français" lundi soir dans un grand theâtre de la capitale cubaine et un discours dans le parc Victor Hugo de La Havane du poète Roberto Fernandez Retamar, une des sommités officielles de la culture cubaine.
Pour leur part, les rares leaders de l'opposition interne encore en liberté ainsi que des épouses de dissidents emprisonnés ont confirmé avoir été invités par l'ambassade de France et vouloir honorer cette invitation.
"Là où on nous invite, nous allons", a ainsi déclaré Elizardo Sanchez à l'AFP, président de la Commission cubaine des droits de l'homme et de la réconciliation nationale (CCDHRN), lauréat du prix des droits de l'Homme de la république française en 1996.
"J'espère que le gouvernement cubain comprendra que les invitations que nous font les ambassades européennes restent dans les limites de la convention de Vienne" ajoute-t-il.
Hasard du calendrier, la France est le deuxième membre de l'UE - après le Portugal le 10 juin - a célébrer sa fête nationale après l'annonce le 5 juin dernier par l'UE d'une série de mesures visant à réduire le niveau de ses relations avec le gouvernement cubain et à privilégier un rapprochement avec la dissidence.
Les lourdes condamnations par le régime cubain en avril d'opposants à des peines allant jusqu'à 28 ans de prison et les exécutions sommaires de trois hommes qui avaient détourné un ferry pour gagner la Floride ont provoqué un tollé international et les sanctions diplomatiques de l'UE.
Celles-ci portent notamment sur la suspension des contacts de haut niveau, la réduction des échanges culturels, et la réévaluation de la position commune de l'UE à l'égard de Cuba.
Mais c'est la décision d'inviter aux cérémonies organisées à l'occasion des fêtes nationales des dissidents, qualifiés officiellement de "mercenaires locaux du gouvernement américain", qui a le plus irrité le gouvernement cubain.
Cuba n'invitera plus aucun ambassadeur de l'UE aux réceptions et événements officiels à Cuba, a affirmé Fidel Castro. "S'ils limitent leurs contacts à ces dissidents", a-t-il poursuivi, "alors ils (les diplomates de l'UE) sont indésirables ici".
"L'UE officialise son intention de défier le peuple cubain, ses lois et ses institutions" a averti quant à lui le ministre des Affaires étrangères Felipe Perez Roque il y a quelques semaines.
L'UE reste néammoins le premier partenaire commercial de Cuba et représentait en 2002 34% de ses échanges extérieurs
Elle est également le premier investisseur étranger et le premier émetteur de touristes avec plus de 800.000 visiteurs par an sur un total de 1,7 million de visiteurs l'an dernier.
Aussi M. Perez Roque recevra-t-il lundi une délégation d'hommes d'affaires français. (AFP)


Vivendi Entertainment: Liberty Media veut tenir des négociations exclusives (14 juillet 2003)
New York - Le groupe américain Liberty Media tente d'obtenir de Vivendi Universal de tenir des négociations exclusives pour le rachat des actifs de divertissements (Vivendi Entertainment) du groupe français aux Etats-Unis, affirme dimanche le Financial Times sur son site internet.
Selon le journal qui ne cite pas ses sources, Liberty Media, détenu par le milliardaire américain John Malone, cherche à obtenir ces droits de négociation exclusifs parce qu'une proposition d'offre commune faite à la chaîne de télévision NBC a été reçue putôt froidement par la filiale du groupe General Electric.
Selon un cadre proche des négociations, cité par le FT: "Je pense que Malone tient la corde. Il pourrait s'allier avec NBC mais préfère y aller seul". Ce cadre a également indiqué qu'il y avait une forme ou une autre de discussions entre Liberty Media et NBC.
Cinq candidats sont toujours en lice pour reprendre Vivendi Entertainment, dont la valeur est estimée entre 10 et 12 milliards de dollars.
Outre le groupe de M. Malone et NBC, le groupe Metro-Goldwyn-Mayer, le géant des médias Viacom ainsi que des investisseurs menés par Edgar Bronfman junior, un membre du conseil d'administration de Vivendi Universal, sont également intéressés par tout ou partie de Vivendi Entertainment (VE).
VE regroupe notamment les studios de cinéma Universal, plusieurs chaînes de télévision par câble ainsi que des parcs d'attractions. (AFP
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Le voleur exige une rançon versée sur son compte en banque (14 juillet 2003)
Rio de Janeiro, Brésil - Un voleur de voiture brésilien a été identifié et arrêté parce qu'il avait demandé à l'une de ses victimes de lui verser une rançon sur son compte en banque, a rapporté lundi la police de Rio de Janeiro.
Le voleur avait dérobé au début du mois une voiture et un téléphone portable à un homme, sous la menace d'une arme.
La victime a appelé le criminel sur le portable volé et négocié avec lui la restitution de sa voiture contre une rançon de 345 dollars (environ 305 euros).
Anderlei Moreira da Silva, le voleur présumé, lui a donné son propre numéro de compte bancaire pour y déposer l'argent mais ne lui a pas rendu la voiture.
"Le propriétaire de la voiture s'est précipité chez nous pour demander de l'aide", a dit un enquêteur. "Ce n'était pas un compte suisse et nous avons vite retrouvé son propriétaire."
La police a arrêté le suspect, identifié par le propriétaire du véhicule. La voiture avait déjà été échangée contre une autre qui a été retrouvée dans le jardin du voleur. (Reuters)

Un garçon allemand de trois ans emprunte la voiture familiale (14 juillet 2003)
Berlin - Un garçonnet allemand de trois ans a emprunté la voiture de son père et a renversé plusieurs tentes dans un camping avant de s'arrêter, a annoncé la police allemande lundi.
Toddler Jannik a subtilisé les clefs de la Renault Laguna de son père, pendant que celui-ci jouait au football, ont expliqué les autorités de la ville de Euskirchen, située à 30 km à l'ouest de Cologne, à proximité de la frontière belge.
Le garçonnet a ouvert la portière grâce à la clef-télécommande et a passé la marche arrière sur la boîte automatique, sans avoir eu à toucher les pédales.
L'automobile est alors entrée à faible vitesse dans le camping voisin, renversant des tentes. Deux enfants de 11 ans qui jouaient dans ces tentes souffrent de contusions superficielles. (Reuters)

Les intermittents campent sur leurs positions, Chirac annonce des aides (14 juillet 2003)
Paris - Jacques Chirac a tenté lundi de désamorcer le conflit des intermittents du spectacle, l'un des dossiers les plus chauds de l'été, en annonçant une "aide à la création culturelle" mais les grévistes semblaient toujours déterminés, malgré quelques signes d'apaisement localement.
Au cours de son interview du 14 juillet à la télévision, Jacques Chirac a marqué son soutien à l'accord signé le 26 juin sur la réforme du régime d'assurance-chômage mais a annoncé en même temps des aides, sans en préciser les modalités.
"J'ai demandé au gouvernement de mettre en place avant le 1er janvier prochain, date à laquelle le régime des intermittents doit être modifié, un système d'aide à la création culturelle qui vise précisément à régler le problème de ces intermittents, de ces jeunes créateurs, pour que leur projet soit financé sur la durée", a annoncé M. Chirac.
Selon le ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, il s'agirait d'un "programme de soutien plus particulier à la jeune création". Dans ce dispositif contractuel, "l'Etat et, je l'espère, les collectivités locales s'engageront à l'égard des compagnies sur plusieurs années de façon à leur permettre de faire ce travail (...) de professionnalisation", a-t-il précisé à l'AFP.
Evoquant le problème spécifique de l'indemnisation-chômage, le président Chirac a rappelé que "le noeud du problème, c'est que ça n'est pas l'Etat qui apporte un soutien aux artistes intermittents, c'est l'Unedic, ce sont les salariés. Ca n'est pas l'Etat sur ses ressources".
Position immédiatement saluée par le président du Medef Ernest-Antoine Seillière, qui a estimé que Jacques Chirac avait "donné raison aux syndicats réformateurs et au Medef" sur la réforme du régime d'assurance chômage des intermittents. "Il a défendu cet accord (du 26 juin,ndlr). On peut considérer qu'il (...) a pris la ligne que les partenaires sociaux souhaitaient", a déclaré M. Seillière.
Les intermittents de leur côté campent sur leurs positions et tentent de maintenir la pression. A Paris, la CGT du spectacle et les coordinations d'intermittents ont manifesté lundi après-midi entre la place de la Bastille et le Panthéon, dénonçant une nouvelle fois "la culture sacrifiée".
Interrogé par l'AFP au cours de cette manifestation, le cinéaste Jacques Maillot, l'un des principaux représentants de l'Association des cinéastes en colère, s'est déclaré "révolté par les propos du Président", dénonçant un ensemble de "mesurettes".
La fédération des syndicats CGT du spectacle a appelé à la poursuite de la grève et de la "mobilisation sous toutes ses formes, estimant que "Jacques Chirac confond dialogue et monologue".
Si la CGT mobilise ses troupes à Paris, elle semble jouer l'apaisement en Bretagne: l'Union de Bretagne des syndicats du spectacle-CGT a appelé à suspendre toutes les actions des intermittents visant le festival des Vieilles Charrues à Carhaix (Finistère), l'une des principales manifestations de l'été.
Les intermittents mettent également la pression sur les entreprises de l'audiovisuel, prises d'ailleurs pour cible par Jacques Chirac qui a demandé des sanctions contre celles qui ont "sciemment détourné à leur profit" le système d'intermittence pour financer leurs dépenses de personnel.
Des intermittents travaillant sur le Tour de France pour la télévision - ils seraient environ 120 selon un de leurs porte-parole - ont obtenu la diffusion quotidienne dans l'émission "Vélo Club" sur France 2 d'un message écrit sur l'écran rappelant leurs revendications. (AFP)

L'Italie affronte une sécheresse historique, état d'urgence envisagé (14 juillet 2003)
Rome - L'Italie affronte une sécheresse sans précédent et plusieurs dirigeants ont lancé lundi un cri d'alarme pour inviter la population à modérer la consommation d'eau et d'électricité, faute de quoi le pays affronterait un "état d'urgence".
Le Nord est le plus touché par cette sécheresse et deux de ses régions -- le Piemont et l'Emilie Romagne-- ont déjà demandé au gouvernement la proclamation de l'état d'urgence, une mesure destinée à affecter selon une procédure simplifiée davantage de fonds aux zones sinistrées. La Vénétie et la Lombardie envisagent de faire la même demande.
"L'autonomie en eau est garantie jusqu'à la fin du mois, puis, s'il ne pleut pas, alors il faudra décider quelles seront les priorités, l'agriculture ou l'industrie", a averti Guido Bertolaso, le chef de la protection civile italienne.
"Il faut limiter au maximum la consommation d'eau, mais aussi d'électricité", a-t-il insisté.
Le niveau du Pô, le plus grand fleuve italien, a atteint un record historique négatif avec -7,58 m sous son niveau normal.
Le débit moyen de ce fleuve, qui irrigue tout le nord du pays, est de 1.000-1.200 mètres cubes/seconde, avec des pointes de 3.000 mètres cubes en période de crue. Dimanche il était à peine de 350 mètres cubes/seconde.
Or si le Pô fournit en eau non seulement des régions qui représentent 35% de la production agricole du pays, il permet aussi le refroidissement de plusieurs centrales thermiques importantes, dont celle de Porto Tolle qui a elle seule livre 5% de l'énergie électrique produite en Italie.
Mais les priorités en cas de rationnement divisent. "J'ai rappelé à M. Bertolaso que la loi dit clairement qu'après l'eau potable, c'est l'agriculture qui a la priorité", a affirmé le ministre de l'Agriculture Gianni Alemanno dans un entretien lundi au quotidien La Repubblica.
Le responsable de l'agriculture pour le Frioul-Vénétie Julienne, Enzo Marsilio, a néanmoins annoncé qu'il envisagait de rationner l'eau aux agriculteurs de la région.
Car la pénurie d'eau menace de provoquer une crise énergétique dans certaines zones. La centrale thermique d'Ostiglia, près de Mantoue (Lombardie), a en effet été obligée d'arrêter ses installations, faute d'eau pour refroidire ses turbines.
L'Italie a déjà connu des coupures de courant fin juin pour délester un réseau électrique surchargé par l'utilisation de trop nombreux climatiseurs et ventilateurs.
Dans la Vénétie, une des régions les plus touchées, le déficit en pluie a atteint un record négatif, avec 40% de moins sur les six premiers mois de l'année par rapport à la moyenne des 30 dernières années, ont annoncé lundi les autorités régionales.
Les syndicats des agriculteurs estiment l'importance des dégâts à 5 milliards d'euros, un chiffre qui risque de s'aggraver car aucune pluie importante n'est prévue dans les prochains jours.
Samedi, l'évêque de Rovigo (Vénétie), Mgr Andrea Bruno Mazzocato, avait invité les fidèles à prier pour qu'il pleuve dans la région. Prière ou hasard, il a plu dans la nuit de dimanche à lundi dans cette zone, avec un maximum de 14 mm à Rovigo, pour une moyenne de 9 mm dans la région.
Il a plu également en Emilie-Romagne lundi matin, mais ces précipitations représentent "une aspirine" et non pas "le vrai médicament" contre la sécheresse, a affirmé le responsable local de la protection civile, Demetrio Egidi.
En attendant la pluie, les dirigeants italiens vont devoir décider si l'eau est pour l'agriculture ou pour l'industrie. (AFP)


Claudette pourrait se transformer en ouragan dans les prochaines heures (15 juillet 2003)
Miami- La tempête tropicale Claudette, qui se rapprochait lundi des côtes du Texas accompagnée de vents de 104 km/h, pourrait se transformer en ouragan dans les heures qui viennent, a annoncé le Centre américain sur les ouragans (NHC).
L'épicentre de Claudette se trouvait à 21h00 GMT à quelque 400 km à l'est de Corpus Christi (Texas), et se déplaçait dans la direction nord-nord-est, a précisé le NHC, basé à Miami (Floride).
Les vents pourraient s'intensifier et Claudette pourrait se transformer en ouragan "cette nuit ou mardi", selon le Centre.
Un avis d'ouragan a été émis sur les côtes texanes.
Claudette, qui a balayé la presqu'île mexicaine du Yucatan avant de traverser le Golfe du Mexique, est la 3e tempête tropicale de la saison 2003.
La saison des ouragans s'étend de juin à novembre en Amérique du nord et elle pourrait cette année être plus dévastatrice qu'habituellement, selon les météorologistes. (AFP)

Harry Potter en anglais en tête des ventes de romans en Allemagne (15 juillet 2003)
Berlin - L'édition anglaise du cinquième volume des aventures de l'apprenti-sorcier Harry Potter, de l'écrivain britannique J.K. Rowling, est en tête des ventes de romans en Allemagne, rapporte l'hebdomadaire Der Spiegel dans sa liste des meilleures ventes.
"Harry Potter et l'ordre de Phénix" bat tous les records du monde de l'édition depuis sa mise en vente le 21 juin. Quant aux traductions allemandes des tomes 4, 3 et 2 des aventures de Harry Potter, elles occupent respectivement les dixième, quinzième et vingtième places du classement des meilleures ventes en Allemagne.
Sur l'internet, des fans de Harry Potter ont d'ores et déjà lancé un projet non commercial de traduction du dernier livre, dont la version allemande officielle ne doit pas sortir avant le 8 novembre. Sur www.harry-auf-deutsch.de, les internautes sont appelés à participer à ce groupe de traduction en traduisant eux-mêmes un chapitre ou un extrait du livre.
Le texte traduit n'est pas publié sur l'internet pour éviter les accusations de piratage et les ennuis juridiques avec l'éditeur. En revanche, chaque traducteur bénévole est récompensé de sa contribution en recevant par courrier électronique les traductions des autres membres du groupe, et ainsi reconstituer, chapitre par chapitre, le roman.
Sur le forum du site, les apprentis-traducteurs se livrent également des débats sur la meilleure façon de traduire certains noms propres ou concepts spécifiques au monde magique de Harry Potter. (AFP)


Quand l'humour franco-allemand fait salle comble dans un cabaret frontalier (15 juillet 2003)
Riegel - Au cabaret transfrontalier de Riegel, un Français et un Allemand s'en donnent à coeur joie pour tordre le cou aux clichés et aux stéréotypes qui continuent à fleurir entre les deux pays.
Qu'il s'agisse des Français toujours en retard, obsédés par la nourriture et le bon vin, couverts de médailles; ou des Allemands qui ont tous le titre de docteur, tout est passé en revue, devant un public enthousiaste, à 80% allemand et 20% français.
"Nous partons des clichés dans les deux pays pour les démolir" explique Martin Graff, l'acteur français qui joue le rôle d'Henri de Montaigu, le chef du protocole français, censé préparer, avec son homologue allemand F. K. Werner (joué par l'acteur Klaus Spuerkel), les cérémonies du 40e anniversaire du Traité de l'Elysée.
Intitulée "Sause in Versailles" (la grande bouffe à Versailles), en référence à un article du quotidien populaire allemand Bild qui avait critiqué avec virulence l'escapade de quelque 600 députés allemands au château de Louis XIV, la pièce a fait salle comble à chacune de ses 17 représentations qui ont eu lieu depuis janvier, dans le petit théâtre privé de Riegel, située à 13 km de la frontière française.
Sur scène trône un magnifique confessionnal dans lequel Henri téléphone directement à Jacques (Chirac) pour lui faire part des derniers tracas: "Gert (Gerhard Schroeder) préférerait de la bière et pas du vin", ou encore une grève inopinée des contrôleurs aériens.
Le public est aux anges lorsque Henri s'efforce d'inculquer à F.K., qui ne cesse de reculer, le B.a.ba de la bise à la française: la joue droite tendue vers son interlocuteur, ni trop haut ni trop bas, et surtout sans bruit.
Les jeux de mot sont légion entre les deux compères, qui s'expriment principalement en allemand, le français n'étant utilisé que pour relever les blagues ou les quiproquos, ou encore pour déclamer le menu qui contient quelques perles comme "le chou virtuel" dont la traduction "Kohl" virtuel, en référence à l'ancien chancelier, suscite une vive hilarité.
Les femmes françaises sont, comme il se doit, "frivoles", et les Allemandes "très directes et sans soutien-gorge", mais l'humour se fait rapidement plus subtil lorsqu'il s'agit de parler des "sujets qui fâchent" comme le nucléaire, le porte-avions Charles-de-Gaulle, les "affaires" Chirac ou encore les cheveux teints de Schroeder.
Tout rentre dans l'ordre lorsque les deux chefs de protocole découvrent qu'ils sont l'un Alsacien, et l'autre Badois (originaire de l'état régional allemand du Bade Wurtemberg, frontalier de l'Alsace), et se mettent à refaire un monde, forcément idyllique et franco-allemand, dans leurs dialectes régionaux très proches.
"C'est une chance extraordinaire d'avoir un public bilingue, voire quadrilingue", note Martin Graff, enfant terrible de l'Alsace, auteur de l'ouvrage à succès "Mange ta choucroute et tais-toi" publié en 1988, et qui mène parallèlement une carrière réussie de journaliste et d'acteur en Allemagne. Son constat est à cet égard encourageant : "Les Allemands, note-t-il, sont en train de se franciser, notamment au niveau de la nourriture, tandis que les Français se germanisent, avec plus de rigueur sur le plan économique".
Trois nouvelles représentations sont prévues les 12, 13 et 20 septembre. (AFP)


Perdu à Bagdad? Prenez Main street jusqu'à Virginia Avenue (15 juillet 2003)
Bagdad - Il n'a jamais existé à Bagdad des rues s'appellant "Californie" ou "Coors" (marque de bière), mais dans le "nouvel Irak" redessiné sur leurs cartes par les soldats américains, beaucoup d'artères portent des noms de villes américaines.
"Vous prenez Main street jusqu'à ce que vous tombiez sur Virginie Avenue et vous tournez à gauche", a affirmé récemment un officier de la police militaire américaine à un journaliste, en faisant glisser son doigt sur une carte satellitaire du Pentagone étalée sur son Humvee dans le centre de Bagdad.
La carte en noir et blanc, éclairée par un réverbère de la ville, porte des noms qui auraient plus leur place sur un plan de la ville de Washington. Oklahoma et Pennsylvania font ainsi leur apparition dans le plus vieux quartier de la ville entre les rues Al-Rashid et Al-Khoulafa.
Dans le monde de l'occupant, la familiarité avec les noms accroît la sécurité, selon le commandant Dean Thurmond: "Chaque unité a la possibilité de prendre des images satellites du secteur et utiliser ses propres graphiques pour identifier rapidement le secteur".
Dans le Bagdad d'aujourd'hui, où les attaques contre les forces de la coalition sont quotidiennes, être capable de localiser rapidement un lieu est vital. "C'est en raison des communications et de la sécurité, et pour être sûr que tout le monde joue sur la même longueur d'onde" que les soldats utilisent ces noms, explique l'officier. "Si vous ne savez pas à quoi cela correspond, c'est du charabia".
Bien que beaucoup de véhicules militaires soient dotés de GPS, les officiers affirment que leurs hommes ont encore besoin de consulter leurs cartes.
Les soldats de la compagnie Carly, du 16ème bataillon de la 1ère Division d'Infanterie, ont une carte satellitaire accrochée au mur de leur camp de fortune, dans un club grandiose sur les rives du Tigre, où les noms en anglais sont écrits soigneusement sur les artères de leur secteur.
Rue Principale, rue du Sud, rue Cigare, remplacent les noms de rues plus familiers aux Bagdadis et Poste d'observation (PO) est la nouvelle appellation de ce qui fut un club huppé pour les officiers de Saddam Hussein.
"Nous utilisons des noms qui nous sont familiers", affirme un sergent des forces spéciales dans la ville de Falloujah (à l'ouest de Bagdad), en rejetant l'idée que cette pratique puisse être liée à une forme d'arrogance impérialiste. "Les gars sont loin de chez eux et ils préfèrent donner des noms qui leur rappellent leur ville. Il n'y a rien de magique ou de sinistre dans cette affaire".
Les nouveaux noms vont du plus banal au plus original et, pour les palais de Saddam Hussein et de leurs fils Qoussaï and Oudaï, les surnoms sont plutôt moqueurs. "Nous appelons le palais d'Oudaï +la garçonnière+", affirme une femme officier, faisant allusion à la réputation du fils de Saddam Hussein de faire venir ses conquêtes dans ce lieu.
Certaines rues de Bagdad ont été rebaptisées durant les 24 ans de règne de Saddam Hussein et beaucoup d'habitants insistent sur la nécessité de revenir à leurs noms d'origine, mais ce n'est pas la priorité du nouveau gouvernement. (AFP)


Au Pérou, la présidence de la République ne paye pas ses factures (15 juillet 2003)
Lima - La présidence de la République péruvienne a reconnu qu'elle ne payait pas les factures de téléphone, de blanchisserie, de restauration rapide et de primeurs pour des raisons budgétaires.
Selon la chaîne Frecuencia latina, proche du pouvoir, les services d'intendance du chef de l'Etat Alejandro Toledo doivent 405.000 dollars à la compagnie téléphonique espagnole Telefonica.
La présidence de la République ne s'est pas acquittée davantage d'une facture de 40.000 dollars à un rôtisseur de poulets, ainsi que d'une autre de 35.000 dollars à un fournisseur de fruits et légumes. Les services présidentiels n'ont en outre toujours pas réglé 860 dollars à la blanchisseuse attritrée du palais.
En tout, la présidence de la République péruvienne à des dettes avec 22 fournisseurs.
Dans un communiqué diffusé lundi, la présidence a reconnu des "retards dans le respect d'obligations (...) liés, selon elle à des difficultés budgétaires qui s'imposent à tous les entités étatiques". Il n'y a "pour le moment aucune procédure judiciaire ni de mise en demeure", a assuré le communiqué. (AFP)

Un Allemand voulait vendre son propre rein par internet: 4 mois avec sursis (15 juillet 2003)
Kassel - Un homme de 48 ans a été condamné à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal de Kassel en Allemagne pour avoir proposé sur un site internet la vente aux enchères de son propre rein pour 66.000 euros.
En outre, il doit payer une amende de 2.000 euros pour trafic illicite d'organes.
Avec l'argent, il voulait sauver l'entreprise de son amie menacée de faillite. "Je savais que c'était illégal mais je ne savais pas que c'était condamnable", a-t-il expliqué.
La justice avait eu vent de la transaction parce qu'un journaliste s'était fait passer pour un acheteur potentiel et avait filmé l'entretien qu'il avait eu avec lui peu après à l'aide d'une caméra cachée. (AFP)


La pollution du fleuve Niger inquiète les autorités maliennes (15 juillet 2003)
Bamako - La forte pollution et l'ensablement du fleuve Niger inquiètent les autorités maliennes, qui viennent de tirer la sonnette d'alarme pour tenter de sauver ce cours d'eau considéré comme une artère nourricière pour le pays.
"Ce fleuve est avant tout le principal pourvoyeur en eau d'irrigation du Mali", explique Agatam Agalassam, directeur général de l'Agence du bassin du fleuve Niger. Malheureusement, dit-il, "des quantités considérables de déchets industriels, hospitaliers et domestiques y sont déversés et compromettent dangereusement son avenir".
Long de 4.200 km, prenant sa source en Guinée, le Niger traverse le Mali sur 1.750 km et relie les zones humides du sud de ce pays enclavé aux régions désertiques du nord. Il traverse huit pays avant de se jeter dans l'Atlantique.
Selon des chiffres officiels, le fleuve, appelé localement "Djoliba", reçoit une bonne partie des 2.000 mètres cubes d'ordures ménagères et 2.200 mètres cubes d'eaux usées que produit quotidiennement Bamako.
"La flore, la faune et l'écosystème subissent durement les conséquences de cette pollution", constate le directeur de l'Agence du bassin du fleuve.
De plus, outre les problèmes de pollution, le Djoliba est menacé par le sable, la vallée du fleuve étant soumise à des sécheresses périodiques, déficits pluviométriques et autres diminutions des débits.
"Nous avons notamment l'avancée des dunes dans le lit majeur du fleuve, l'assèchement des lacs, la dégradation de la végétation et la raréfaction de certaines espèces animales...", affirme Alain Gerbe, conseiller spécial au ministère de l'environnement.
L'exemple le plus cité pour souligner la poussée du sable sur le Niger est celui du village de Djagarabé, situé dans la région de Mopti (600 km environ au nord de Bamako). La moitié de ce paisible village a aujourd'hui disparu à cause de l'ensablement et de l'érosion, tandis qu'une mosquée y a été "engloutie".
Mais "il n'est pas question de baisser les bras", assure M. Gerbe, et les autorités mettent en place des plans de lutte contre ces problèmes.
La décision d'arrêter de faire du Niger un dépotoir à ciel ouvert a déjà été prise. Des artisans qui polluent le fleuve ont reçu l'ordre d'arrêter leurs activités ou de quitter les lieux, tandis qu'une campagne de nettoyage des grands collecteurs de Bamako est en cours.
Le ramassage des ordures et la création de deux décharges "sécurisées" sur les deux rives du fleuve Niger font également partie des mesures prises en matière d'assainissement de la capitale.
Soulignant la nécessité d'accélérer la mise sur pied d'une station d'épuration à Bamako, les responsables de la mairie insistent aussi sur la lutte contre l'ensablement. "Nous avons un plan pour traiter les berges du Niger et pour stabiliser le cours du fleuve", affirme M. Agatam.
"C'est plus qu'un devoir de sauver ce fleuve chargé d'histoire, qui charrie la culture malienne", conclut-il. (AFP)


Bush, malgré les critiques, dit avoir eu raison sur l'Irak (15 juillet 2003)
Washington - George W. Bush, sur la défensive face à la polémique pour ses déclarations controversées concernant des tentatives irakiennes d'achat d'uranium au Niger, a maintenu lundi que la guerre contre l'Irak était bien justifiée.
Le président américain, confronté à des interrogations et critiques croissantes dans la presse et au Congrès, a défendu la qualité des services de renseignements américains, comme la CIA, elle aussi sur la sellette.
"Je pense que les renseignements que je reçois sont excellents. Et ceux-ci étayent les discours que je donne", a dit le président américain en recevant le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan à la Maison Blanche.
"Je suis absolument convaincu aujourd'hui, comme je l'étais lorsque j'ai prononcé ces discours, que (l'ancien président irakien) Saddam Hussein avait développé un programme d'armes de destruction massive et que notre pays a pris la bonne décision" en entrant en guerre pour renverser le régime.
La Maison Blanche a admis mardi dernier que le fait d'avoir mentionné des tentatives d'achats d'uranium en Afrique par Bagdad dans le discours présidentiel sur l'état de l'Union le 28 janvier dernier avait été une erreur.
"Nous ne savons pas si c'est vrai, mais personne ne peut dire que c'est faux" et "le président est mécontent" qu'on ait laissé cette mention dans son discours, a déclaré son porte-parole Ari Fleischer lundi.
Mais, a affirmé M. Fleischer sous le feu des questions, prétendre "que d'une certain façon c'est la principale raison pour laquelle nous sommes allés en guerre (...) c'est de la foutaise".
De manière plus large, la guerre était bien justifiée par "la menace" de Saddam Hussein qui "avait des armes chimiques et biologiques" et qui cherchait à reconstituer son programme nucléaire par des achats en Afrique, a assuré Ari Fleischer. M. Bush s'était référé à des informations d'origine britannique, dont l'administration américaine estime pourtant qu'elles n'étaient pas suffisamment étayées pour figurer dans le discours présidentiel.
Les forces américaines n'ont toujours pas trouvé de preuve concluante sur des armes biologiques ou chimiques irakiennes, dont l'existence présumée a constitué l'un des principaux justificatifs de la guerre.
Les informations britanniques provenaient de services secrets étrangers, a affirmé lundi le chef de la diplomatie britannique Jack Straw. "Nous ignorons l'origine du rapport britannique", a dit M. Fleischer, interrogé sur des articles de presse britannique citant les services français ou italiens.
Mais après Rome, Paris a démenti lundi. "Contrairement aux insinuations parues dans la presse britannique, la France n'est pas à l'origine des renseignements publiés dans le dossier britannique en date du 24 septembre 2002 et relatifs au programme nucléaire de l'Irak", a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
L'administration Bush a fait porter sur la CIA le blame pour la mention du Niger dans le discours présidentiel, tout en maintenant sa confiance dans son directeur George Tenet. M. Tenet a déclaré publiquement vendredi qu'il était responsable de ce couac. Pourtant la presse américaine laisse entendre que la CIA avait depuis longtemps des doutes sérieux sur la crédibilité des informations concernant cet aspect des projets nucléaires irakiens.
Nommé en 1997 par Bill Clinton, M. Tenet, dont quelques sénateurs demandent la tête, pourrait bien servir de fusible, écrit le quotidien USA-Today, alors que le magazine Time s'interroge sur "la crédibilité de l'administration" dans l'affaire irakienne.
La polémique est attisée par plusieurs ténors de l'opposition démocrate qui ont accusé l'administration Bush, dimanche et lundi, d'avoir trompé le peuple américain pour justifier la guerre en Irak. (AFP)


Troisième attentat en 24 heures en Corse (15 juillet 2003)
Ajaccio - Un attentat, le troisième en 24 heures, a provoqué des dégâts importants lundi soir à un dépôt de boissons de Bonifacio (Corse-du-Sud), a-t-on appris mardi auprès des gendarmes.
La charge, dont l'ampleur n'a pas été précisée, a touché vers 21H30 un entrepôt de la société Lantieri, a-t-on ajouté de même source sans plus de précisions. L'action n'a été ni signée ni revendiquée.
Cet attentat est le troisième sur l'île lundi, jour de l'intervention télévisée du président de la République Jacques Chirac. Deux autres attentats, en plein jour ceux-là, avaient visé, vers 12H45, un bureau de poste au sud de Bastia, et vers 17H00 la villa de l'ex-"roi du poulet" Gérard Bourgoin à Galeria (Haute-Corse).
Une tentative contre la gendarmerie de Vico (Corse-du-Sud) a par ailleurs été revendiquée par un correspondant anonyme se disant membre du FLNC. Les gendarmes ont confirmé qu'une charge de quatre kilos d'explosif a été retrouvée non explosée devant l'enceinte de la gendarmerie.
L'attentat le plus spectaculaire a gravement endommagé, lundi en début d'après-midi, un bureau de poste de Folelli, à 30 km au sud de Bastia. La charge puissante (13 kilos de nitrate-fuel reliés à une bouteille de gaz) a explosé vers 12H45, quelques minutes avant l'interview de M. Chirac, provoquant des dégâts importants et détruisant six véhicules mais sans faire de blessés.
Une inscription du mouvement clandestin FLNC a été découverte sans que les gendarmes soient sûrs qu'elle ait été peinte lors de l'attentat. (AFP)

14 juillet : Chirac garde le cap des réformes (15 juillet 2003)
Pour sa deuxième interview télévisée du 14-Juillet depuis sa réélection du 5 mai 2002, le chef de l'Etat s'est livré à un exercice de pédagogie et de philosophie politique - sans annoncer de mesures nouvelles - en réponse aux problèmes sociaux du moment : intermittents du spectacle, retraites, éducation... Jacques Chirac a défendu "l'action responsable" du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin dans "une situation difficile" liée à l'anémie de la croissance mondiale, salué ses avancées dans le domaine de la sécurité (il a dit sa "reconnaissance" à Nicolas Sarkozy), de la justice, de l'allégement des charges et des impôts "qui nous paralysaient".
Malgré une vive contestation sociale, marquée au printemps par les manifestations sur les retraites et les grèves dans l'Education nationale, le chef de l'Etat s'est refusé à toute pause dans les réformes, à tout "report" de ses engagements électoraux, affirmant que la situation économique imposait à la France de "s'adapter". Un terme repris maintes fois lors de son intervention. Ainsi a-t-il exclu un retrait de l'accord sur l'assurance-chômage des intermittents du spectacle, qui lui demandaient d'intervenir en leur faveur, un report de la réforme de l'assurance-maladie, prévue à l'automne, ou encore l'abandon de la baisse des impôts et des charges, jugée délicate à Bercy en raison de l'aggravation des déficits publics. Sur ce dernier point, il a évoqué l'hypothèse d'un assouplissement du pacte de stabilité et de croissance européen.
"D'AUTRES EFFORTS" POUR LES RETRAITES
Pour les intermittents du spectacle, dont le mouvement de grève a entraîné notamment l'annulation des festivals d'Avignon et d'Aix-en-Provence, Jacques Chirac a confirmé l'annonce faite vendredi par le Premier ministre d'un plan d'aide à la création culturelle d'ici le 1er janvier 2004. Il a également souhaité que soient "sanctionnées" les entreprises qui "ont sciemment détourné à leur profit" le régime d'assurance-chômage des intermittents.
S'agissant de la sauvegarde de l'assurance-maladie, qui devrait accuser cette année un déficit de 7,9 milliards d'euros, le président a exclu une hausse de la CSG, qui ne serait pas "une réponse cohérente", et a invité le gouvernement à "responsabiliser tous les acteurs" pour lutter contre "les gaspillages". Il a également prévenu que "d'autres efforts" seraient nécessaires de la part des Français pour combler les déficits des retraites qui ne sont couverts qu'à hauteur d'un tiers par la réforme gouvernementale.
Traçant à grands traits les perspectives de l'action gouvernemental à venir, Jacques Chirac a défendu un désengagement progressif de l'Etat dans la gestion des affaires publiques, notamment pour remédier au déficit de la Sécu. "L'époque où l'Etat décidait tout est révolue", a-t-il répété, dans un discours libéral. "Dans une situation comme celle que nous connaissons, la seule réponse, c'est la poursuite de l'adaptation", a-t-il estimé. "Nous sommes dans un monde difficile, incertain, inquiet, pas seulement en France, et face à une situation de ce genre liée à la crise mondiale il y a plusieurs attitudes possibles: la peur, le repli sur soi, le crispation, il y a aussi le durcissement, le blocage, l'affrontement. Ce sont des attitudes qui ne conduisent à rien, ou plus exactement à l'immobilisme et à l'échec", a-t-il estimé.
"UN VRAI DIALOGUE" POUR L'EDUCATION
"La seule attitude possible, c'est le mouvement, l'ouverture d'esprit, l'adaptation au monde tel qu'il évolue", a-t-il souligné, défendant notamment la réforme "inéluctable" des retraites, "un vrai progrès". Face à "l'esprit gaulois", une "force" mais aussi "une faiblesse", Jacques Chirac prône un dialogue social approfondi et une responsabilisation accrue des acteurs sociaux. "Nous avons une culture en France qui est plus une culture d'affrontement que de dialogue. (...) On ne progresse pas réellement dans l'affrontement", a-t-il lancé, tout en se disant "fier" des Français. Pour Jacques Chirac, la réforme des retraites votée au Parlement est emblématique de ce dialogue nouvelle manière, jugé pourtant biaisé par des organisations syndicales comme la CGT et FO. "Pour la première fois dans une grande réforme sociale, il y a eu un dialogue qui a duré plusieurs mois".
Face au "malaise" des enseignants, auxquels il a rendu hommage, le chef de l'Etat demande à Luc Ferry d'engager "un vrai dialogue de façon à avoir un diagnostic partagé qui devrait permettre ensuite de faire une véritable loi de programme pour l'école". Jacques Chirac a ainsi exclu implicitement la mise à l'écart du ministre de l'Education, qui sera confronté à la rentrée à une nouvelle vague de contestation syndicale. "C'est un homme de dialogue, et c'est aussi un homme qui connaît parfaitement le milieu. Je pense qu'il le poursuivra de façon positive", a-t-il dit.
Jacques Chirac a mis en exergue quatre priorités: lutte contre l'illettrisme, accompagnement personnalisé des élèves au collège, amélioration de l'apprentissage des langues étrangères, défense des valeurs républicaines, notamment la laïcité, au sein de l'école.
Pour le chef de l'Etat, la concertation entre les partenaires sociaux doit également se poursuivre en faveur de l'emploi, "priorité numéro un du gouvernement" dans un contexte d'aggravation du chômage, et il a dit attendre "beaucoup" de la négociation sur la prévention des licenciements économiques.

Jacques Chirac a également évoqué deux autres sujets d'actualité - la Corse et José Bové - pour "regretter" le "non" au référendum du 6 juillet sur l'avenir institutionnel de l'île et prévenir que le gouvernement poursuivrait la répression de la violence nationaliste. Il a justifié la mesure de grâce partielle en faveur du porte-parole de la Confédération paysanne au motif que "les militants syndicaux sont des Français comme les autres".(AFP)

Jack Lang ironise sur le "dialogue" prôné par Jacques Chirac (15 juillet 2003)
Paris - L'ancien ministre socialiste de l'Education nationale Jack Lang a ironisé mardi sur le "dialogue" prôné par Jacques Chirac : "c'est comme l'amour, le dialogue se prouve par des actes, l'année qui vient de s'écouler n'a quand même pas été placée sous le signe du dialogue".
Invité de France 2, M. Lang a espéré que "dans le futur, le gouvernement sera radicalement autre" car "jusqu'à présent, cela a été le refus de ce dialogue social sans compter le sectarisme avec lequel l'opposition est en permanence traitée".
Rappelant plusieurs exemples de non-sectarisme de la gauche (présidentielle, crise irakienne, référendum en Corse, double peine), M. Lang a regretté que "la réciproque ne soit jamais vraie" et qu'il n'y ait "jamais le moindre respect, la moindre considération à l'égard de l'opposition".
En ce qui concerne les intermittents, l'ancien ministre de la Culture a estimé que les responsables du "gâchis" étaient "le Medef et le gouvernement Raffarin par son entêtement".
Selon lui, le nouveau régime "fragilise un peu plus les artistes, créateurs et métiers du spectacle" et "ne met pas fin aux abus".
Pour M. Lang, les milieux artistiques éprouvent une "grande désespérance non à l'égard de la personne du ministre qui essaie de faire tout ce qu'il peut mais à l'égard de la politique gouvernementale et du Medef".
Interrogé sur les propos d'Ernest-Antoine Seillière à son encontre (M. Lang "parle comme les fascistes"), il a estimé que le patron du Medef avait "perdu les pédales : il utilise des mots méprisants et dégradants (...), qu'il parte en vacances au plus vite".
S'agissant de l'éducation, il a jugé que les hautes autorités "ne mesuraient pas l'état de blessure dans lequel se trouvent les professeurs (...) la crise est profonde, ils ont été meurtris, blessés par la désinvolture, le mépris". (AFP)

Un nouveau médicament anti-sida confirme son intérêt (15 juillet 2003)
Paris - Un nouveau médicament anti-sida, le T-20 ou Fuzeon des laboratoires Roche, premier né d'une nouvelle classe thérapeutique représentant une solution de rechange pour des malades en échec de traitement, a confirmé son utilité avec près d'un an de recul.
Des résultats en ce sens ont été présentés mardi à la 2e conférence de la société internationale du sida (IAS), qui s'achève mercredi.
Déjà commercialisée aux Etats-Unis, en Suisse, en Grande-Bretagne et en Allemagne, la molécule, qui a obtenu en mai l'autorisation de mise sur le marché (AMM) européenne, "sera commercialisée en septembre en France", a indiqué la firme Roche.
Les études baptisées TORO ont regroupé quelque mille patients présentant des résistances aux anti-rétroviraux couramment utilisés.
Pareille molécule représente une solution de rechange pour ces malades en échec de traitement. Mais le T-20 présente l'inconvénient d'être injectable et très cher (52 euros par jour pour les deux injections sous-cutanées quotidiennes), relèvent les cliniciens.
Ils soulignent que d'autres molécules seront de toute façon indispensables en raison des extraordinaires capacités du virus à se défendre. Au point qu'aucun traitement ne permet de l'éradiquer de l'organisme.
Les résultats présentés au terme de 48 semaines de traitement conjointement avec une thérapie antivirale classique confirment les bénéfices observés au bout de 24 semaines, rendus publics l'an dernier et qui avaient suscité un légitime intérêt.
La charge virale (quantité de virus sanguine) est devenue indétectable chez 30% des patients ayant eu le T-20 associé à une thérapie anti-virale classique, contre 12% chez ceux n'ayant reçu que la combinaison antivirale classique.
La survenue de ces "résistances" qui préoccupent cliniciens et chercheurs, empêche de bien contrôler la multiplication du VIH, un échec biologique qui se mesure par la charge virale.
"Les inhibiteurs d'entrée constituent une nouvelle approche extrêmement séduisante" et "nous avons besoin de nouvelles approches", a relevé le Pr américain Robert Gallo, figure historique de la recherche sur le sida, dont l'agent causal, le VIH a été identifié en 1983 à l'Institut Pasteur.
"Il y a déjà des résistances qui apparaissent au T-20 et il a déjà un successeur potentiel, le T12-49, qui serait actif sur ces cas-là", observe le Pr Patrick Yeni (hôpital Bichat, Paris).
"Le T-1249 est déjà en cours d'étude clinique", indique Roche.
"L'idéal est de contrôler la charge virale. Le T-20 est efficace mais pas de façon démesurée. C'est utile, mais ce n'est pas la révolution", résume un expert français qui a participé à l'essai, le Pr Christine Katlama. Le Pr Yéni pour sa part se réjouit d'une recherche foisonnante.
Parmi les nouvelles molécules rangées dans la catégorie générale des "inhibiteurs d'entrée", d'autres nouvelles familles sont à l'étude tels des "inhibiteurs du CCR5" (firme Ono Pharmaceutical, Pfizer, Takeda..) et les inhibiteurs d'adhésion (Tanox...), qui agissent sur d'autres mécanismes de pénétration du virus dans les cellules qu'il veut infecter.
Les intenses recherches dans la course-poursuite avec ce virus particulièrement rusé apportent d'autres pistes.
Ainsi, trois molécules "anti-intégrases" sont en développement, dont deux sont au stade des tests cliniques préliminaires.
"Le grand principe du traitement, c'est d'associer les médicaments", ajoute le Pr Yéni. "On peut adapter le traitement au profil particulier du malade parce qu'on dispose de plusieurs médicaments, c'est le grand progrès", souligne-t-il. (AFP)

Sida et tuberculose, le duo infernal (15 juillet 2003)

Paris- Sida et tuberculose s'associent pour accroître leurs ravages dans le monde tandis que la seconde, non traitée, représente le plus grand tueur des personnes infectées par le sida, selon les travaux présentés mardi à la conférence internationale sur le sida, à Paris.
Un tiers des 41 millions de personnes vivant avec le VIH/SIDA dans le monde sont infectées par la tuberculose, selon l'OMS.
"Plus de 70 % des tuberculeux africains atteints par le VIH n'ont pas accès aux traitements appropriés", a déclaré le Dr Mario Raviglione, directeur à l'OMS du département Halte à la tuberculose. "Nous avons besoin d'accroître nos efforts contre cette synergie mortelle entre ces deux maladies", a-t-il dit.
L'OMS a diffusé à l'occasion de la 2e conférence scientifique de la Société internationale du sida (IAS) un rapport illustrant, de façon inhabituellement forte pour cet organisme des Nations-Unies, l'aggravation des ravages de ces deux fléaux.
L'OMS a ainsi lancé un "appel" pour la" généralisation des médicaments antituberculeux pour les personnes vivant avec le VIH", sans oublier de favoriser l'accès aux médicaments anti-rétroviraux (contre le virus du sida) dans les pays en développement.
Un traitement complet de la tuberculose ne coûte que 10 dollars par patient, souligne le Dr Raviglione.
En Afrique, le sida fait progresser si rapidement la tuberculose que les services assurant les traitements appelés DOTS (Directly Observed Treatment Short Course/ traitement de courte durée sous surveillance directe) n'arrivent pas à suivre, selon l'OMS.
"DOTS" qui est un traitement de 6 à 8 mois sous la supervision de professionnels, constitue la stratégie recommandée au plan international pour lutter contre la tuberculose.
Entamé, un traitement doit être poursuivi pour guérir le tuberculeux et enrayer la contagion, mais aussi pour éviter l'apparition de bacilles résistants à l'action de plusieurs molécules thérapeutiques qui rend la maladie beaucoup plus difficile à soigner.
Le 24 mars 1993, l'OMS qualifiait la tuberculose d'urgence mondiale, pour marquer l'inquiétude suscitée par cette épidémie. Le VIH est responsable d'une augmentation annuelle de 6 % des cas de tuberculose en Afrique subsaharienne.
Une situation plus grave pourrait émerger en Inde où 180.000 personnes sont infectées à la fois par le VIH et le bacille de la tuberculose. Les programmes DOTS y sont en plein développement.
Un tiers de la population mondiale est porteuse du bacille de la tuberculose. Parmi eux, 5 à 10 % font une tuberculose ou deviennent contagieux au cours de leur existence. "Mais chez les personnes porteuses du VIH, le risque de développer une tuberculose est multiplié par trente", indique le Dr Raviglione.
Le cocktail d'anti-tuberculeux (MAT/ATD) comprend isoniazide, rifampicine, pyrazinamide et éthambutol. "Pris correctement - schématiquement les quatre médicaments pendant les quatre premiers mois, puis l'associaition isoniazide et rifampicine ensuite -, il permet de guérir plus de 95% des tuberculoses quel que soit le statut du patient vis-à-vis du VIH", a assuré le Dr Raviglione.
"La tuberculose est le plus grand tueur de personnes atteintes de VIH/SIDA", selon l'OMS. S'ils ne reçoivent pas de traitement anti-tuberculeux, environ 90% des sidéens meurent dans les quelques mois après être tombés malades de la tuberculose, souligne-t-elle.
La tuberculose tue chaque année environ deux millions de personnes dans le monde. (AFP)


La sécheresse persiste en France: danger "record" d'incendies
(15 juillet 2003)
Paris - La sécheresse a conduit les préfets à restreindre la consommation d'eau dans 34 départements français, tandis que Météo France met en garde contre un danger "record" d'incendies cet été.
"Le dessèchement des sols et des végétaux est plus important qu'en 1989, année de grands feux dans le Sud-Est", a indiqué Isabelle Barret, prévisionniste à la cellule de veille permanente de Météo France à Valabre (Bouches-du-Rhône).
"Le dessèchement de la végétation est exceptionnel pour un 15 juillet", souligne Mme Barret. Si la France est relativement épargnée par les incendies à ce jour, c'est grâce à l'absence de vent fort. Mais les sols ultra secs et la très faible teneur en eau des végétaux laissent craindre un été à haut risque.
La sécheresse affecte non seulement la Provence et les zones littorales, mais aussi des régions de montagne et de l'intérieur comme la Drôme, les Alpes, l'Ardèche, la Lozère. Le déclenchement des feux est désormais suspendu au vent et aux pluies. Mais les pluies sont rares. Juillet est "particulièrement chaud et ensoleillé", après cinq mois très secs, observe Patrick Galois de Météo France.
Le week-end du 14 juillet a été marqué par de nouveaux pics de température: 38° à Bordeaux et Toulouse dimanche, 34° à Dinard (deuxième température la plus chaude pour un mois de juillet), 38° à Lyon lundi. Des valeurs élevées, mais pas des records: ainsi à Paris, où le thermomètre devait grimper mardi à 36°, le record absolu date de juillet 1947 avec 40°.
La fraîcheur fera un retour remarqué à partir de mercredi jusqu'à la fin de la semaine, avec des orages à l'Ouest, mais sans grand effet sur la sécheresse. "Les pluies efficaces sont celles de l'automne, de l'hiver et du printemps, les pluies orageuses d'été ne s'infiltrent pas dans les sols", explique Patrick Galois.
Météo France se garde cependant de comparer la situation à la sécheresse exceptionnelle de 1976, qui avait amputé de moitié les récoltes de céréales. "En 1976, l'Ouest était le plus frappé, aujourd'hui l'Est et le Sud sont les plus touchés", remarque Patrick Galois.
La sécheresse de 1976 s'était distinguée par son intensité et sa durée, de décembre 1975 à août 1976. L'épisode actuel a démarré plus tard, en février, après plusieurs années bien arrosées qui ont rempli les nappes phréatiques à ras bord.
La baisse des nappes depuis le printemps est générale, mais la situation est contrastée, selon le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières). Les nappes importantes et profondes restent à un niveau supérieur à la normale (Beauce, Artois-Picardie) tandis que les nappes alluviales peu épaisses, très dépendantes des cours d'eau, sont en dessous de leur niveau normal et "fondent" à vue d'oeil. C'est le cas dans le Sud, mais aussi en Lorraine et en Vendée où le niveau des nappes est au plus bas depuis 1985.
"Les préfets ont pris des mesures de restriction dans 34 départements, et dans une vingtaine d'autres des mesures sont planifiées", a indiqué le ministère de l'Ecologie. Selon lui, "une minorité de petites communes risque de manquer d'eau potable, alors qu'en 1976 c'était la majorité".
Les mesures de restriction visent notamment l'arrosage des jardins, le lavage des voitures, le remplissage des piscines, l'irrigation des cultures. L'irrigation "pompe" 60% de l'eau prélevée en moyenne par an, mais 9O% en été. Les particuliers peuvent contribuer à économiser l'eau: un robinet qui fuit gaspille 300 litres par jour. (AFP)

L'air d'Athènes mauvais pour les personnes sensibles 9 mois/an (15 juillet 2003)
Athènes - Les enfants, les personnes souffrant d'affections pulmonaires ou cardiaques et celles du troisième âge respirent à Athènes un air mauvais pour leur santé 274 jours par an, soit neuf mois sur douze, selon une étude de l'école polytechnique d'Athènes, publiée mardi par le quotidien grec To Vima.
Sur ce total, 91 jours par an, soit quelque trois mois, sont considérés comme mauvais pour l'ensemble de la population, selon l'étude.
Cette étude rend compte de la première mesure systématique de la pollution atmosphérique réalisée dans la capitale grecque sur la base d'un indice de qualité de l'air (AQI, Air Quality Index) utilisé notamment aux Etats-Unis, et qui recense les niveaux des principaux polluants atmosphériques, précise To Vima.
Les personnes appartenant à des groupes sensibles vivant à Athènes devraient ainsi limiter leurs efforts à l'extérieur pendant ces neuf mois de l'année, précise le rapport.
Les zones les plus touchées sont le port du Pirée, la banlieue résidentielle de Maroussi, où est situé, au nord d'Athènes, le principal complexe sportif pour les jeux Olympiques de 2004, et celle, limitrophe, de Lykovrissi, précise le rapport. Les principaux agents polluants sont l'ozone et les particules atmosphériques.
Le ministère de l'Environnement avait fait part l'été dernier de sa préoccupation face aux concentrations de ces particules à Athènes, indiquant qu'elles dépassaient les niveaux fixés par l'Union européenne. Le ministère s'était parallèlement félicité d'une réduction de 48% de la pollution atmosphérique entre 1994 et 2000 pour les agents polluants traditionnels, notamment le dioxyde de soufre et le monoxyde de carbone.
Les autorités grecques sont engagées depuis des années dans un plan d'assainnissement de l'air de la capitale, incluant notamment le développement des transports publics et un contrôle renforcé des émissions des automobiles. Selon le ministère, le trafic automobile reste le principal fauteur de pollution dans la ville, devant le chauffage urbain et l'industrie. (AFP)

L'Irlande lance une taxe verte, contre le chewing-gum (15 juillet 2003)
Dublin - Bien décidée à mettre un frein à la prolifération de détritus, l'Irlande a décidé de taxer les ventes de chewing-gum pour payer le nettoyage des trottoirs maculés de pâte-à-macher séchée.
Le prix des chewing-gums devrait donc augmenter prochainement, avec un surcoût allant jusqu'à 10 cents d'euro par paquet.
Les boîtes en polystyrène de restauration rapide et les tickets des distributeurs automatiques sont aussi dans le collimateur de l'île à la verte et immaculée réputation.
Dans un élan similaire, Singapour a interdit les chewing-gums en 1992 et a commencé à taxer les sacs plastiques l'an dernier.
La taxe sur les sacs plastiques a d'ores et déjà permis à la ville asiatique de lever près de 10 millions d'euros destinés à des actions environnementales et d'abaisser de près de 1,2 milliard le nombre de sacs plastiques utilisés. (Reuters)

Les amateurs de fromage suisse peuvent désormais louer une vache (15 juillet 2003)
Zurich - Des fermiers suisses proposent aux amateurs de fromage en quête de saveur de prendre pour fournisseur attitré une vache qu'ils sont invités à louer chaque été.
Helga Wyler, qui dirige avec son époux Paul une exploitation de 50 têtes de bétail dans la région de Brienz, a précisé que 25 personnes étaient intéressées, principalement des citadins des environs de Zurich.
Contre un forfait de 380 francs suisses (245 euros) par été, plus 40 cents (0,26 euro) pour chaque litre de lait produit par la vache, les gastronomes peuvent obtenir à l'automne 70 à 120 kilos de fromage, s'ils participent aux travaux de la ferme pendant au moins une journée. (Reuters)

Un Américain passe plus de quatre jours sur un grand huit (15 juillet 2003)
Berlin - Un conférencier américain a passé plus de quatre jours sur un grand huit en Allemagne - dormant et mangeant à plus de 120 km/heure pour établir un nouveau record du monde en la matière.
A 42 ans, Richard Rodriguez a déjà battu le record de 35 heures et demie détenu par deux Japonais, et ne semble pas pour l'instant vouloir s'arrêter, a déclaré lundi le parc de loisirs allemand.
"Il n'a pas encore eu la nausée", a expliqué Ulrike Endres du Holiday Park, situé dans le sud-ouest de l'Allemagne. "(...) La seule chose dont il se soit réellement plaint était un petit coup de soleil."
Rodriguez ne s'autorise qu'une pause de 15 minutes toutes les huit heures. Des toilettes ont été spécialement installées dans son wagon. (Reuters)

100.000 livres de récompense pour qui saura climatiser le métro londonien (15 juillet 2003)
Londres - Le maire de Londres, Ken Linvingstone, a offert une récompense de 100.000 livres (environ 144.000 euros) à toute personne qui sera capable de créer un moyen de climatiser le métro londonien.
"Si quelqu'un peut soumettre un projet qui marche et que nous pouvons introduire un peu de climatisation dans les profondeurs du métro, nous, les Transports de Londres, lui offrirons 100.000 livres", a déclaré mardi Ken Livingstone.
La canicule des derniers jours a mis à rude épreuve les nerfs des millions d'usagers du "tube", déjà notoirement vétuste et au fonctionnement pour le moins erratique.
M. Livingstone a précisé que l'objectif prioritaire était d'améliorer les lignes de métro les "plus problématiques" des Jubilee, Northern et Picadilly Lines, très profondes.
Le contrôle des transports en commun londoniens a été officiellement remis à la mairie mardi. (AFP)


Grévistes de la faim: 89 sans-papiers lillois suspendent leur mouvement (15 juillet 2003)
Lille - Quatre-vingt neuf sans-papiers de Lille ont cessé mardi leur grève de la faim, annonçant un déblocage de la situation après 56 jours de lutte, malgré la poursuite du jeûne par encore onze personnes.
"Après l'accord intervenu lundi avec la préfecture du Nord, qui a annoncé le +réexamen bienveillant+ de 159 dossiers, 89 sans-papiers ont décidé de suspendre le mouvement. Onze autres ont dit s'accorder un délai de réflexion et continuent pour le moment", a expliqué à l'AFP Roland Diagne, porte-parole du CSP-59.
La préfecture avait annoncé lundi avoir passé "un accord" avec le comité des sans-papiers (CSP), proposant "le réexamen bienveillant de 159 cas" et la délivrance "d'autorisations provisoires de séjour renouvelables, le temps de l'instruction" pour tous.
"Nous sommes satisfaits, mais à 50%, explique un des grévistes, Mohamed Bouzina, un Algérien de 30 ans qui assure avoir perdu 18 kg au cours du jeûne. Nous attendons les résultats et nous faisons confiance au préfet (Jean-Pierre Richer) pour un réexamen humain, humaniste, de nos dossiers. S'ils régularise tout le monde, alors nous serons contents à 100%", a-t-il poursuivi.
Mardi, M. Bouzina a bu "un peu de jus de fruit et un bol de soupe". "Je ne dois pas manger trop d'un coup après 57 jours à l'eau sucrée", a-t-il ajouté.
Pour sa part, Djiguiné Fodé, 41 ans, venu de Guinée, n'a pas décidé de suspendre sa grève de la faim. "Il faudrait que le préfet diminue le délai prévu (pour les réexamens). On nous parle d'un an, c'est long. On ne sait pas ce qui va nous arriver dans un an. Et puis on ne peut pas travailler avec l'autorisation provisoire de séjour".
Le mouvement des sans-papiers de Lille - venus d'Algérie, du Maroc, de la République Démocratique du Congo, de Guinée ou de Thaïlande - avait démarré avec "l'appel du 18 juin" 2003 à la régularisation de 113 étrangers, qui jeûnaient depuis déjà un mois.
Installés dans des tentes sur les pelouses de la Bourse du travail, les grévistes, dont certains ont dû être hospitalisés à plusieurs reprises, avaient affirmé leur volonté "d'aller jusqu'au bout" pour obtenir des papiers.
Au bout d'un mois et demi, la préfecture avait régularisé 17 grévistes de la faim et délivré 7 autorisations provisoires de séjour à des sans-papiers hospitalisés.
"Pour accompagner les sans-papiers, nous avons proposé une hospitalisation pour une reprise progressive de l'alimentation. Une quarantaine d'entre eux doivent rejoindre dès aujourd'hui (mardi) les hôpitaux de la métropole, pour y être perfusés", a précisé le porte-parole du CSP-59.
A la bourse du travail, où campent encore les sans-papiers non hospitalisés, un des médecins généralistes du quartier visitant régulièrement les grévistes à la demande des autorités, distribuait déjà mardi après-midi un programme de réalimentation progressive à l'intention de ceux qui suspendaient le jeûne.
Satisfait de l'évolution de la situation, le CSP-59, qui organise des manifestations hebdomadaires à Lille depuis 1996, a affirmé qu'il veillerait "avec vigilance" au respect de l'accord signé lundi.
Plusieurs personnalités, dont Mgr Jacques Gaillot, le recteur de la mosquée de Lille Amar Lasfar et l'évêque auxiliaire de Lille Jean-Luc Brunin, ont été témoins de cet accord en préfecture et "en seront les garants", a souligné M. Diagne. (AFP)


Confusion après la fugue d'une adolescente britannique avec un ex-marine (15 juillet 2003)
Londres - La disparition depuis samedi d'une adolescente britannique de 12 ans et d'un ex-marine américain de 31 ans rencontré via l'internet tenait la Grande-Bretagne en haleine mardi, alors que la plus grande confusion régnait sur l'endroit où le couple a pu trouver refuge.
Selon la police de Leigh, près de Manchester (Angleterre), Shevaun Pennington et Toby Studabaker sont passés samedi vers 20h00 locales (18h00 GMT) à l'aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle. Ils auraient atterri à Paris en provenance de Manchester -- où ils se sont retrouvés samedi matin -- via l'aéroport londonien de Heathrow.
Dans un premier temps, la police française a affirmé que "rien ne permettait de dire qu'ils sont sur le territoire français". "Les noms des deux personnes recherchées n'apparaissent pas sur les listes de passagers des vols", a d'abord déclaré à l'AFP une source policière.
Quelques heures plus tard, la police française a cependant confirmé le passage de l'adolescente et de l'ancien marine à Roissy-Charles de Gaulle, samedi.
Mais Shevaun Pennington serait repartie le jour même de Roissy-Charles de Gaulle, à destination de Liverpool (Angleterre), après être restée deux heures et demie en zone internationale.
"Elle a repris un avion à destination de Liverpool, accompagnée d'autres personnes, mais sans l'Américain. Elle n'a pas pénétré sur le territoire national et est restée en zone internationale", a-t-on précisé du côté des enquêteurs français.
"Interpol nous a dit qu'une +S. Pennington+ avait quitté l'aéroport Charles-de-Gaulle", a reconnu Peter Mason, le porte-parole des enquêteurs britanniques. Mais "je suis très, très dubitatif qu'il s'agisse de notre Shevaun", a-t-il ajouté.
L'adolescente et l'ancien marine "sont descendus de l'avion à Charles-de-Gaulle mais (...) ils peuvent être n'importe où", avait au préalable déclaré Peter Mason, en expliquant qu'ils avaient pu prendre immédiatement une correspondance à Roissy vers une destination inconnue.
Des inspecteurs britanniques se sont rendus en France dès mardi après-midi, afin de mieux coordonner leur action avec leurs homologues français.
Alors qu'Interpol a été saisie du dossier, les Britanniques envisagent désormais de demander un mandat d'arrêt international contre Toby Studabaker. Tout en soulignant que cet ancien caporal des marines, qui a servi en Afghanistan, n'avait pas d'antécédents judiciaires.
Selon la presse britannique, Toby Studabaker, aurait été accusé par le passé d'avoir agressé sexuellement des fillettes. Leo, le frère de Toby Studabaker, a confirmé que son frère avait été accusé de ce genre de faits, mais précisé qu'il avait été acquitté.
Leo Studabaker est monté au créneau médiatique pour défendre l'ancien militaire, qui a quitté les marines en juin, après une blessure à l'épaule.
"Ils avaient parlé d'un éventuel mariage et d'avoir des enfants. C'est en partie pour cela qu'il est allé en Europe", a déclaré Leo, sur la chaîne britannique GMTV. Mais lors d'une de leurs interminables conversations en ligne -- jusqu'à 11 heures d'affilée selon la presse -- la jeune fille, qui paraît plus que son âge, avait affirmé avoir 18 ou 19 ans, selon Leo.
"S'il avait su qu'elle n'avait pas l'âge qu'elle disait avoir, il n'aurait pas accepté de la rencontrer", a-t-il assuré.
Comme les parents de Shevaun, les Britanniques sont d'autant plus inquiets que plusieurs affaires retentissantes de pédophilie ont secoué les étés de ces dernières années.
Le dernier en date remonte au mois d'août 2002, lorsque deux écolières de 10 ans, Holly Wells et Jessica Chapman, avait été enlevées et tuées près de la petite bourgade de Soham (centre de l'Angleterre). (AFP)

La côte de la Baltique polluée par des produits pétroliers (15 juillet 2003)
Kaliningrad - Des produits pétroliers ont été rejetés par une tempête sur la côte de la Baltique dans l'enclave russe de Kaliningrad, polluant une réserve protégée par l'UNESCO, a indiqué mardi à l'AFP l'antenne locale du ministère des Situations d'urgence.
Selon le responsable du ministère, Andreï Ostakhovski, près de 300 kilos de produits pétroliers ont pollué la côte, alors qu'une organisation écologiste russe, Ecodefense, assure qu'il s'agit de quelque 40 tonnes de produits pétroliers qui ont pollué près de 200 km de côte.
Les produits pétroliers ont notamment pollué les plages d'une réserve située sur l'isthme de Courlande (Kourchskaïa Kossa), a indiqué M. Ostakhovski, estimant que la situation dans la région est "critique".
Le taux de pollution est de 200 grammes de produits pétroliers par mètre carré, selon un communiqué d'Ecodefense.
L'isthme de Courlande, une étroite péninsule de dunes de sable qui s'étend sur 98 km dans la Baltique, a été classé en 2000 dans la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Il est pour l'instant difficile de préciser l'origine de la pollution, a assuré le responsable du ministère.
Selon une des hypothèses, il pourrait s'agir de produits pétroliers provenant du cargo chinois Fu Shan Hai qui avait coulé fin mai près de l'île danoise de Bornholm après une collision avec un porte-conteneurs chypriote.
Le navire chinois transportait 66.000 tonnes d'engrais, ainsi que 1.600 tonnes de fuel lourd, selon les autorités danoises.
Ecodefense estime cependant que cette hypothèse a été "inventée par les autorités", alors que la côte est en réalité polluée par le pétrole provenant d'une plate-forme offshore appartenant à la compagnie pétrolière russe Loukoïl.
"Le début des travaux de Loukoïl sur la plate-forme D6 coïncide d'une façon suspecte avec des rejets massifs de produits pétroliers sur la côte", relève le co-président d'Ecodefense, Vladimir Sliviak, dans le communiqué de l'organisation.
"Nous avons l'intention de découvrir s'il y a un lien entre les travaux de Loukoïl et la pollution, en analysant les prélèvements (de produits pétroliers) que nous avons fait aujourd'hui sur la côte", a-t-il affirmé.
Loukoïl, premier groupe pétrolier russe, a déclaré lundi que l'exploitation de ses plate formes de forage dans la mer Baltique débuterait en 2004 et que ce projet "a passé une expertise écologique très stricte". (AFP)


Un traducteur pour comprendre le langage des chats (16 juillet 2003)
Tokyo - Takara, l'un des plus grands fabricants de jouets japonais, a annoncé mercredi le lancement en novembre du "Meowlingual", un appareil capable d'interpréter les miaulements des chats.
Cette console électronique, qui tient dans le creux de la main, affichera la traduction sur un écran et sera vendue 8.800 yens (75 dollars), précise l'entreprise nippone.
Takara, qui espère que le Meowlingual connaîtra le même succès que le Bowlingual, un appareil conçu pour interpréter les aboiements des chiens, compte en vendre 300.000 exemplaires d'ici la fin mars 2004.
Depuis l'année dernière, le fabricant a vendu 300.000 Bowlingual au Japon. La version anglaise devrait faire son apparition sur le marché américain au mois d'août et coûter environ 120 dollars. (Reuters)

Orages meurtriers dans le Sud-Ouest (16 juillet 2003)
Bordeaux - Les violents orages qui se sont abattus mardi en début de soirée dans le Sud-Ouest ont fait trois morts, trois disparus et une soixantaine de blessés, dont 11 sont grièvement atteints, ont annoncé les pompiers.
Les orages d'une rare violence avec des vents dépassant parfois les 150 km/h ont frappé successivement le Pays basque, les Landes, la Gironde et la Charente-Maritime. Les secteurs les plus touchés sont Biscarrosse, Sanguinet et Mimizan, dans le nord des Landes.
La station balnéaire de Biscarrosse a été particulièrement affectée. Des campings ont été dévastés en totalité, des arbres tombant sur les tentes et les mobil-homes.
D'après la mairie, les dégâts seraient comparables à ceux de la tempête de décembre 1999.
Plusieurs centaines de personnes ont dû être relogées pour la nuit dans les salles des fêtes ou les écoles, notamment à Biscarrosse, Gastes, Mimizan et Sanguinet où les lignes téléphoniques et l'électricité ont été coupées.
La préfecture des Landes a déclenché le Plan Rouge et ouvert une cellule de crise.
Une colonne médicale est venue de Bordeaux renforcer les secours auxquels les personnels de la Croix-Rouge et la Sécurité civile se sont joints.
TOITURES DETRUITES, CAMPINGS EVACUES
Le département des Pyrénées-Atlantiques, où les pompiers sont plusieurs dizaines de fois, a été le premier touché. Dans la région de Iholdy au Pays basque, plusieurs dizaines de toitures ont été arrachées par le vent. Dans le Béarn, la toiture de la Chocolaterie Lindt à Oloron-Sainte-Marie a été détruite par le vent et la grêle.
En Gironde, les pompiers sont sortis 970 fois pour des dégâts provoqués par des chutes d'arbres et des inondations. Les pompiers submergés d'appels ont été obligés de privilégier les interventions les plus urgentes.
Deux enfants de 14 et 15 ans ont été foudroyés dans un camping à Hourtin. L'un a été grièvement blessé. Un homme a fait un malaise cardiaque à Saint-Ciers-sur-Gironde dans le nord du département après la chute d'un arbre sur sa maison.
Deux nageurs en détresse ont été récupérés dans le bassin d'Arcachon et les 34 enfants d'une colonie de vacances de Biganos près d'Arcachon ont été évacués et relogés dans la salle des fêtes de la ville.
Des campings ont été évacués et plusieurs centaines de vacanciers mis en sécurité dans des salles des fêtes communales.
La toiture d'un bâtiment du centre de fret de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac a été fortement endommagée.
Sur le seul département de la Gironde, les pompiers ont également dû intervenir sur 16 départs de feu provoqués par les impacts de foudre dont l'un a déclenché un incendie qui a détruit 1.500 m2 de pins à Carcans-Maubuisson.
Dans un camping de Vaux-sur-Mer près de Royan en Charente-Maritime - département où les pompiers sont sortis plus de 150 fois -, cinq personnes dont deux enfants ont été légèrement blessées à la suite de la chute d'un arbre frappé par la foudre. (Reuters)


La Russie va lancer une sonde européenne vers Vénus en 2005 (16 juillet 2003)
Moscou - La Russie va lancer une sonde de l'Agence spatiale européenne (ESA) vers la planète Vénus en automne 2005, a indiqué mercredi le représentant de l'ESA en Russie, Alain Fournier-Sicre.
"La sonde Vénus Express décollera depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, à l'aide d'un lanceur russe Soyouz fin octobre-début novembre 2005", a déclaré M. Fournier-Sicre.
Sa mission sera consacrée particulièrement à "l'exploration de l'atmosphère de Vénus", a-t-il précisé, en ajoutant que les scientifiques tenteront de découvrir à l'aide de la sonde l'origine des vents violents qui soufflent au-dessus de cette planète. "Des préparatifs pour ce lancement sont en cours. Nous préparons les instruments nécessaires", a affirmé M. Fournier-Sicre, ajoutant que les scientifiques russes "sont également impliqués dans le projet".
La décision de lancer Vénus Express à l'aide d'une fusée russe a été prise "après le succès du lancement de la sonde européenne Mars Express" vers la planète rouge à l'aide d'une fusée Soyouz en juin dernier, a souligné le responsable.
Mars Express, lancée le 2 juin de Baïkonour, atteindra l'orbite martienne en décembre prochain. Elle larguera alors l'atterrisseur de conception britannique, Beagle-2, chargé de collecter et analyser des échantillons sur le sol martien. (AFP)


Il avait envoyé cinq doublures passer son bac: 4 mois de prison avec sursis (16 juillet 2003)
Senlis - Un candidat au baccalauréat de l'académie d'Amiens, qui avait envoyé cinq complices passer à sa place différentes épreuves de l'examen, a été condamné à 4 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Senlis (Oise), a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Le jeune homme de 21 ans a également écopé de 160 heures de travaux d'intérêt général et d'une interdiction d'exercer une fonction publique pendant deux ans. Inscrit en candidat libre dans la série ES (Economique et sociale), ce jeune homme originaire de Creil devait passer ses épreuves au lycée Jean-Rostand de Chantilly, dans l'Oise.
Son stratagème a consisté à envoyer à tour de rôle des comparses munis de fausses cartes d'identité à son nom, pour composer à sa place. Mais le 18 juin, le faux candidat s'est présenté en retard à la quatrième épreuve. Son identité a alors été vérifiée plus attentivement et un surveillant s'est aperçu qu'il ne s'agissait pas du jeune homme qui avait planché le matin. Le vrai candidat a été placé en garde à vue vendredi dernier.
A l'audience, il a expliqué qu'il passait l'examen pour la quatrième fois et qu'il voulait absolument l'avoir. Outre sa condamnation, il devrait également être sanctionné par le rectorat et se voir refuser la possibilité de passer à nouveau cet examen pendant plusieurs années. (AFP)


McDonald's a participé à la réfection de la prison où est détenu José Bové (16 juillet 2003)
Paris - La Fondation de McDonald's France a participé à la réfection de la prison de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault) où est détenu actuellement le dirigeant syndical José Bové, et où il avait déjà été emprisonné durant l'été 2002 pour les déprédations commises au McDonald's de Millau en août 1999.
"La Fondation a participé aux travaux de réfection du parloir de la prison de Villeneuve-lès-Maguelone", a déclaré mercredi sur Radio Classique le PDG de McDonald's France, Denis Hennequin. Cette décision constitue "un petit coup de pouce aux conditions de détention de José Bové, ce qui montre qu'on ne lui en veut pas", a-t-il ajouté.
"Il nous fait de la pub", a même convenu le PDG en commentant les retombées pour McDonald's France du "démontage" le 12 août 1999 du chantier du restaurant de Millau par José Bové et 200 à 300 éleveurs de brebis.
"Très honnêtement, c'est une pub dont je me serais bien passé, surtout pour mon franchisé là-bas à Millau", a ajouté Dennis Hennequin. Mais "Millau est un restaurant dont le chiffre d'affaires moyen est supérieur à la moyenne des chiffres d'affaires en France. Et son chiffre d'affaires il le fait avec les habitants de la région, bien entendu, et ceux de passage puisque la RN7 passe par là. C'est peut-être un restaurant de pèlerinage, qui sait?", a-t-il poursuivi. (AFP)


Le Sénat aligne la retraite des fonctionnaires sur le privé (16 juillet 2003)
Paris - Les sénateurs ont adopté mercredi la disposition-clé de la réforme de la retraite de la fonction publique, qui vise à harmoniser les régimes des fonctionnaires avec le secteur privé.
Cet article 32 du projet de loi prévoit d'abord l'allongement de la durée de cotisation à 40 annuités d'ici fin 2008, puis l'alignement avec le régime général (41 annuités en 2012 et, éventuellement, 42 en 2020).
Comme pour les salariés du privé, il instaure en outre progressivement une décote de 5% par annuité manquante et une surcote de 3% par annuité supplémentaire, et il indexe le montant des pensions sur l'évolution des prix au lieu de celle des traitements.
L'opposition de gauche (PS, PCF) a combattu avec force ces dispositions, y consacrant 40 de ses 1.100 amendements.
Le communiste Robert Bret a déploré qu'on "procède à une harmonisation avec le privé par le bas" à travers cet article qui contient "rien de mieux que les propositions du Medef".
La sénatrice verte Marie-Christine Blandin (app. PS) a critiqué des dispositions conduisant à une "paupérisation pour celles et ceux qui ont voué leur vie au public".
Défendant une réforme "qui assure l'avenir des systèmes de retraites", le ministre de la Fonction publique Jean-Paul Delevoye a cité des propos de l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin justifiant un allongement de la durée de cotisation des fonctionnaires pour faire face aux difficultés financières à venir. Des motifs financiers invoqués aussi par le rapporteur UMP du texte, Dominique Leclerc.
Avant l'article 32, le Sénat a adopté un nouveau système d'avantages liés aux enfants, présenté par le gouvernement pour tenir compte d'une jurisprudence européenne selon laquelle les bonifications d'un an accordées aux femmes fonctionnaires mères de famille violent le principe d'égalité entre les sexes.
Applicable aux hommes comme aux femmes, le nouveau dispositif remplace ce système par une validation des périodes d'interruption d'activité prises pour s'occuper d'un enfant, dans la limite de trois ans par enfant.
Les sénateurs ont également appliqué à la fonction publique la possibilité, à partir de 2004, de racheter des années de cotisation pour études, dans la limite de 12 trimestres.
Au huitième jour de débats, les discussions se sont poursuivies à un rythme toujours aussi lent.
Communistes et socialistes ont multiplié les prises de parole pour défendre leurs amendements, faire des rappels au règlement, demander une suspension de séance, une réunion de la conférence des présidents ou encore une vérification du quorum.
Le gouvernement, avec le soutien de la majorité UMP, a au contraire cherché à accélérer le débat, faisant "tomber" de nombreux amendements en invoquant l'article 40 de la Constitution, qui interdit toute augmentation des dépenses publiques sans compensation de recettes supplémentaires, au grand dam de l'opposition.
La présidente du groupe communiste Nicole Borvo a dénoncé un "usage de l'article 40 à tort et à travers" et le recours au "vote bloqué qui empêche le débat réel sur les amendements". Son homologue PS Claude Estier a déploré que soit fait "appel à tous les moyens de procédure pour bloquer le débat".
Le gouvernement souhaite que ce projet de loi soit définitivement adopté au cours de cette session extraordinaire du Parlement. Le Sénat a d'ores et déjà prévu de siéger le week-end prochain si c'est nécessaire. (AFP)


L'idée de péages urbains relancée en France (16 juillet 2003)
Paris - L'idée de péages urbains destinés à désengorger les centres-villes, déjà mise en pratique à Londres ou en Norvège, a été relancée en France mercredi dans un rapport rendu public par le Groupe de concertation sur les transports urbains du Commissariat général du Plan.
La part de marché de la voiture ne cesse de croître en ville, au point que la part des transports collectifs "pourrait encore baisser de 12% à 8% à l'horizon 2020", diagnostique ce Groupe mis en place en janvier 2002 par le gouvernement Jospin et présidé par l'ex-maire PS de Strasbourg, Roland Ries.
Aussi, pour tenter d'inverser la tendance, fait-il une série de propositions concernant les politiques de transports urbains de demain, dont "l'introduction progressive de différentes formes de péage urbain".
"Cette mesure de régulation suscite des réticences, mais il semble en tout cas nécessaire de lever les contraintes juridiques qui pèsent sur sa mise en place, et de favoriser les expérimentations locales", selon le rapport.
L'intérêt du péage urbain "est double: il apporte des ressources financières supplémentaires aux collectivités locales et constitue un moyen de régulation de la mobilité très efficace notamment si les péages sont conçus pour peser sur les comportements de mobilité dans les zones les plus congestionnées".
Les péages pourraient être définis en fonction des congestions constatées: par zones, ou même différenciés selon les périodes.
La ville de Londres a mis en place un péage urbain depuis le 17 février 2003, les automobilistes traversant la capitale britannique devant s'acquitter d'une taxe quotidienne. Les villes norvégiennes d'Oslo et Trondheim ont également instauré un tel dispositif.
"L'expérience montre qu'il y a des effets positifs à la mise en place de ces péages, même si électoralement ça n'est pas gagné", a commenté lors d'un point de presse Roland Ries.
Si ce type de mesure vaut plutôt pour le long terme, le rapport préconise à plus brève échéance de "transformer radicalement la gestion du stationnement", un outil jugé actuellement "sous-exploité" mais qui pourrait avoir des effets incitatifs sur l'usage de tel ou tel mode de transport.
Le Plan propose de transférer l'ensemble des compétences de stationnement vers les structures intercommunales (au détriment des communes), plus capables selon lui de mettre en place une cohérence entre modes de transport à l'échelle d'une vaste agglomération.
Suivant la même idée, il prône de renforcer la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) en donnant plus de pouvoir aux agglomérations au détriment des maires pour établir les schémas d'habitat, d'aménagement et de transport des grands centres urbains.
Le rapport préconise aussi de créer des structures de coordination régionale qui garantissent la cohérence des politiques de transport urbain au niveau des régions, et de baisser les coûts des systèmes de transports collectifs.
Il estime enfin que devraient être promus des modes de transport alternatifs à l'automobile classique (location de courte durée, "voitures partagées", taxis, etc.), non seulement au niveau local mais "par des mesures d'incitation financière et de compensation de la part des pouvoirs publics nationaux". (AFP)


Médicaments: l'Assemblée vote l'amendement sécurisant les déremboursements (16 juillet 2003)
Paris - L'Assemblée a voté mercredi, malgré un tollé à gauche, un amendement gouvernemental qui sécurise juridiquement les déremboursements de médicaments, suite à l'annulation par le Conseil d'Etat de la baisse de remboursement de deux vasodilatateurs.
L'amendement a été défendu par le ministre des Sports, Jean-François Lamour, dans le cadre de l'examen en première lecture à l'Assemblée du projet de loi sur le sport.
Le 20 juin, le Conseil d'Etat avait annulé la baisse du taux de remboursement de 65 à 35% de deux vasodilatateurs (médicaments Duxil et Trivastal), commercialisés par le laboratoire Servier, en faisant valoir que les avis de la commission de transparence n'étaient pas suffisamment motivés.
L'amendement vise donc à éviter une remise en cause des déremboursements décidés "avant le 1er juillet 2003", pour cause d'"irrégularité des avis rendus par la commission de transparence".
Face au "risque que les décisions de baisse de taux soient en conséquence illégales", a expliqué M. Lamour, "le présent amendement a pour objet de consolider les décisions prises à la suite de la réévaluation des produits de la pharmacopée engagée en 1999 en interdisant de contester leur légalité au motif d'une insuffisante motivation".
Cette disposition "ne revient pas sur la décision du Conseil d'Etat", a-t-il précisé, "elle ne fait que corriger l'existence d'un vice de forme". Elle empêche des remises en cause "qui pèseraient lourdement sur les finances publiques" et menaceraient "la poursuite de la politique engagée" sur les médicaments. Il a chiffré à "plus de 500 millions d'euros" les économies ainsi réalisées.
La gauche s'est insurgée contre ce "cavalier législatif", "sans rapport avec l'équitation", a ironisé Henri Nayrou (PS).
Cette mesure "revient sur un principe que nous avons toujours contesté: faire à tout prix des économies sur l'assurance maladie", a dénoncé Jacques Brunhes (PCF). Christophe Masse (PS) a, lui, fustigé la "manoeuvre pitoyable" d'un gouvernement qui "impose sa mesure en catimini", sans "véritable dialogue".
François Rochebloine (UDF) a aussi exprimé son "étonnement", face à un amendement qui n'a "pas sa place dans ce texte sur le sport" et qui n'a fait l'objet d'"aucune discussion préalable", même si "sur le fond, le groupe UDF n'est pas opposé au déremboursement si celui-ci est justifié".
"Qu'y a-t-il de plus public qu'un débat à l'Assemblée nationale?" leur a lancé François Goulard (UMP), tandis qu'Edouard Landrain (UMP) affirmait: "nous volons au secours de Mme Elisabeth Guigou (ancienne ministre de la Santé) qui avait mal rédigé sa copie".(AFP)


Les grévistes de la RATP et de la SNCF soumis à une "rigueur nouvelle" (16 juillet 2003)
Paris - Un "contrôle" parlementaire fait le point sur les retenues des jours de grèves à la RATP et à la SNCF et confirme la "rigueur nouvelle" appliquée dans ces entreprises, conformément à des "dispositions statutaires" qui mériteraient toutefois d'être clarifiées.
Selon le député UMP de la Drôme Hervé Mariton, rapporteur du budget des transports qui a présenté son contrôle mercredi devant la Commission des finances de l'Assemblée nationale, "les dispositions statutaires concernant les conséquences des faits de grève sur la rémunération des agents de la RATP et de la SNCF (...) étaient jusqu'ici rarement intégralement appliquées".
"La nouveauté, s'agissant des grèves de mai et juin 2003, et qu'elles auront été, pour l'essentiel, respectées", poursuit ce document présenté comme le "compte rendu d'un contrôle sur pièces et sur place", réalisé le 3 juillet.
"Cette rigueur nouvelle aura même permis de bien faire comprendre des dispositions un peu oubliées. L'idée était plutôt au paiement, la réalité statutaire appliquée est au non-paiement", poursuit ce document.
A la RATP, où "l'impact économique des grèves se traduit par une perte nette de 19 millions d'euros", quelque 16.211 jours de grève ont été dénombrés en mai et 28.387 en juin, selon ce texte.
"Le montant moyen de la retenue pour une journée de grève à la RATP se situe environ à 105 euros", écrit-il. Les retenues ont été prélevées "intégralement sur la paie du mois concerné, sans étalement".
Les agents en grève le 14 mai, mouvement que la direction avait jugé d'"illégal" en l'absence d'un préavis, ont été comptés en "absence irrégulière": ils ont, en plus de la retenue sur salaire, subi un "impact au niveau du déroulement de carrière ou sur le plan disciplinaire".
Pour la SNCF, selon ce contrôle, "une perte de "250 millions d'euros pour l'établissement public et de 280 millions pour le groupe SNCF" devrait peser sur les comptes.
Au total 13 jours de grève ont été suivis entre le 3 avril et le 19 juin.
Pour l'étalement des retenues sur salaires des cheminots, "des principes plus stricts que par le passé ont été définis", note le député: "la période de retenue ne peut excéder 3 mois, avec un minimum de 3 jours par mois".
Les syndicats de cheminots avaient vivement contesté cet étalement restreint, affirmant que certains salariés se retrouvaient avec des feuilles de paie sérieusement amputées à l'approche des grandes vacances.
La RATP a estimé que le salarié ayant fait grève le vendredi mais pas le lundi devait être payé le week-end. En revanche, la SNCF "considère qu'un agent ayant fait grève le vendredi mais pas le lundi ne sera pas payé le samedi et le dimanche, sauf déclaration contraire de l'agent".
Au vu de ces variantes, M. Mariton a souhaité que "les conséquences des faits de grève sur les rémunérations de ces entreprises publiques soient mieux explicitées, mieux synthétisées, mieux coordonnées".
Le ministère de l'Equipement, où un contrôle a également été effectué, a lui même appliqué une jurisprudence datant de 1978 (arrêt Omont), selon laquelle "les jours fériés ou chômés intercalés entre deux jours de grève consécutifs n'ont pas à être payés".
L'estimation du montant des "traitements et primes retenus du fait des jours de grève" au ministère s'elève à 8,67 millions d'euros, selon le député qui estime que "la synthèse des évènements et l'évaluation de leurs conséquences sont insuffisantes". (AFP)

Shevaun Pennington retrouvée saine et sauve, l'ancien Marine arrêté (16 juillet 2003)
Wigan (Angleterre) - Le retour en Grande-Bretagne de Shevaun Pennington, 12 ans, et l'arrestation à Francfort (Allemagne) de l'ex-Marine américain de 31 ans avec lequel elle s'était enfuie, ont mis un terme à une affaire qui a tenu en haleine la population britannique pendant quatre jours.
Saine et sauve, la jeune fille a retrouvé ses parents mercredi dans un commissariat de police de Leigh, dans la région de Manchester (nord-ouest de l'Angleterre), après avoir pris un avion de Francfort.
Peu avant, la police britannique avait annoncé l'arrestation à Francfort de Toby Studabaker, avec lequel elle s'était enfuie. Il a été arrêté dans le cadre d'un mandat d'arrêt international pour "enlèvement", a précisé le porte-parole de la police à Wigan (nord-ouest).
Des sources policières ont révélé également que M. Studabaker avait téléchargé de la pornographie enfantine sur l'internet à partir d'un ordinateur qu'il utilisait.
Selon la presse britannique, Toby Studabaker aurait été accusé par le passé d'avoir agressé sexuellement des fillettes mais avait été acquitté.
La police britannique a souligné que les enquêteurs avaient reçu dans cette enquête "toute l'assistance possible de la part de la police et des autorités françaises". Elle a aussi affirmé avoir bénéficié d'une "excellente coopération" de la part de la police et des autorités allemandes et du FBI.
L'écolière avait quitté samedi matin le domicile familial à Lowton, près de Wigan, dans la région de Manchester, avec quelques vêtements et son passeport, pour rejoindre cet Américain avec lequel elle conversait pendant de longues heures depuis un an, dans des forums de discussions sur l'internet.
Originaire du Michigan (Etats-Unis), Toby Studabaker avait démissionné de l'armée américaine fin juin, puis pris un avion de Detroit à Manchester, où il avait rendez-vous avec Shevaun.
Les enquêteurs avaient découvert que le couple avait pris un avion pour l'aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle, où leur trace s'était perdue.
Shevaun a pour la première fois donné signe de vie mardi soir, lors d'un bref coup de téléphone à ses parents, sans révéler où elle se trouvait.
"Rien n'indiquait qu'elle était sous la contrainte, elle semblait être dans cette situation de son plein gré", avait précisé le commissaire Peter Mason.
La belle-soeur du Marine, Sherry Studabaker, interrogée depuis les Etats-Unis, a exprimé son "soulagement" de voir Shevaun retrouvée.
Interrogée sur les images pornographiques qui auraient été téléchargées par son beau-frère, elle a répondu: "ce n'est pas son genre et nous n'aimons pas ce qui se dit sur lui".
La jeune fille lui avait fait croire qu'elle avait 18 ou 19 ans et il était "furieux" quand il s'est rendu compte qu'elle "lui avait menti sur son âge", avait affirmé mardi Leo Studabaker, le frère de l'ancien Marine.
Une version qui semblait démentie par la police britannique, qui a indiqué avoir des preuves que l'ancien soldat connaissait l'âge véritable de Shevaun. Toby Studabaker était toujours mercredi après-midi aux mains des autorités allemandes qui devaient décider de le juger dans le pays ou l'extrader.
L'affaire a relancé le débat sur la protection des enfants et adolescents contre les adultes qui font leur connaissance sur l'internet et dissimulent parfois leur véritable âge pour les rencontrer à l'insu de leur famille, après plusieurs cas semblables qui ont terminé en justice.
Un ingénieur informatique a été condamné à trois ans de réclusion pour avoir agressé deux adolescentes de treize ans qu'il avait connues par l'internet. Un conducteur de trains de 35 ans a été condamné cette année à six ans de prison pour des agressions sexuelles à l'égard d'une jeune fille de 12 ans qu'il avait rencontrée dans un forum de discussions. (AFP)


Le fossile d'un dinosaure découvert au lac du Loch Ness (16 juillet 2003)
Londres - Les traces d'un dinosaure datant de 150 millions d'années ont été relevées sur les rives du lac du Loch Ness, en Ecosse, mais ce ne sont assurément pas celles du monstre légendaire de ce lac, ont annoncé des scientifiques mercredi.
Ce fossile du jurassique comporte quatre vertèbres bien préservées qui auraient appartenu à un plésiosaure de plus de 10 mètres de long. Il a été découvert par un homme qui l'a retiré d'une eau peu profonde, sur les bords du Loch Ness.
Gerald McSorley, 67 ans, a remis le fossile au Musée national d'Ecosse où l'on examine cette découverte rare, la première de cette importance dans la région depuis un siècle.
"Les chances que le fossile soit originaire de l'endroit où il a été découvert sont très minces (...) Il a été déposé là, par des moyens naturels ou non", a indiqué Hannah Dolby, porte-parole du musée.
"Des prélèvements montrent que le fossile provient d'un environnement marin plutôt que d'un milieu d'eau douce comme le Loch Ness", a-t-elle ajouté.
Des récits évoquant une "bête horrible et de grande taille" circulent depuis des siècles au sujet du lac écossais, dont la profondeur atteint 200 mètres. "Nessie" est souvent décrit comme une créature noire au corps épais et au cou de serpent.
Des webcams filment en permanence le lac et des équipes de plongée sous-marine passent régulièrement au peigne fin ses eaux froides, à la recherche de l'insaisissable animal.
Mais les amateurs du monstre en seront pour leur frais avec le fossile, qui ne peut en aucun cas prouver l'existence de la créature. Alors que le fossile remonte à 150 millions d'années environ, le Loch Ness ne s'est formé qu'il y a 10.000 ans, à la fin de l'ère glaciaire. (Reuters)

La Terre a rendez-vous avec... Mars (17 juillet 2003)
Washington - La Terre sera à son plus près de Mars le mois prochain, un rendez-vous astral qui devrait offrir aux astronautes amateurs une vue imprenable sur la planète rouge.
La Terre et Mars se rapprochent l'une de l'autre d'environ 30 km toutes les cinq secondes, une convergence due au fait que les orbites des deux planètes autour du Soleil suivent une trajectoire non pas parfaitement circulaire mais elliptique. Elles seront au plus près le 27 août, soit à environ 55,7 millions de km, une distance apparement énorme mais relativement petite à l'échelle de notre système solaire.
Cette opposition planétaire - Mars et la Terre seront alors parfaitement alignées avec le Soleil - est extrêmement rare puisqu'elle ne survient que tous les 60.000 ans. L'homme de Néandertal fut ainsi le dernier à avoir eu une aussi meilleure vue de la planète rouge.
C'est techniquement vrai, même si en réalité, la Terre s'est retrouvée à une distance presque aussi comparable à d'autres époques, notamment aux mois d'août 1924, 1845 et 1766.
Dès à présent, la planète rouge apparaît comme un point brillant dès 23h00, remarquable avec sa couleur rouge orange, dans la constellation du Verseau au cadran sud-est de l'horizon (si l'on se trouve dans l'hémisphère nord).
Un simple télescope amateur permet d'apercevoir Mars dans toute sa splendeur, et en particulier la calotte glaciaire au pôle sud. Celle-ci, un mélange de glace et de gaz carbonique, reflète la lumière du Soleil et apparaît comme une énorme tache blanche.
"Je peux voir la calotte glaciaire de manière spectaculaire en utilisant mon télescope de 20 cm de diamètre", explique Ron Wayman, un astronome amateur de Tampa (Floride).
D'ici août, la brillance de Mars augmentera encore, jusqu'à son apogée le 27 août (avec une magnitude de -2,9). Seule Vénus est plus brillante dans le ciel constellé (-4,0).
Pour les astronomes amateurs, bien entendu, la qualité d'observation dépendra de la puissance du télescope, de l'élévation de la planète au-dessus de la ligne d'horizon (Mars sera au plus haut dans le ciel à 03H00 du matin et donc mieux visible) et de la position de l'observateur (au plus près de l'équateur est le mieux).
Avec Mars -le Dieu romain de la guerre- et la Terre aussi proches l'une de l'autre, "si les Martiens voulaient nous envahir, ce serait le moment", plaisantait cette semaine le quotidien USA-Today.
L'invasion viendrait plutôt de la Terre: trois sondes, deux américaines et une européenne, voguent actuellement vers la planète rouge sur laquelle elles devraient se poser au début de l'année prochaine. (AFP)


Pour récupérer son portefeuille, un Polonais empoisonne une rivière (17 juillet 2003)
Varsovie - Un Polonais employé dans une station d'épuration à Glowno, près de Lodz, a déversé 600 m3 d'impuretés dans une rivière pour récupérer son portefeuille qu'il avait laissé tomber dans un réservoir, a rapporté la télévision publique TVP.
L'homme dont l'identité n'a pas été révélée a pu ainsi retrouver son portefeuille, avec à l'intérieur sa carte d'identité, un laissez-passer et 30 zlotys (6,6 euros), a précisé la télévision.
Des dizaines de poissons morts ont pas la suite été vus dans la rivière polluée de Mrogi, ont affirmé des pêcheurs locaux devant la caméra. Une enquête a été ouverte pour évaluer les dégâts. (AFP)


Le Parlement supprime le "mercredi sans chasse" (17 juillet 2003)
L'Assemblée a voté jeudi le texte présenté par la ministre de l'Ecologie Roselyne Bachelot tel que le Sénat l'avait adopté en première lecture le 11 juin. Les groupes UMP et UDF ont voté pour, le groupe socialiste et les élus Verts contre et le groupe PC s'est abstenu.
Le texte supprime la "journée de non chasse" hebdomadaire instaurée par la loi du 26 juillet 2000, présentée par la ministre Verte Dominique Voynet. Il laisse aux préfets la possibilité de limiter le nombre des jours de chasse en concertation avec les chasseurs, comme c'était le cas avant 2000. Le projet de loi proposait dans sa version initiale de remplacer ce "mercredi sans chasse" par un jour variable fixé par le préfet dans chaque département, en concertation avec les fédérations de chasseurs. Mais beaucoup de députés, UMP notamment, jugeaient cette proposition insuffisante.
Le texte place l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) sous la double tutelle des ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture. Cet office était jusqu'ici sous la seule tutelle du ministère de l'Ecologie. Il prévoit également de renforcer les pouvoirs des présidents des sociétés de chasse lors des assemblées générales des fédérations et propose de réduire les contrôles de l'administration en ce qui concerne les budgets des fédérations.
Enfin, il légalise la chasse de nuit dans 27 départements, au lieu de 21, et autorise les fédérations départementales des chasseurs à gérer leurs réserves comme elles l'entendent.

La police britannique interroge Toby Studabaker à Francfort (17 juillet 2003)
Frankfort - Un Américain de 31 ans, Toby Studabaker, arrêté à Francfort sur un mandat international lancé par la justice britannique pour l'enlèvement présumé d'une jeune Anglaise de 12 ans, était interrogé par la police britannique, jeudi, en attendant une possible extradition vers la Grande-Bretagne.
Toby Studabaker, cet ancien Marine de 31 ans originaire de Constantine dans le Michigan avait disparu samedi en compagnie de Shevaun Pennington. Il avait été arrêté mercredi à la mi-journée dans une rue de Francfort non loin du consultat des Etats-Unis où il comptait se rendre. La jeune adolescente, elle, avait déjà embarqué à Stuttgart dans l'avion qui la ramenait en Angleterre.
L'ex-Marine devrait être présenté à un juge plus tard. Ce dernier doit lui notifier sa détention en vue de son extradition, a précisé Hildegard Becker-Toussaint, une porte-parole du bureau du procureur de Francfort.
Dans un premier temps, les autorités allemandes avaient envisagé une éventuelle inculpation en Allemagne mais Becker-Toussaint a déclaré que cette inculpation était à présent "extrêmement improbable".
Studabaker et l'adolescente avaient quitté la Grande-Bretagne ensemble samedi et ils avaient été signalés à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle dans la soirée. Ils ont passé deux nuits en France mais, semble-t-il, n'ont pas dormi en Allemagne avant que Studabaker ne dépose l'adolescente à l'aéroport de Stuttgart mercredi matin, a dit Becker-Toussaint.
"Il l'a mise dans l'avion. Au moment où ils sont arrivés en Allemagne, leur aventure était pratiquement terminée", a dit la porte-parole du procureur de Francfort. (AP)

Orages: état de catastrophe naturelle pour cinq départements (17 juillet 2003)
Paris - Roselyne Bachelot, ministre de l'Ecologie, a annoncé que le gouvernement décréterait l'état de catastrophe naturelle dans les cinq départements touchés par des orages meurtriers.
"Les arrêtés de catastrophe naturelle seront pris dans les départements concernés: Landes, Pyrénées-Atlantiques, Gironde, Maine-et-Loire, sud de la Charente-Maritime", a-t-elle précisé sur France 2.
"Les préfets sont en train d'instruire le dossier et présenteront ces dossiers au gouvernement", a-t-elle ajouté.
L'état de catastrophe naturelle facilite l'indemnisation des victimes des intempéries.
A compter de la publication de l'arrêté ministériel constatant l'état de catastrophe naturelle, les victimes disposeront d'un délai de dix jours pour effectuer une déclaration de sinistre (dommages matériels) auprès de leur compagnie d'assurances.
Les violents orages survenus dans la nuit de mardi à mercredi dans le Grand Ouest ont fait cinq morts. Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, se rendra jeudi après-midi dans les Landes où il visitera les principales communes touchées: Biscarrosses, Saint-Eulalie, Mimizan et Sanguinet. (Reuters)

Paris entend se battre pour la baisse de TVA sur les disques (17 juillet 2003)
Paris - Le ministre français de la Culture, Jean-Jacques Aillagon, a regretté le refus de la Commission européenne de proposer une réduction du taux de TVA sur les disques et cassettes enregistrées et a assuré que Paris continuerait à se battre pour obtenir cette baisse.
Dans un communiqué, il souligne toutefois que les propositions de l'exécutif européen peuvent être modifiées par le Conseil des ministres des Finances des Quinze.
Il précise qu'il réunira dans les prochains jours les professionnels du disque "pour évoquer avec eux la situation et leur réitérer la détermination du gouvernement".
Mercredi, la Commission européenne a proposé une refonte totale des taux réduits de TVA dans l'Union, qui permettrait notamment de réduire en France le taux de TVA dans la restauration de 19,6% actuellement à 5,5%, comme l'avait promis Jacques Chirac.
Elle a toutefois refusé de mettre les disques et autres supports culturels sur la liste des taux réduits, notant que ces produits circulent et qu'une distorsion de concurrence pourrait donc se produire.
Jean-Jacques Aillagon "note avec regret" cette décision.
"Il appartient désormais au Conseil des ministres des Finances de l'Union européenne de décider des suites à donner à la proposition de la Commission. Le Conseil peut en effet décider de modifier le texte proposé par la Commission pour ajouter ou pour retirer certains produits. Ce débat reprendra à l'automne prochain", précise le communiqué.
"D'ici là, le gouvernement français continuera de se battre, comme il le fait sans relâche depuis plus d'un an, pour convaincre ses partenaires européens de la nécessité de favoriser la baisse de la TVA sur les disques", poursuit-il. (Reuters)


Un gène pourrait prédisposer à la dépression (17 juillet 2003)
Washington - Des événements traumatisants, comme la mort d'un proche ou la perte de leur emploi, plongent certaines personnes dans une dépression profonde alors que d'autres surmontent les mêmes difficultés plus facilement. Un gène pourrait expliquer cette différence, selon une nouvelle étude publiée vendredi par la revue Science.
L'étude a porté sur deux formes du gènes 5-HTT, qui aide à réguler une substance chimique du cerveau, la sérotonine. Elle montre que les adultes qui sont dotés de la forme courte du gène sont davantage susceptibles de sombrer dans la dépression après avoir vécu des événements dramatiques que ceux qui sont porteurs de la forme longue.
Selon les experts, l'étude établit pour la première fois un lien génétique direct entre des événements éprouvants sur le plan émotionnel et le déclenchement de la dépression. "C'est une découverte très importante et une réelle avancée", souligne le Dr Thomas Insel, directeur de l'Institut national américain de santé mentale.
La dépression peut provoquer un état de tristesse, de léthargie, une dévalorisation de soi, une perte d'intérêt dans les activités de la vie courante, un changement d'alimentation et du rythme du sommeil, ainsi qu'une obsession de la mort. Non traitée, elle peut conduire au suicide. Cette affection a également été associée à un risque plus élevé de maladies cardiaques et de décès, notamment chez les hommes.
Au cours de l'étude, les chercheurs de l'université du Wisconsin, du King's College de Londres et de l'université d'Outage en Nouvelle-Zélande ont analysé le type de gène 5-HTT chez 847 adultes en Nouvelle-Zélande.
Il existe deux formes de 5-HTT, la longue et la courte. Un individu peut hériter de deux copies de la forme longue, de deux copies de la forme courte, ou de l'une de chaque. Les chercheurs se sont concentrés sur les personnes qui avaient vécu quatre événements traumatisants sur une période de cinq ans, comme la mort d'un proche, la rupture de leur mariage ou la perte de leur emploi.
Selon les auteurs, les sujets présentant au moins une copie de la forme courte avaient plus de risque de souffrir de la dépression, ce qui donne à penser que cette forme du gène entraîne une sensibilité accrue au stress. En revanche, ceux présentant uniquement la forme longue étaient plus résistants à la dépression et toléraient mieux le stress.
La dépression a été diagnostiquée chez au moins 33% des sujets qui avaient au moins une copie de la forme courte du gène. Elle n'a été dépistée que chez 17% de ceux qui avaient deux copies de la forme longue.
Selon les chercheurs, des tests ont également montré que ceux qui avaient au moins une copie de la forme courte étaient presque trois fois plus susceptibles de penser au suicide ou de faire une tentative de suicide, que ceux qui n'étaient porteurs que de la forme longue.
Le Dr Insel souligne que la différence observée entre les formes de 5-HTT réside dans la régulation de la sérotonine, un neurotransmetteur. La version courte du gène n'est pas aussi efficace pour contrôler le flux de sérotonine que la version longue, explique-t-il.
Les principaux auteurs de l'étude sont le Dr Avshalom Caspi du King's College et le Dr Terrie Moffitt de l'université du Wisconsin. (AP)

Quinze mesures pour relancer l'agriculture biologique en France (17 juillet 2003)
Paris - L'agriculture biologique qui ne représente que 1,8% de la surface agricole utile en France accuse un fort retard sur les autres pays européens, déplore le député de Haute-Savoie Martial Saddier, préconisant 15 mesures pour développer ce secteur, dans un rapport publié jeudi.
Le ministre de l'Agriculture, Hervé Gaymard, présent à la remise du rapport, a indiqué qu'il annoncera un "plan pluriannuel pour l'agriculture biologique à l'automne après une concertation avec tous les interlocuteurs de la filière".
Alors qu'elle était pionnière au début des années 1980, l'agriculture biologique française est tombée au 25ème rang mondial et au 13ème rang au sein de l'Union Européenne, avec seulement 518.000 hectares en 2002. Elle est toutefois en constante progression depuis 2000 suite au plan pluriannuel de développement de l'agriculture biologique (PPDAB) lancé par Philippe Vasseur, alors ministre de l'Agriculture, en 1997.
Il faut cesser de "sur-réglementer" l'agriculture biologique en France, réclame le député de Haute-Savoie, qui y voit une "condition de survie" de ce secteur. M. Saddier suggère d'oeuvrer à "une harmonisation des contrôles et des contraintes ainsi que des aides" au niveau européen.
L'apparition d'un logo unique commun à toute l'agriculture biologique de l'Union européenne - qui pourrait cohabiter quelques temps avec le logo français AB - est souhaité comme garantie de cette harmonisation et de la fin des distorsions de concurrence.
Une vaste campagne de promotion de l'agriculture biologique française, à l'instar de celles menées par les autres pays européens, est aussi vivement recommandée.
L'agriculture biologique pourrait également être pionnière pour la mise en place d'un observatoire stratégique sur la formation du prix des produits du producteur au consommateur et sur la conclusion d'un nouveau partenariat avec la grande distribution.
Concernant la délicate question des OGM (organismes génétiquement modifiés), les agriculteurs biologiques, qui n'en utilisent pas, devraient pouvoir compter sur une indemnisation - en cas de contamination de leurs produits - qui reste à définir car actuellement les assureurs refusent ce type d'engagement.
Le rapport estime que "le même seuil de tolérance de résidus retenu pour l'agriculture conventionnelle devrait s'appliquer" à l'agriculture biologique.
En France, les cinq premières régions pour l'agriculture biologique sont les Pays de Loire (près de 60.000 ha), Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes et la Bretagne. Mais les plus forts taux de croissance au cours des deux dernières années s'observent en Midi-Pyrénées, Franche-Comté et Limousin.
La taille moyenne des exploitations en agriculture biologique est de 48 ha contre 43 ha en agriculture conventionnelle. (AFP)


Des caleçons et un carnet de John F. Kennedy aux enchères (17 juillet 2003)
Morris Plains , New Jersey - Des caleçons et des pyjamas ayant appartenu au président américain John F. Kennedy ainsi qu'un maillot de bain et des tubes de rouge à lèvres de sa femme Jacqueline Kennedy Onassis seront mis aux enchères samedi.
La vente, organisée par Dawson's Auctioneers & Appraisers, à Morris Plains, dans le New Jersey, rassemble plus de 300 articles, du saugrenu - des caleçons de la Navy datant de la Deuxième guerre mondiale, avec l'étiquette cousue "Jack Kennedy" - à l'objet historique: un cahier de notes personnel de la campagne présidentielle.
Les articles ont été mis en vente par Mary Gallagher, secrétaire personnelle de Jacqueline Kennedy entre 1957 et 1964, et par Providencia Paredes, sa dame de compagnie entre 1959 et 1965.
Le carnet de notes de Kennedy, 22 pages de listes, idées de discours et écrits de campagne, sera mis à prix à 7.500 dollars et pourrait être adjugé entre 15.000 et 20.000 dollars.
Une poupée Barbie japonaise, qui a appartenu à Caroline, la fille de Kennedy, sera également mise en vente. (Reuters)

Inculpation pour meurtre d'un Allemand soupçonné d'avoir tué et mangé une victime consentante (17 juillet 2003)
Cassel, Allemagne - Un Allemand de 41 ans, soupçonné d'avoir tué, démembré et mangé la chair d'un autre homme qui avait donné son consentement pour cela sur Internet, a été inculpé de meurtre jeudi.
Armin M., un informaticien, a perpétré ce meurtre en mars 2001, a déclaré le procureur Hans-Manfred Jung lors d'une conférence de presse à Cassel, une ville située dans le centre de l'Allemagne. Il a été arrêté en décembre dernier.
"Il est certain que le crime a été commis avec l'accord de la victime", a affirmé M. Jung. Mais les procureurs ont qualifié ce décès de meurtre, et non d'euthanasie, parce que des éléments de l'enquête montrent qu'il a été commis à l'initiative du suspect.
Le suspect a tué Bernd Juergen B., un Berlinois de 43 ans, en le poignardant dans la gorge à son domicile, à Rotenburg, selon les procureurs. Il aurait coupé le corps en morceaux, en aurait congelé certains, et aurait enterré les autres, tout en enregistrant le crime sur une vidéo qui a été utilisée comme preuve.
Armin M. risque la prison à vie s'il est reconnu coupable.
Selon les procureurs, la police a traqué le suspect après avoir été alertée par un étudiant en Autriche. Il avait vu une annonce placée sur Internet par Armin M., expliquant qu'il cherchait un homme désireux d'être tué et mangé.
Les policiers qui ont fouillé sa maison ont retrouvé de la chair humaine et des os. (AP)

Une source d'eau douce va jaillir en pleine mer (17 juillet 2003)
Menton (Alpes-Maritimes) - Le 23 juillet, une source d'eau douce jaillira de la Méditerranée à un demi-mille de Menton.
Située dans les eaux italiennes, la source de la Mortola se perd depuis 10.000 ans dans les eaux méditerranéennes par 36 mètres de fond.
A l'ère quaternaire, lorsque le climat de la planète s'est réchauffé, la fonte des glaciers a entraîné une montée de 180 mètres du niveau des mers. La source de la Mortola qui jaillissait à l'air libre a alors été engloutie.
La société Nymphea Water, spécialisée dans l'exploration et l'exploitation de sources d'eau douce sous-marine, a décidé de la faire renaître.
Au terme d'une semaine de travaux, entamés mercredi, une fontaine flottante devrait fonctionner en surface après l'installation d'un système de captage placé sur la bouche de la source. Ce sera une première mondiale due au directeur de Nymphea Water, Pierre Becker, surnommé "le sourcier de la mer".
Si tout fonctionne comme prévu, le captage industriel se fera dans un second temps.
Connue depuis des siècles, figurant sur toutes les cartes marines, mais jamais exploitée faute de moyens, la source de la Mortola est réputée pour la qualité exceptionnelle de son eau et ses vertus curatives.
D'un débit d'une centaine de litres à la seconde, son captage et son acheminement par pipeline vers la côte viendra compléter les urgents besoins en eau des villes de Menton et Vintimille.
L'exploitation de cette source va constituer une vitrine technologique considérable pour les ingénieurs, les techniciens et les plongeurs de Nymphea Water qui ont travaillé en association avec la Comex sur ce projet. Jusqu'en octobre, ils feront visiter le site à des élus, des décideurs et des représentants de nombreux pays concernés par le manque d'eau.
Des Etats possèdent, souvent sans le savoir, cette richesse qu'est l'eau douce à quelques encablures seulement de leurs côtes. Plusieurs délégations venues d'Arabie Saoudite, de Syrie, du Liban, d'Oman et d'Espagne sont attendues dans les prochains jours à Menton. (Reuters)


Tony Blair n'est pas "dingue", assure Downing Street (17 juillet 2003)
Londres - Tony Blair n'est pas "dingue", a assuré jeudi son porte-parole, démentant les résultats d'une étude pour l'hebdomadaire de gauche New Statesman qualifiant le Premier ministre britannique de "psychopathe capable de se réinventer avec une remarquable habileté".
"Le terme +dingue+, si je peux me permettre, est à mon avis un peu dingue", a commenté le porte-parole de Downing Street, qui réagissait au verdict sur la santé mentale de M. Blair prononcé par plusieurs psychologues et psychiatres pour le New Statesman.
"Une idée se dégage nettement: il semble y avoir quelque chose qui ne tourne dangereusement pas rond dans l'esprit d'Anthony Charles Lynton Blair, un homme qui ne sait pas vraiment où ou qui il est", indique l'hebdomadaire. "De façon plus technique, il peut être considéré comme un psychopathe capable de se réinventer avec une remarquable habileté, comme un acteur", ajoute le périodique.
"Il fait partie de ces rares hommes politiques qui n'ont jamais dit de mensonge parce qu'il croit totalement à ce qu'il dit - que ce soit sur les transports publics, les hôpitaux, les écoles, les armes de destruction massive", poursuit l'hebdomadaire.
Sans surprise, Downing Street a pris la défense de M. Blair, qui s'est envolé jeudi matin pour une tournée diplomatique aux Etats-Unis et en Asie.
La cote de popularité et de confiance du Premier ministre s'est effondrée ces derniers mois. Le chef du gouvernement est notamment soupçonné d'avoir exagéré la menace des armes irakiennes pour mieux "vendre" la guerre en Irak à son opinion publique et à son Parlement.
"Vous n'avez qu'à regarder ce que le Premier ministre a réussi ces six derniers mois, sur des questions internationales de premier plan comme l'Irak, sur les progrès en vue d'un règlement au Proche-Orient, ou sur les services publics britanniques", a toutefois insisté son porte-parole.
"Je crois qu'on a là un Premier ministre qui a un sens très clair de la voie à suivre et qui comprend parfaitement les questions et décisions difficiles auxquelles ce pays est confronté", a-t-il estimé. (AFP)


Une fillette disparue retrouvée sous ses jouets (17 juillet 2003)
Berlin - Une mère paniquée a déclenché une opération de recherche pour retrouver sa fille âgée de trois ans, avant que la petite n'émerge d'une montagne de jouets plusieurs heures plus tard, a annoncé la police.
Trois voitures de police ont quadrillé les environs du domicile familial, situé à Lübeck, dans le nord de l'Allemagne, avant que l'équipe chargée d'inspecter la maison ne découvre l'enfant cachée sous un tas de jouets.
"La petite a été un peu surprise par toute cette agitation", a expliqué un policier. "Ensuite, elle est allée au lit et s'est endormie". (Reuters)

Pas de publicité pour les préservatifs SVP, on est à table (17 juillet 2003)
Hanoi - Le Vietnam a interdit la publicité radiophonique et télévisée pour les préservatifs, les serviettes hygiéniques et quelques autres produits pendant l'heure du dîner.
Ces publicités sont "inesthétiques et en contradiction avec la psychologie et les traditions vietnamiennes", explique le ministère de la Culture et de l'Information, chargé de la censure.
Cette interdiction, qui prend effet immédiatement, porte également sur les publicités pour le papier toilette et les médicaments pour traiter les maladies de peau.
Le ministère n'a pas expliqué pourquoi l'interdiction ne porte que sur la tranche 18-20 heures, mais ce créneau horaire correspond à un pic d'audience et à l'heure à laquelle la majorité des Vietnamiens dînent.
"C'est une très bonne idée, regarder ce genre de publicité pendant le dîner c'est dégoûtant", s'est réjoui Tran Huyen Trang, une femme d'affaires qui travaille à Hanoï. (Reuters)


Robe de mariée sertie de diamants pour richissime new-yorkaise (18 juillet 2003)
New York - Une robe de mariée en soie ornée de 1.100 diamants de 300 carats chacun et d'une valeur de 300.000 dollars (267.500 euros) sera portée cet été par une mystérieuse new-yorkaise.
La future mariée, dont le père a payé la robe, refuse que son nom ou la date de son mariage soient rendus publics, a précisé John d'Agostino, un des assistants du créateur de la robe, Anthony La Bate.
Les robes de mariées du créateur coûtent en général entre 1.000 dollars (892 euros) et 10.000 dollars (8.920 euros) , a-t-il ajouté.
Les robes les plus chères chez Bergdorf Goodman atteignent quant à elles 40.000 dollars (35.667 euros), a déclaré Mindy Woon, une des responsables du salon mariage du grand magasin de luxe new-yorkais.
"Je n'ai jamais entendu parler d'une robe aussi chère", a-t-elle dit. "C'est probablement trois fois les dépenses que la plupart des gens engagent pour l'ensemble du mariage." (Reuters)

Remise en liberté d'Yvan Colonna: décision vendredi après-midi (18 juillet 2003)
Paris- La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris se prononcera vendredi après-midi sur la demande de remise en liberté d'Yvan Colonna, l'assassin présumé du préfet Erignac, arrêté le 4 juillet après une fuite de quatre ans, a-t-on appris de sources judiciaires.
Le parquet général de la cour d'appel s'est opposé à cette demande, précise-t-on de même sources. Yvan Colonna a été mis en examen le 5 juillet pour l'attentat contre la gendarmerie de Pietrosella (Corse-du-Sud) où l'arme ayant servi à tuer le préfet de Corse a été dérobé et pour l'assassinat de Claude Erignac en février 1998.
Lors de sa première audition sur le fond mercredi, Yvan Colonna s'est dit étranger aux faits qui lui sont reprochés. (AP)

La chasse débutera partiellement le 9 août (18 juillet 2003)
Dans un communiqué publié vendredi, Roselyne Bachelot explique que la "préparation de ces arrêtés a donné lieu à une large concertation" et que les dates retenues découlent des travaux de l'observatoire national de la faune sauvage et de ses habitats. Traditionnellement, l'ouverture de la chasse donne lieu à des affrontements, parfois violents, entre défenseurs des oiseaux et chasseurs.
Cette année, la ministre de l'Ecologie a autorisé dès le 9 août la chasse aux oiseaux d'eau dans le domaine public maritime. La chasse aux bécassines a aussi été autorisée dès le 9 août sur certains territoires et sous certaines conditions. L'ouverture de la chasse aux oiseaux d'eau (oies, canards, rallidés, limicoles) à l'intérieur des terres a été fixée au 30 août. L'ouverture générale de la chasse aux espèces sédentaires est, elle, généralement fixée en septembre. Un arrêté particulier a été pris pour le département du Bas-Rhin où 24 espèces chassables au plan national, notamment les canards, les oies et les alouettes des champs, ne pourront être chassées cette année.

Intermittents: " ce qui est fait, est fait", déclare Ernest-Antoine Seillière (18 juillet 2003)
Paris- "Ce qui est fait est fait; les négociations ont eu lieu", a déclaré vendredi le président du Mouvement des entreprises de France Ernest-Antoine Seillière au sujet du régime d'assurance-chômage des intermittents du spectacle, estimant que cet accord est "bon" et "sauve le système des intermittents".
"Nous avons toujours pensé qu'il fallait corriger le système et nous avons dit s'il ne veut pas se corriger et si on veut le protéger tel qu'il est, (c'est) entretenir ces 800 millions d'euros de déficit au profit de 100.000 personnes dont beaucoup d'ailleurs n'y ont pas droit", a-t-il déclaré sur Europe-1.
Et de lancer: "qu'est-ce que le Medef est venu faire dans cette galère? Pourquoi tous les salariés, toutes les entreprises de notre pays paient-elle la politique de la culture dans notre pays?"
"Soixante euros par salarié sur les 15 millions de salariés français, chacun paye une demi-redevance télévision occulte pour le spectacle dans notre pays", a lancé le patron des patrons, en conflit avec la Fédération CGT du spectacle majoritaire chez les intermittents.
M. Seillière a reconnu que le mouvement des intermittents a eu "énormément de conséquences, d'annulations de festivals, des réactions émotionnelles et passionnelles". "Mais on voit aussi actuellement les citoyens (...) défendre leurs festivals contre les excès en réalité de la CGT en guerre contre la CFDT", s'est-il réjoui, saluant au passage le "sang froid" du ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon.
Pour M. Seillière, "il y a une règlement de comptes général" entre ces deux syndicats, et le Medef a fait son devoir de gestionnaire de l'assurance-chômage" en rétablissant "un peu d'ordre dans cette espèce de triangle du silence" employeurs-salariés-ministère de la Culture. (AP)

Des associations de défense des homosexuels reçus par Raffarin (18 juillet 2003)
Paris- Jean-Pierre Raffarin reçoit vendredi des militants d'associations défendant les droits des homosexuels -une première pour un Premier ministre en exercice- auxquels il entend réaffirmer sa volonté de lutter contre l'homophobie.
Le chef du gouvernement rencontrera tour à tour des responsables de l'interassociative-LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans), qui organise chaque année la "Gay Pride", et les animateurs de Gay Lib', mouvement d'homosexuels libéraux affilié à l'UMP.
Il recevra également lundi Jean-Luc Romero, secrétaire national à l'UMP et président de l'association "On est là", qui s'est illustré ces dernières années par ses critiques à l'égard d'une droite jugée trop homophobe.
A Matignon, on indique que M. Raffarin est "par définition un adversaire résolu de l'intolérance et donc de l'homophobie, qu'il considère comme une trace d'archaïsme dans notre société". On souligne aussi qu'il était "plutôt ouvert" sur la question du PACS, contrairement à la quasi-totalité des parlementaires de droite.
Les responsables associatifs entendent lui lancer un appel pressant à une législation contre les propos homophobes en rappelant les promesses de campagne de Jacques Chirac. Le chef de l'Etat avait estimé qu'il fallait "à l'évidence une condamnation de l'homophobie", dans un entretien accordé au mensuel gay Têtu en avril 2002.
"La balle est dans le camp du gouvernement. Il s'agit peut-être d'un nouveau cap", a déclaré à l'AFP Alain Piriou, porte-parole de l'inter-LGBT, en prévenant que "de simples déclarations d'intention ne suffiront pas". "Nous souhaitons autre chose qu'une opération de communication".
Il attend notamment du Premier ministre "un ordre du jour, des dates et un contenu". Outre la pénalisation de l'homophobie, qui "recule globalement dans la société" mais "persiste sur certains terrains", il compte aborder la question de l'amélioration du PACS, regrettant le "refus idéologique" du gouvernement de reconnaître les mêmes droits sociaux aux pacsés qu'aux conjoints (carte de séjour, retraites, réversion).
D'autres "dossiers en panne" devraient aussi être évoqués, tels l'homo-parentalité, "difficile à aborder" avec la droite, le droit d'asile et enfin les transsexuels, qui "n'ont jamais voix au chapitre". "La droite estime avoir fait son mea culpa mais il faut qu'elle le prouve concrètement", a conclu M. Piriou.
De son côté, M. Romero entend lui aussi plaider auprès du Premier ministre pour la "mise en place d'une loi réprimant les propos homophobes". "La droite a une chance historique de mettre en place quelque chose que la gauche n'a pas été capable de faire. C'est la première fois qu'un Premier ministre rencontre ces associations, ce n'est pas anodin. C'est une main tendue aux homosexuels. On assiste à une vraie révolution de la droite, après les erreurs du passé", a-t-il dit à l'AFP.
Malgré la présence de Roselyne Bachelot, très en pointe sur la défense du PACS, et d'un ministre ouvertement gay, Jean-Jacques Aillagon, le gouvernement Raffarin compte en effet une dizaine d'anciens députés qui avaient ferraillé contre le PACS à l'automne 1998.
Certains, comme Renaud Dutreil ou Henri Plagnol, avaient revêtu des T-shirts "PACS out" tandis que Jean-François Mattei avait estimé que "derrière l'alibi de la solidarité se profile la légitimation sociale de l'homosexualité".
L'animateur principal de Gay Lib', Emmanuel Blanc, n'a pu être joint par l'AFP. (AFP)

Un expert britannique en armes biologiques retrouvé mort à Londres (18 juillet 2003)
Londres- Le corps retrouvé vendredi dans l'ouest de Londres (Oxfordshire) correspond à celui de David Kelly, l'expert disparu depuis jeudi après avoir été mis en cause par Downing Street dans la polémique avec la BBC sur le dossier irakien, a annoncé la police de Thames Valley, sans formellement l'identifier.
Avant que la police n'annonce avoir retrouvé le corps, un porte-parole de Downing Street s'était déclaré "évidemment très inquiet pour David Kelly". "Nous espérons qu'il rentrera sain et sauf chez lui", avait-il ajouté et "nos pensées sont avec sa famille et ses amis". Le corps a été retrouvé à environ 5 miles (8 km) du domicile de David Kelly, a précisé la police. "C'est une enquête très délicate", a souligné le porte-parole de la police, ajoutant que "pour l'instant, le corps n'a pas été identifié". Cette identification prendrait sans doute plusieurs heures.
David Kelly, 59 ans, conseiller en armement du gouvernement de Tony Blair, n'a pas réapparu à son domicile d'Abingdon (à l'ouest de Londres) depuis jeudi 15H00 locales (14H00 GMT), après avoir dit à son épouse qu'il allait se promener. Le scientifique a été l'objet d'une forte pression de la part de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Communes qui enquête sur les conditions d'entrée en guerre de la Grande-Bretagne contre l'Irak. Mardi, il s'était défendu d'être "la source principale" de la BBC à l'origine de l'affirmation selon laquelle Downing Street aurait "gonflé" le rapport de septembre 2002 sur l'Irak, contredisant la thèse du ministère de la défense.
Si le corps retrouvé vendredi matin est celui de David Kelly, "c'est une tragédie", a affirmé le député conservateur Richard Ottaway, qui fait partie de la commission des Affaires étrangères des Communes. Adam Boulton, le spécialiste des affaires politiques de Sky News qui voyage avec le Premier ministre britannique Tony Blair en Asie, a pour sa part estimé que si la mort de David Kelly est confirmée, il s'agit d'une "crise gouvernementale de grande ampleur". Richard Ottaway a confirmé vendredi que "lors de la réunion de la semaine dernière, David Kelly avait fait allusion au style de pression qu'il subissait". "Les gens comme le docteur Kelly ne sont pas habitués à l'exposition qu'il vient de vivre", a-t-il estimé.
"J'ai assisté à la réunion de la Commission au début de la semaine où il a été dit qu'il avait été très mal traité. Et cela a été dit dans une lettre adressée au ministère de la défense", a-t-il souligné. Selon John Maples, un autre membre de la commission, interrogé sur la BBC télévision, de nombreux membres de la commission avaient le sentiment que David Kelly était un "bouc émissaire" dans la polémique entre Downing Street et la BBC.
Le directeur de la commission, le travailliste Donald Anderson, s'est dit "choqué" par la nouvelle de la disparition de M. Kelly, affirmant qu'il semblait "détendu" lors de son audition de mardi. "Il a dit à son épouse qu'il allait faire une promenade et n'est jamais revenu", a précisé la porte-parole.
La famille a appelé la police à 23H45 locales (22H45 GMT), soulignant que ce n'était "pas son genre" de la laisser sans nouvelles. Il avait l'habitude de marcher deux ou trois heures mais pas seul. David Kelly, microbiologiste renommé, a fait partie des inspecteurs en désarmement envoyés par l'Onu sur le terrain en Irak, où il s'est rendu à 37 reprises de 1994 à 1999. Après avoir conseillé le ministère britannique des Affaires étrangères, il est aujourd'hui affecté au ministère de la défense, au sein d'une équipe chargée de contrôler la prolifération des armements. (AFP)


Napster: recours de Bertelsmann contre la plainte d'EMI et d'Universal (18 juillet 2003)
Guetersloh - Le groupe allemand de médias Bertelsmann a déposé jeudi un recours devant le tribunal fédéral de New York pour obtenir le rejet d'une plainte déposée contre lui par les géants de l'édition musicale EMI et Universal Music Group, a-t-il indiqué dans un communiqué.
Le groupe allemand estime "infondées" les accusations de ses concurrents, qui l'accusent d'avoir tiré profit d'une entreprise illégale consistant à soutenir indûment le défunt site web de musique gratuite Napster.
Les plaignants réclament à Bertelsmann quelque 17 milliards de dollars de dommages et intérêts, selon des informations de presse. Le site Napster, gigantesque librairie musicale en ligne, a permis pendant plusieurs années le téléchargement gratuit de millions de fichiers MP3 à travers le monde. Il a été fermé durant l'été 2001 sur ordre de la justice, après une longue bataille de l'industrie du disque. (AFP)


Afrique du Sud: Nelson Mandela a 85 ans (18 juillet 2003)
Johannesburg - Le coup d'envoi des célébrations du 85ème anniversaire de Nelson Mandela a été donné jeudi à Johannesburg par la remise à l'ancien chef d'Etat sud-africain et co-lauréat du Prix Nobel de la paix d'un recueil en son honneur intitulé "De la liberté vers le futur".
L'ouvrage de 558 pages, qui sera disponible prochainement, réunit les allocutions les plus célèbres de M. Mandela et des textes d'hommages publics à son égard, notamment ceux du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan et de l'ancien président américain Bill Clinton. "On me demande souvent l'influence que peut avoir une personne sur le cours de l'injustice, des conflits, des violations des droits de l'Homme, de la pauvreté des masses et des maladies", déclare notamment dans son prologue au livre M. Annan. "Et je réponds en citant le courage, la ténacité, la dignité et la magnanimité de Nelson Mandela", poursuit-il.
Rayonnant et tout sourire, Mandela a chaudement remercié l'assistance venue au siège de sa Fondation lui remettre son cadeau. "Je ne m'attendais pas à être honoré de cette façon. Je ne suis plus qu'un 'has been'", a commenté Nelson Mandela. "Je ne suis plus président, je suis une personne ordinaire et je veux que vous me traitiez comme tel", a-t-il ajouté. L'un de ses amis de longue date, l'ex-primat anglican sud-africain Desmond Tutu, également Prix Nobel de la Paix (1984), qui se trouvait parmi l'assistance, a souhaité à Madiba -surnom affectueux donné à Nelson Mandela en Afrique du Sud-, marié à Graça Machel, veuve de l'ancien président du Mozambique, "encore de très nombreux anniversaires, et aussi de très nombreux anniversaires de mariage".
"Demain comme vous le savez, M. Nelson Mandela aura 85 ans, soit 85 années de jeunesse, et il est toujours parmi nous, fort et vaillant", a déclaré l'un des co-auteurs de l'ouvrage, le ministre sud-africain de l'Education, Kader Asmal, en remettant son cadeau à l'ancien président. "En hommage à Madiba, et comme témoignage du legs qu'il nous laisse, nous lui offrons ce livre", a poursuivi le ministre après un "Joyeux anniversaire" chanté à tout rompre par la foule des invités.
Dans un second prologue au livre, Bill Clinton écrit: "A 85 ans, le président Mandela construit toujours des ponts, spécialement les ponts qui nous unissent dans la bataille contre le virus VIH et le sida et qu'il a qualifiée de 'combat encore plus dur et plus vaste' que la lutte contre l'apartheid".
Mercredi soir, lors du lancement à Johannesburg d'une chaîne câblée éducative, l'ancien président sud-africain a annoncé qu'il consacrerait le reste de sa vie à la lutte contre le sida, pandémie qui touche actuellement cinq millions de personnes en Afrique du Sud. "Comme vous le savez, je suis désireux de relever les défis qui se présentent dans le domaine de la santé, particulièrement en ce qui concerne le sida", a déclaré Nelson Mandela, "et je passerai le reste de ma vie à essayer d'améliorer la prévention et la lutte (contre le sida) en Afrique du Sud". Le nombre de séropositifs et malades du sida en Afrique du Sud devrait atteindre 7,7 millions d'ici trois ans, d'après le rapport annuel d'un cabinet privé d'audit sur l'emploi. La population sud-africaine est aujourd'hui estimée à 44 millions. 600 personnes meurent chaque jour dans le pays du sida ou de maladies opportunistes déclenchées par l'infection.
Les cérémonies du 85ème anniversaire de "Madiba" doivent culminer samedi par un dîner de gala à Johannesburg, qui réunira 1.600 convives dont des têtes couronnées, des stars de Hollywood, des hommes d'Etat, et des gens ordinaires qui ont toujours été parmi ses proches. (AFP)